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Andorre : l’un des derniers pays européens à interdire l’avortement s’apprête à assouplir sa législation ! un tournant préoccupant pour la protec

Illustration de la brève Facebook

C'est une nouvelle particulièrement préoccupante pour les défenseurs de la vie humaine ! Ce mercredi 28 octobre 2026, le gouvernement d'Andorre a approuvé un projet de loi visant à dépénaliser les femmes qui ont recours à l'avortement. La petite principauté pyrénéenne, située entre la France et l'Espagne, fait partie des derniers États européens maintenant une interdiction générale de l'interruption volontaire de grossesse. Si la réforme est adoptée par le Parlement, elle marquera donc un changement important dans la législation de ce pays historiquement lié à l'Église catholique.

Mais attention, contrairement à ce que certains titres pourraient laisser entendre, l'avortement ne deviendrait pas légalement accessible dans les hôpitaux andorrans ! Le projet présenté par le ministre des Relations institutionnelles, Ladislau Baro, prévoit uniquement de supprimer la responsabilité pénale des femmes qui interrompent leur grossesse. Aujourd'hui, celles-ci peuvent théoriquement encourir jusqu'à six mois d'emprisonnement. En revanche, les médecins pratiquant une IVG dans la principauté resteraient passibles de trois mois à trois ans de prison et d'une interdiction d'exercer pouvant atteindre cinq ans. Le gouvernement ne prévoit pas non plus de financer les avortements réalisés à l'étranger.

Pourquoi cette situation est-elle aussi particulière ? Parce qu'Andorre est une coprincipauté dont les deux chefs d'État sont le président de la République française et l'évêque catholique d'Urgell, en Espagne. Ce système politique, hérité de plusieurs siècles d'histoire, explique en partie le maintien d'une législation très restrictive sur l'avortement. Le gouvernement affirme avoir cherché une solution permettant de modifier le traitement pénal des femmes sans légaliser la pratique de l'avortement sur son territoire ni remettre en cause l'organisation institutionnelle du pays.

Et c'est précisément là que se pose une question essentielle pour les catholiques ! Le gouvernement explique avoir entretenu un dialogue avec le Saint-Siège au sujet des différentes possibilités de réforme. Mais Ladislau Baro a précisé qu'il ne s'agissait pas, selon lui, d'une négociation formelle avec le Vatican. Il reconnaît également que l'évêque d'Urgell pourrait refuser de sanctionner la loi. Cette éventualité ne suffirait pourtant pas nécessairement à empêcher son entrée en vigueur, puisque le coprince français pourrait la sanctionner. Il serait donc prématuré d'affirmer que l'Église a officiellement approuvé ce projet ou que l'évêque a accepté de le signer.

Pour les défenseurs de la vie, ce changement peut être perçu comme un recul symbolique important. L'Église catholique enseigne que la vie humaine doit être respectée et protégée dès sa conception, tout en rappelant la nécessité d'accompagner avec charité les femmes confrontées à une grossesse difficile. La question n'est donc pas seulement celle de la sanction pénale : elle concerne aussi la protection juridique de l'enfant à naître, le soutien aux mères et la responsabilité des pouvoirs publics. La distinction entre ne pas punir une femme et autoriser médicalement l'avortement doit cependant être conservée pour comprendre exactement la portée du texte.

De leur côté, plusieurs associations féministes andorranes considèrent déjà que cette réforme ne va pas assez loin. Elles réclament la légalisation complète de l'avortement dans la principauté, sa prise en charge par le système de santé et la suppression des sanctions visant les professionnels médicaux. Autrement dit, le compromis proposé par le gouvernement ne mettrait pas fin au débat. Il laisserait subsister une pression politique pour aller vers une réforme beaucoup plus large, à laquelle les défenseurs de la vie sont opposés.

Pour le moment, la loi n'a pas encore été adoptée. Le Parlement andorran doit examiner le projet selon une procédure d'urgence, et son avenir dépendra notamment du vote des députés ainsi que des étapes institutionnelles qui suivront. Si ce texte entre en vigueur, Andorre ne deviendra pas un pays où l'avortement est légalement pratiqué, mais elle cessera de sanctionner pénalement les femmes qui y ont recours. Un tournant important pour ce petit État européen, dont il faudra suivre attentivement les conséquences.

Sources : gouvernement d'Andorre, communiqué officiel du 28 octobre 2026 / AFP

Source : publication originale de Napo sur Facebook.

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