Lors d’une réunion pro-avortement, Chelsea Clinton, fille de l’ancien président Bill Clinton, a provoqué l’indignation en qualifiant l’avortement de « nécessité économique ». Selon elle, supprimer des vies à naître permettrait aux femmes de rester actives dans le monde du travail, boostant ainsi la croissance. Un raisonnement qui méprise ouvertement la maternité et ignore l’apport essentiel des mères à la société.
Clinton a affirmé que l’accès à l’avortement « n’est pas seulement une question de santé et de bien-être des patientes, c’est une question de société, de santé économique et fiscale ». Cela s’aligne sur son commentaire précédent selon lequel « l’entrée des femmes américaines sur le marché du travail de 1973 à 2009 a ajouté trois milliards et demi de dollars à notre économie ».
Derrière les statistiques économiques avancées se cache un drame indicible : 63 millions d’enfants américains supprimés depuis Roe v. Wade. Quel potentiel ces vies auraient-elles apporté ? Des médecins, des artistes, des saints peut-être… L’Église rappelle que chaque être est « voulu, aimé, nécessaire » (Benoît XVI). La parabole du bon Samaritain (Luc 10, 25-37) ne distingue pas entre nés et non-nés : tout être humain est un prochain à aimer.
En présentant la maternité comme un « frein », Clinton méprise les femmes qui choisissent d’élever leurs enfants. Son discours nie leur génie féminin, pour reprendre les mots de Jean-Paul II. Pire, il entérine l’idée que seuls les hommes pourraient concilier carrière et paternité. Quelle régression !
Les vraies solutions pour les mères actives passent par des politiques de soutien (crèches, congés parentaux), non par l’élimination des plus fragiles. La Norvège, championne de l’égalité professionnelle, affiche un taux d’avortement cinq fois inférieur à celui des États-Unis en 1973. Preuve qu’on peut défendre les femmes sans les opposer à leurs enfants.
Face à ce mensonge économique, les catholiques doivent réaffirmer avec force :
« La vie humaine doit être respectée et protégée de manière absolue depuis le moment de la conception » (Catéchisme, §2270).
Comme le rappelait Mère Teresa, « Si une mère peut tuer son propre enfant, qu’est-ce qui nous empêche de nous entretuer ? ». L’avenir ne se construit pas sur le sang des innocents, mais sur l’amour qui donne la vie et cet amour, les femmes en ont toujours été les premières héroïnes.






