Au Mexique, la route du pèlerinage s’est brutalement transformée en cauchemar pour un groupe de fidèles issus du diocèse de Nuevo Laredo. Dans la nuit du samedi 1er août 2026, l’autocar qui les transportait a été la cible d’un violent braquage à main armée. Les passagers rentraient tout juste de leur démarche spirituelle annuelle au sanctuaire national de Notre-Dame de Guadalupe, dans la capitale, et se dirigeaient vers l’État de Jalisco pour un temps de repos.
L’agression s’est déroulée en pleine nuit, aux alentours de 3h45 du matin, sur une autoroute traversant l’État de Guanajuato. Le véhicule abritait quarante-sept pèlerins, parmi lesquels se trouvaient de nombreuses familles, des enfants et des personnes âgées. Le mode opératoire des assaillants illustre une méthode redoutablement efficace et tristement répandue sur les axes routiers du pays : l’usurpation d’identité des forces de l’ordre. Deux individus, revêtus d’uniformes imitant ceux de la Garde nationale mexicaine — la police fédérale en charge de la surveillance du réseau routier —, ont utilisé une lampe torche pour signaler au chauffeur de se garer sur le bas-côté.
Pensant se soumettre à un contrôle de sécurité de routine, le conducteur et son copilote sont descendus du véhicule. Le piège s’est alors immédiatement refermé. Selon le récit glaçant livré le lundi 4 août lors d’une conférence de presse par Anahí Zamora, l’organisatrice du voyage, les deux membres de l’équipage ont été mis en joue et forcés de s’agenouiller sur la chaussée. Les braqueurs ont ensuite investi l’habitacle de l’autocar, menaçant les pèlerins terrifiés avec leurs armes à feu. Les criminels ont méthodiquement dépouillé les passagers de tous leurs effets personnels, emportant avec eux les valises, les sacs et les téléphones portables avant de prendre la fuite.
Face à cet événement traumatisant qui met en lumière l’insécurité chronique rongeant les infrastructures du pays, les réactions de l’Église locale n’ont pas tardé. Dans un communiqué officiel, l’évêque de Nuevo Laredo, Mgr Luis Carlos Lerma Martínez, a d’abord tenu à rendre grâce à Dieu pour la préservation des vies humaines, se soulageant qu’aucun blessé grave ni aucune perte tragique ne soit à déplorer. Le prélat n’a toutefois pas caché sa très vive préoccupation face à la dangerosité des routes mexicaines. S’adressant directement aux pouvoirs publics, il a imploré les autorités compétentes de redoubler d’efforts pour consolider la sécurité des citoyens lors de leurs déplacements, afin de prévenir ce type d’incidents qui, selon ses mots, meurtrissent profondément la société.
Immédiatement après le départ des assaillants, les victimes sont parvenues à donner l’alerte. Épaulés par les autorités policières et activement soutenus par les représentants de leur diocèse, les pèlerins ont pu reprendre leurs esprits et poursuivre leur périple dans des conditions sécurisées, avant d’organiser leur retour vers leur région d’origine. Un dénouement matériellement douloureux mais humainement sauf, qui rappelle néanmoins la vulnérabilité quotidienne à laquelle restent exposés les croyants et les citoyens sur les routes du pays.





Conversation des fidèles
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