Voilà une belle histoire de fidélité à l'Église catholique ! En Espagne, Antonio Zúniga Mosquera vient de recevoir la médaille diocésaine Pro Ecclesia pour avoir consacré 80 années de sa vie au service de sa paroisse. Âgé de 90 ans, cet homme originaire de Lobeira, un petit village de Galice, a commencé à s'occuper de son église en 1949, alors qu'il n'avait que dix ans. Ce jeudi 5 novembre, le diocèse d'Ourense a souhaité lui rendre hommage lors d'une cérémonie organisée à Celanova, en présence de l'évêque Mgr Leonardo Lemos.
Tout a commencé lorsqu'Antonio était encore enfant. Le sacristain de son village, prénommé Pepe, était tombé gravement malade et lui avait demandé de prendre sa place. À cette époque, sa mère l'élevait seule et travaillait notamment à l'entretien de l'église, en lavant les nappes et en nettoyant les lieux. Pour lui venir en aide, le jeune Antonio a accepté de devenir sacristain. Mais il explique aujourd'hui qu'il ne le faisait pas seulement par nécessité : il aimait profondément ce service et voulait continuer à le rendre.
Depuis, les années ont passé, les curés se sont succédé, mais Antonio est toujours resté fidèle à son poste. Pendant huit décennies, il a veillé sur l'église Saint-Vincent de Lobeira et sur la chapelle Notre-Dame du Viso. Préparer les messes, entretenir les bâtiments, nettoyer le cimetière, s'occuper du chauffage, du toit, des cierges et parfois même des comptes de la paroisse : rien ne semblait lui faire peur. Il a connu environ six curés, dont le père Benito Gil Núñez, qui l'a accompagné pendant plus de vingt ans et lui a beaucoup appris. Quand les prêtres ont cessé de résider dans le village, Antonio a même dû prendre en charge une grande partie de l'administration quotidienne de la paroisse.
Pourtant, cet engagement n'a jamais été un moyen de se mettre en avant. Antonio a travaillé comme cordonnier puis dans une entreprise d'électricité, tout en continuant à servir son église. À 90 ans, il est encore suffisamment actif pour s'occuper de quelques chèvres qui entretiennent un terrain. Lorsqu'il a appris qu'il allait recevoir une médaille, il a été le premier surpris. Il explique qu'il n'a jamais fait cela pour obtenir une récompense, mais simplement parce qu'il aimait rendre service. Le diocèse souligne d'ailleurs sa discrétion, son dévouement et l'aide qu'il a toujours apportée aux habitants de son village.
Et il y a une phrase particulièrement belle dans son témoignage. Antonio raconte que, même lorsqu'il occupait un poste important dans son entreprise, il se présentait toujours de la même manière : « Je suis Antonio, le sacristain de Lobeira. » Un jour, un supérieur lui avait demandé s'il n'avait pas honte de se présenter ainsi malgré ses responsabilités professionnelles. Sa réponse était simple : les titres et les catégories importent peu, ce qui compte, c'est ce que l'on est véritablement. Pour lui, être le sacristain de son village restera toujours son plus beau titre. Une vie entière passée dans l'ombre, au service des prêtres, des fidèles et de la maison de Dieu.
Source : EWTN News (https://www.ewtnnews.com/es/mundo/espana/diocesis-orense-premia-hombre-sacristan)







Conversation des fidèles
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