Dans un contexte ecclésial marqué par la confusion, une voix fidèle à la tradition s’élève outre-Rhin. L’évêque émérite d’Eichstätt, Mgr Gregor Maria Hanke OSB, a formulé le mardi 2 décembre 2025 des objections claires et nécessaires contre le nouveau document traitant de la « diversité des identités sexuelles » émanant de la commission pour l’éducation et l’école de la Conférence épiscopale allemande (DBK). Par cette prise de position courageuse, le prélat rejoint la ligne de résistance déjà tracée par d’autres évêques soucieux de préserver l’intégrité de la foi.
Un refus net du relativisme moral
S’exprimant auprès de CNA Deutsch, Mgr Gregor Maria Hanke a affirmé partager la réserve exprimée par Mgr Stefan Oster (Passau), Mgr Rudolf Voderholzer (Ratisbonne) et le cardinal Rainer Maria Woelki (Cologne). L’évêque émérite a précisé avoir examiné ce projet « encore durant mon temps actif comme évêque diocésain » et l’avoir accueilli de manière « très critique ».
Le cœur du problème, selon le prélat bénédictin, réside dans l’abandon des fondements doctrinaux. Bien que le texte aborde des soucis pastoraux, il suggère dangereusement « que la doctrine de l’Église fondée sur l’anthropologie biblique et chrétienne n’offre aucune aide, voire qu’elle est un obstacle pour pratiquer la tolérance et le respect ». Pour Mgr Hanke, ce document apparaît comme le signe alarmant « que nous ne croyons plus vraiment à ce que nous devrions proclamer de l’homme comme créature et image de Dieu ».
L’erreur de l’approche positiviste et de l’identité fluide
Interrogé sur les lacunes doctrinales concernant la binarité des sexes et l’usage de termes tels que « queer » ou « diversité sexuelle », l’évêque a identifié un problème méthodologique majeur. Il dénonce l’« approche positiviste » du texte, couplée à une conception erronée de la liberté qui érige le soi autonome en « norme décisive ».
Faisant écho à l’analyse de Mgr Oster sur l’appel de Dieu à l’homme par la Révélation, Mgr Gregor Maria Hanke rappelle que cet appel divin est essentiel au processus de devenir soi-même, concernant « son être-personne, qui n’est pas achevé ». Or, le document de la DBK occulte ce cadre théologique indispensable pour définir l’identité de manière réductionniste : « comme je me sens, même fluide, c’est bien ».
Bien qu’il reconnaisse la nécessité d’une attitude de respect envers les jeunes se sentant « queer », l’évêque avertit solennellement qu’un accompagnement qui exclurait le message biblique ne serait qu’« une impasse ».
L’impact délétère sur l’enseignement catholique
La controverse fait suite à la publication d’une brochure par la commission éducative de la DBK, dont la revue Communio avait noté qu’elle n’avait pas été « adoptée comme prévu » initialement. Ce texte demande aux enseignants de religion de parler « en cours et dans la vie scolaire avec acceptation et respect des personnes queer ». Plus troublant encore, le document exige que la morale sexuelle de l’Église soit présentée de manière « différenciée », et que les points doctrinaux contestés soient signalés comme tels aux élèves afin qu’ils puissent « se forger leur propre jugement fondé ».
Face à ces dérives, Mgr Gregor Maria Hanke s’inscrit dans la continuité de son action passée. Il fut, avec NN.SS. Oster, Voderholzer et le cardinal Woelki, l’un des quatre évêques diocésains à se retirer du controversé Chemin synodal allemand, suite aux avertissements répétés du Vatican. Il a démissionné de sa charge cette année, avant même d’atteindre la limite d’âge de 75 ans, laissant un témoignage de fermeté dans la vérité.
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