Lors de son discours sur l’état de l’Union prononcé le 24 février 2026, le président des États-Unis, Donald Trump, a placé la défense de l’autorité parentale face à l’idéologie du genre au cœur de son allocution. Treize mois après le début de son second mandat non consécutif, le chef de l’État a également évoqué ses politiques de déportation massive et salué un renouveau de la foi chrétienne dans le pays, tout en évitant d’aborder la question de l’avortement.
Devant le Congrès, Donald Trump s’est félicité de la situation du pays, l’estimant aujourd’hui « plus grand, meilleur, plus riche et plus fort que jamais ». Le président a particulièrement souligné ce qu’il perçoit comme un réveil spirituel national. Évoquant une « formidable rénovation de la religion, de la foi, du christianisme et de la croyance en Dieu », il a attribué cette dynamique à son ami Charlie Kirk, récemment décédé. En présence de la veuve de ce dernier, Erika, le président a appelé à l’unité nationale sous le regard de Dieu et au rejet total de la violence politique en sa mémoire. Selon lui, le retour de la religion atteint des niveaux inespérés, un phénomène qu’il a qualifié de « vraiment magnifique à voir ».
Le moment le plus saillant de la soirée a toutefois été consacré aux drames liés à la transition de genre chez les mineurs. Pour illustrer son propos, le président avait invité Sage Blair, une jeune femme originaire de Virginie dont le parcours met en lumière les conséquences de ces pratiques. En 2021, à l’âge de 14 ans, l’adolescente avait entamé un processus de changement de sexe, une démarche que son lycée public avait délibérément cachée à sa famille. La situation s’est aggravée lorsque la jeune fille a fugué, finissant par tomber aux mains de réseaux de trafic sexuel à Washington et dans l’État du Maryland.
L’affaire a pris une tournure judiciaire alarmante lorsqu’un juge a retiré la garde de l’enfant à ses parents. La justice, s’appuyant sur les accusations d’un défenseur public, leur reprochait de ne pas utiliser les pronoms correspondant à la nouvelle identité revendiquée par leur fille. Placée dans un orphelinat au Texas, Sage Blair a de nouveau fugué et subi de nouvelles violences sexuelles avant de finalement retourner chez elle et d’abandonner son identification au sexe opposé.
Ces processus de transition impliquent de lourdes interventions médicales, visant à imiter les caractéristiques du sexe opposé, qui vont de l’administration d’hormones modifiant la voix ou la pilosité jusqu’aux chirurgies esthétiques irréversibles.
Dénonçant l’action du magistrat qu’il a qualifié de « juge de gauche », Donald Trump a fustigé une décision inique consistant à refuser de rendre une adolescente désorientée à sa famille sous prétexte que celle-ci ne la reconnaissait pas immédiatement comme un garçon. Il a exhorté les parlementaires à interdire sans délai toute législation permettant à un État d’arracher des enfants à leurs parents pour leur imposer un nouveau genre contre la volonté familiale. Si les élus républicains se sont levés pour applaudir cette proposition, la majorité des démocrates est restée assise, s’attirant les critiques du président qui a qualifié cette inertie de « folie ».
Cet engagement présidentiel s’inscrit dans la continuité de ses premières décisions gouvernementales, qui visaient déjà à restreindre l’accès des mineurs aux traitements de transition et à réserver les compétitions sportives féminines aux seules femmes.
Du côté des observateurs catholiques, cette prise de position a été reçue comme une défense nécessaire de la vérité anthropologique, en consonance avec la doctrine de l’Église. Mary Rice Hasson, directrice du Projet Personne et Identité au Centre d’éthique et de politiques publiques, a confié au réseau EWTN qu’il était extrêmement significatif de voir le président dénoncer cet aspect destructeur de l’idéologie du genre, un mal bien plus répandu que ne l’imaginent les familles. Elle a rappelé que de nombreuses écoles publiques continuent de faciliter le rejet par les enfants de leur propre sexe, tout en le dissimulant aux parents, avec des conséquences souvent tragiques.
Une lecture partagée par Susan Hanssen, professeur d’histoire à l’Université de Dallas, une institution catholique. Jugeant authentique la surprise et l’émotion du président face à l’histoire de Sage Blair, l’universitaire a rappelé que le locataire de la Maison-Blanche avait pris ce sujet à bras-le-corps dès son retour au pouvoir, clarifiant immédiatement par décret la stricte binarité biologique des sexes, masculin et féminin.





















