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Paray-le-Monial, sanctuaire et jardin mystique du Sacré Cœur

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Paray-le-Monial, sanctuaire et jardin mystique du Sacré Cœur
Paray-le-Monial, sanctuaire et jardin mystique du Sacré Cœur
Paray-le-Monial, sanctuaire et jardin mystique du Sacré Cœur

Le bienheureux Léon Dehon nous offre une étude sur le Sacré Cœur, mais aussi un chapitre entier consacré au sanctuaire de Paray-Le-Monial.

J’eus plusieurs fois le bonheur de visiter Paray. J’aime son pieux sanctuaire de la Visitation, plus adapté à des pèlerinages privés qu’à de grandes foules. Pourquoi Notre Seigneur a-t-il choisi Paray ? C’est le cœur de la France. C’est le diocèse d’Autun où repose saint Lazare, l’ami du Sacré Cœur.

Paray avait sa grande abbaye cistercienne, où les disciples de saint Bernard priaient le Sacré Cœur et soupiraient après la venue de son règne. Paray-le-Monial ! C’est le nouveau Paradis terrestre où Notre Seigneur descendait au jardin et s’entretenait avec sa servante, comme Dieu faisait avec Adam au Paradis de la Genèse.

C’est là que Notre Seigneur demanda à Marguerite-Marie le culte de son Cœur adorable. Ils s’adressaient aussi à moi particulièrement ces discours divins, puisque je devais avoir la mission de fonder un institut d’adoration, de réparation et d’apostolat pour le règne du Sacré Cœur. Il est donc juste que je passe là, que j’y séjourne, que je lise et que je médite toutes les paroles du bon Maître. Je le fais et j’en suis ému et troublé. Que ma mission est belle et qu’elle est sainte, et comme j’en suis indigne !

Grâce à la grande bienveillance du Cardinal Perraud, j’ai pu pénétrer dans la clôture et visiter le jardin témoin des mystérieuses familiarités de Notre Seigneur, mais c’est d’abord le sanctuaire qui me retient.

C’est là qu’ont eu lieu presque toutes les apparitions du Sacré Cœur à sa sainte disciple. C’est là que Notre Seigneur a demandé la pratique de l’heure sainte, la communion réparatrice, la sanctification du premier vendredi de chaque mois et la fête annuelle du Sacré Cœur. C’est là qu’il a demandé un sanctuaire national et la consécration au Sacré Cœur de la France d’abord et de toutes les nations chrétiennes.

C’est là que devant le saint sacrement exposé la Sainte commença la pratique, aujourd’hui si répandue, de l’adoration du Sacré Cœur.

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Notre Seigneur apparaissait sur le tabernacle, à l’endroit de l’endroit de l’exposition, et la pieuse voyante était agenouillée derrière la grille du chœur à peu de distance. Le rayon divin traversait le chœur et la grille et allait embraser l’âme et le cœur de la Sainte. Quelles émotions j’éprouvais là !

Notre Seigneur laissait entendre ce qu’il demandait de moi. Je me frappais la poitrine et je reconnaissais mon impuissance et mon indignité. J’essayais de prier. J’avais tant de grâces à solliciter pour moi, pour mon œuvre, pour tous les miens !

Après avoir célébré la sainte messe et adoré le saint sacrement, je vénère l’image et le corps de la sainte dans sa châsse richement ornée. Je l’invoque, je lui demande quelque chose de son esprit, dont j’ai besoin pour ma mission.

Elle ne peut pas être indifférente à ma prière :

« Vierge bénie, obtenez-moi la grâce de connaître et de goûter les richesses infinies du Cœur de Jésus et de participer à votre zèle pour son règne ».

La chapelle de gauche était dédiée au Sacré Cœur au temps de la Sainte, elle est maintenant consacrée au Saint Cœur de Marie, depuis que le Sacré Cœur a pris possession du maître-autel.

Parmi les bannières qui tapissent les murs, il y en a une qui attire particulièrement l’attention, c’est celle qu’y déposèrent les députés de l’assemblée constituante, en 1873.

Elle représente dans un ovale gothique Notre Seigneur montrant son Cœur avec cette légende :

« ‘Cor Jesu in te sperantium salus’ [cf. litanies du Sacré Cœur] : Cœur de Jésus, salut de ceux qui espèrent en vous ».

Au revers, sont les tables de la loi avec ces mots :

« Lex sancta, mandatum sanctum [cf. Rm 7,12] : Loi sainte ! Commandement sacré ! ». On y lit encore en latin cette dédicace :

« Au Sacré Cœur de Jésus, offert par 150 députés de l’Assemblée nationale ».

L’étendard de Patay provenait de la Visitation de Paray, on en voit un fac-similé dans la chapelle.

Admis à pénétrer dans le monastère, je fus conduit par la révérende mère supérieure aux divers souvenirs dont le jardin est si riche. À la porte du cloître, on me rappelle que la Sainte a passé là souvent pour se rendre à l’appel de son bien-aimé.

Au centre du préau se trouve le puits où elle fut victime d’un accident. Me voici au jardin.

À droite, c’est le bouquet de noisetiers où Notre Seigneur se manifesta à sa chère disciple. J’aurai la faveur d’en emporter quelques feuilles. Un groupe représente Jésus regardant avec amour la vierge qu’il a choisie et lui offrant une couronne d’épines.

À ses pieds, Marguerite-Marie, ravie en extase, accepte la couronne. Les noisetiers sont toujours pleins de vigueur. Plus loin, dans le fond du jardin est la première chapelle du Sacré Cœur, où la Sainte passa une fois trois heures dans le ravissement. Près de cette chapelle, au cimetière de la communauté, reposent plus de cinquante épouses et victimes du Sacré Cœur. Je porte envie aux sœurs qui reposent
dans cette terre bénie.

On revient de là vers la petite cour des Séraphins, près de la chapelle du couvent. La sainte travaillait là en priant, agenouillée sur une marche de pierre, quand les séraphins vinrent la surprendre en chantant :

« L’amour triomphe, l’amour jouit, l’amour du Saint Cœur réjouit ».

Le Sacré Cœur lui apparaissait brillant comme un soleil, au milieu du chœur des esprits célestes.

Au premier étage, la révérende mère me fait voir l’ancienne infirmerie où la Sainte Sœur rendit le dernier soupir. C’est là que son âme s’envola vers son époux céleste. On y montre le manuscrit de sa vie, écrite par elle-même, avec son voile, ses instruments de pénitence et d’autres objets qui lui ont appartenu.

La chapelle du monastère est faite surtout pour la prière calme et recueillie. Un bon moment pour y prier est l’heure de Vêpres où les voix timides et douces des bonnes sœurs permettent de se représenter les prières de la Sainte, et l’heure du salut où la foi nous représente dans l’hostie exposée le Cœur adorable du Sauveur qui semble nous renouveler ses demandes, ses plaintes et ses promesses.

Après la Visitation, je visite à Paray le tombeau du vénérable Père Claude de la Colombière, qui est aussi pour nous un modèle. Sa Retraite est une de nos lectures les plus fortifiantes et son acte d’oblation est devenu notre offrande quotidienne.

Site internet du sanctuaire.

Source : Études sur le Sacré Cœur de Jésus – Bienheureux Léon Dehon

Publié par Napo

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