Malgré une défaite électorale du Parti conservateur et l’arrivée de Mark Carney comme Premier ministre à la tête d’un gouvernement minoritaire, un fait majeur est à souligner : 42 députés pro-vie ont été élus lors de cette élection fédérale de 2025. Une lueur d’espérance dans un paysage politique profondément marqué par l’apostasie morale et le rejet de la loi naturelle.
C’est Jeff Gunnarson, président national de la Campaign Life Coalition (CLC), qui a salué cette victoire partielle mais significative :
« Nous félicitons chaleureusement les 42 candidats pro-vie que nous avons soutenus et qui ont été élus hier soir. »
Parmi eux, six nouveaux visages engagés dans une véritable défense de la vie humaine, dès la conception jusqu’à la mort naturelle. Gunnarson les a appelés à faire entendre la voix des innocents dans les sphères du pouvoir, à l’heure où la culture de mort domine sans vergogne.
Cette élection avait été annoncée comme l’une des plus décisives de l’histoire récente du Canada. Pourtant, aucun des chefs des grands partis n’a daigné se lever pour défendre les plus vulnérables d’entre nous : les enfants à naître. Chaque année, ce sont plus de 100 000 petits innocents qui sont ainsi sacrifiés sur l’autel du confort, sans que la politique dominante ne remette en cause cette barbarie légalisée.
Le nouveau Premier ministre, Mark Carney, incarne à lui seul l’aveuglement idéologique d’un pays qui a oublié Dieu. Il s’est récemment déclaré en faveur de l’avortement « sans réserve », affirmant « soutenir absolument le droit des femmes à choisir » et promettant de le défendre « fièrement et systématiquement ». Son programme prévoyait même un financement permanent, par l’impôt, de l’avortement non seulement sur le territoire canadien, mais aussi à l’étranger. À cela s’ajoute la promesse de subventions à la fécondation in vitro, à hauteur de 20 000 dollars par cycle – une technique moralement condamnable qui implique la destruction d’embryons.
Jeff Gunnarson a été particulièrement virulent envers les Conservateurs. Selon lui, le chef du parti, Pierre Poilievre, a trahi les principes fondamentaux sur lesquels reposait jadis le mouvement conservateur : vie, famille, foi. Il a même pris soin de rassurer les médias et ses adversaires qu’aucune mesure, règle ou règlement ne viendrait restreindre l’accès à l’avortement sous sa direction. Une prise de position qui va à l’encontre des principes de liberté de conscience pourtant inscrits dans la politique officielle du parti.
Jack Fonseca, directeur des opérations politiques pour la CLC, n’a pas mâché ses mots non plus. Il a souligné que Poilievre, en cherchant à rivaliser avec les libéraux sur des positions pro-avortement et pro-LGBT, a perdu non seulement toute crédibilité morale, mais également son propre siège. « Cette défaite illustre une fois de plus qu’imiter les libéraux sur les questions morales mène à la ruine électorale. Les Canadiens veulent des alternatives, pas des copies conformes. »
Dans cette atmosphère politique étouffante, Gunnarson a mis en garde contre les temps difficiles qui s’annoncent pour les catholiques et tous ceux qui tiennent encore à la vie, à la famille et à la foi. Il évoque même un possible châtiment divin :
« Si les politiques libérales ouvrent la voie à une époque de châtiment, alors ce sera Dieu qui rendra au Canada ce qu’il mérite pour avoir trahi Son ordre moral – en particulier Son commandement : « Tu ne tueras point ». »
Malgré tout, l’espérance demeure. La Campaign Life Coalition a remercié les 160 candidats qu’elle a soutenus – qu’ils aient été élus ou non – pour leur fidélité à la vérité et à la vie. Ces hommes et femmes venaient de divers partis, notamment le Parti conservateur, le People’s Party of Canada, le Christian Heritage Party et le United Party of Canada. Tous ont mené des campagnes courageuses, enracinées dans les principes chrétiens.





