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Autriche : un archevêque nommé par Léon XIV souhaite l’ordination des femmes prêtres !

Illustration de la brève Facebook

Voilà des déclarations particulièrement problématiques sur le plan doctrinal qui nous viennent d'Autriche ! Le samedi 31 octobre 2026, Mgr Josef Grünwidl, archevêque de Vienne nommé par le pape Léon XIV en octobre 2025, a publiquement exprimé son souhait de voir un jour des femmes accéder au sacerdoce catholique. Dans un entretien accordé à la radio publique autrichienne Ö1, le prélat a même suggéré qu'un futur concile pourrait prendre une décision en ce sens. Pourtant, cette question ne relève pas d'une simple réforme disciplinaire : l'Église catholique a déjà enseigné définitivement qu'elle ne possède pas le pouvoir de conférer l'ordination sacerdotale aux femmes !

Interrogé par le journaliste Tarek Leitner sur la possibilité d'accorder davantage de responsabilités aux femmes dans l'Église, Mgr Grünwidl a déclaré : « Je souhaiterais assurément l'ordination des femmes, mais je constate qu'à l'heure actuelle, une telle décision devrait être prise au niveau de l'Église universelle, par un concile. Je ne vois actuellement aucune perspective réaliste d'une telle décision. » Autrement dit, l'archevêque ne considère pas cette évolution comme réalisable dans l'immédiat, mais il exprime clairement son souhait personnel de la voir advenir.

Seulement voilà, il existe un problème théologique majeur ! Le 22 mai 1994, dans sa lettre apostolique Ordinatio sacerdotalis, saint Jean-Paul II a solennellement rappelé que l'Église n'a aucun pouvoir pour ordonner des femmes prêtres. Le pape expliquait que cet enseignement ne dépendait pas d'une simple tradition culturelle ou d'une organisation humaine, mais de la volonté du Christ, qui a choisi des hommes pour constituer le collège apostolique. Jean-Paul II déclarait ainsi que cette doctrine devait être définitivement tenue par tous les fidèles de l'Église catholique.

Et ce n'est pas simplement une interprétation personnelle de Jean-Paul II ! Le 28 octobre 1995, la Congrégation pour la doctrine de la foi, alors dirigée par le cardinal Joseph Ratzinger, futur Benoît XVI, a confirmé que cet enseignement appartenait au dépôt de la foi et avait été proposé infailliblement par le Magistère ordinaire et universel. En conséquence, un futur concile œcuménique ne pourrait pas simplement décider de conférer le sacerdoce aux femmes comme s'il s'agissait d'une réforme administrative. La doctrine catholique sur ce point ne peut pas être renversée par un vote.

Mais Mgr Grünwidl ne s'est pas arrêté à cette question ! Dans le même entretien, il s'est également prononcé en faveur d'une évolution du célibat obligatoire des prêtres de rite latin. Selon lui, cette obligation relève du droit canonique et non d'un dogme de foi. Sur ce sujet précis, il existe effectivement une distinction importante : le célibat sacerdotal est une discipline de l'Église latine, qui connaît déjà des exceptions, notamment chez certains prêtres catholiques orientaux mariés. Il ne faut donc pas confondre cette question avec celle de l'ordination des femmes, qui concerne directement la doctrine du sacrement de l'ordre.

L'archevêque souhaite également modifier les statuts de la Conférence épiscopale autrichienne afin de permettre à un laïc, homme ou femme, d'en devenir secrétaire général. Actuellement, cette fonction est réservée à un prêtre ou à un évêque. Mgr Grünwidl affirme avoir déjà intégré des femmes à son conseil épiscopal et souhaite développer leur participation aux responsabilités de l'Église. Mais là encore, une fonction administrative accessible aux fidèles laïcs ne doit pas être confondue avec le sacerdoce ministériel.

Cette nouvelle prise de position soulève donc une véritable question : comment un évêque catholique peut-il présenter comme envisageable une ordination que le Magistère a déjà déclarée impossible ? L'Église peut adapter certaines disciplines et confier davantage de responsabilités aux femmes. En revanche, elle ne dispose pas de l'autorité nécessaire pour modifier la constitution sacramentelle qu'elle a reçue de Notre-Seigneur Jésus-Christ. C'est précisément ce que saint Jean-Paul II avait voulu rappeler pour mettre fin aux doutes sur cette question.

Source : Ad Vaticanum, 2 novembre

Source : publication originale de Napo sur Facebook.

Conversation des fidèles

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