Lors de la récente rencontre du « Groupe 5 » au sein du Synode, le cardinal Víctor Manuel Fernandez, préfet du dicastère pour la Doctrine de la foi, a abordé la question des ministères féminins dans l’Église. Ce sujet a été longuement débattu, avec pour but de clarifier le rôle des femmes sans altérer l’ordre sacré. Si la décision sur le diaconat féminin n’est pas encore « mûre », le cardinal a tenu à préciser qu’une étude approfondie reste ouverte sur cette question, réaffirmant l’importance de la contribution féminine dans la vie ecclésiale.
Le 24 octobre, le cardinal Fernandez a conduit une session de dialogue avec plus de cent participants au Synode, dont des membres, invités et experts. Cette réunion, marquée par une ambiance fraternellement ouverte, s’est tenue sous la direction de Paolo Ruffini, préfet du dicastère pour la Communication, qui a contribué à modérer les échanges. À l’issue de cette rencontre, il a été décidé de rendre public l’intégralité de l’audio, témoignage rare de transparence dans les discussions synodales.
L’entretien a permis d’aborder la manière dont le dicastère, sous la supervision de Mgr Armando Matteo, secrétaire de la section doctrinale, s’efforce de valoriser le rôle des femmes dans l’Église. La commission consultative comprend non seulement des cardinaux et évêques du dicastère, mais également un large éventail de consultants pour des retours variés, reflétant ainsi les expériences du monde entier.
Vers un rôle féminin valorisé mais distinct de l’ordination
Dans ses échanges, le cardinal Fernandez a souligné que la véritable quête du « Groupe 5 » n’est pas spécifiquement celle de l’introduction du diaconat féminin, mais bien de la valorisation des femmes dans l’Église. Le cardinal a noté que si certaines femmes souhaitent avoir plus de responsabilités, peu d’entre elles désirent accéder au diaconat, privilégiant une valorisation de leurs dons et compétences plutôt qu’une « cléricalisation ».
Le dicastère entend donc approfondir ce thème en distinguant l’ordre sacré de l’exercice de l’autorité, ce qui pourrait permettre aux laïcs, et aux femmes en particulier, de se voir confier des rôles sans qu’il soit question d’ordination. En ce sens, l’approfondissement des « différences entre l’ordre sacré et le pouvoir » apparaît essentiel pour que des missions spécifiques puissent être confiées aux femmes, favorisant ainsi un chemin de consensus.
Le diaconat féminin : un sujet en continuité
Sur la question du diaconat féminin en particulier, le cardinal Fernandez a précisé que le travail n’était pas achevé. La commission dirigée par le cardinal Giuseppe Petrocchi continuera d’analyser le sujet en recueillant les propositions des membres du Synode et des experts internationaux. Le préfet a rappelé la position prudente du pape François, qui considère le diaconat féminin comme une question nécessitant encore réflexion et études historiques.
Certaines recherches suggèrent en effet que des femmes auraient exercé une forme d’autorité dans les premiers siècles, bien que la nature exacte de leur rôle (diaconesses ou bienfaitrices) fasse débat. Cette analyse permettra de clarifier si ces fonctions historiques étaient véritablement un diaconat ou s’il s’agissait d’une bénédiction sans ordination.
En conclusion, le cardinal Fernandez a insisté sur l’importance de maintenir une ouverture à l’Esprit Saint, en poursuivant un chemin de discernement et de dialogue. Il souhaite que l’Église avance dans une direction où la dignité et les talents des femmes puissent être pleinement reconnus, sans nécessairement lier leur contribution à une ordination. Cette démarche vise à distinguer ce qui relève de l’ordre sacré de ce qui peut être exercé par des laïcs, hommes ou femmes, et s’inscrit dans une volonté d’approfondissement progressif.
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