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École primaire : 42 % des élèves de ce2 déclarent avoir subi des violences à caractère sexuel ! les chiffres officiels de l’éducation nationale s

Illustration de la brève Facebook

Voilà des chiffres particulièrement préoccupants qui viennent d'être révélés en France ! Selon une enquête officielle du ministère de l'Éducation nationale, publiée mardi 27 octobre 2026, 42 % des élèves de CE2 déclarent avoir subi au moins une forme de violence à caractère sexuel dans leur établissement scolaire. Tous niveaux confondus, du CE2 au CM2, cette proportion atteint 34 %, soit plus d'un élève sur trois. L'étude a été réalisée au printemps 2025 par la Direction de l'évaluation, de la prospective et de la performance (DEPP), auprès de 11 200 élèves scolarisés dans des écoles publiques et privées sous contrat.

Mais que recouvrent exactement ces chiffres ? L'enquête ne porte pas uniquement sur des agressions sexuelles au sens pénal. Les enfants ont été interrogés sur plusieurs situations précises, notamment le fait qu'une personne ait essayé de les embrasser, de les toucher ou de les caresser sans leur accord, mais également sur le voyeurisme dans les toilettes de leur école ou le fait de se faire retirer des vêtements. Parmi l'ensemble des élèves interrogés, 22 % déclarent avoir subi une tentative de contact physique non consentie et 22 % rapportent une situation de voyeurisme aux toilettes. Les mêmes enfants pouvant avoir connu plusieurs situations, ces pourcentages ne doivent pas être additionnés.

Et la situation apparaît particulièrement préoccupante chez les plus jeunes ! Parmi les seuls élèves de CE2, 29 % déclarent qu'une personne a tenté de les embrasser, de les toucher ou de les caresser sans leur accord. Dans le même temps, 28 % affirment avoir été gênés par quelqu'un qui les regardait ou voulait les regarder aux toilettes. Les filles et les garçons rapportent ces situations dans des proportions comparables. Les résultats ne montrent pas non plus de différence importante entre les écoles publiques et les établissements privés sous contrat. Il faut toutefois préciser que l'enquête ne permet pas de savoir si les personnes à l'origine de ces faits sont des camarades, des adolescents ou des adultes.

Mais les atteintes à caractère sexuel ne sont malheureusement pas les seules violences signalées ! L'enquête révèle également que 48 % des élèves de CE2, CM1 et CM2 ont été mis à l'écart par d'autres enfants, 43 % ont subi des insultes ou des moqueries, 38 % ont été volontairement bousculés et 37 % ont reçu des surnoms désagréables. Plus d'un tiers des élèves, soit 36 %, déclarent être fréquemment victimes d'au moins une forme de violence dans leur établissement. Là encore, les enfants de CE2 sont les plus concernés : 45 % indiquent avoir subi des bousculades volontaires et 35 % disent avoir été frappés.

Autre donnée inquiétante : beaucoup d'enfants ne parlent pas des violences qu'ils subissent. Parmi les élèves qui déclarent avoir été victimes d'au moins une violence pendant l'année scolaire, seulement 37 % affirment en avoir parlé à quelqu'un. Lorsqu'ils se confient, ils s'adressent principalement à leurs parents, à leurs enseignants ou à leurs amis. L'étude révèle également que 19 % des élèves interrogés déclarent avoir subi des cyberviolences. Parmi eux, certains ont reçu des messages désagréables par téléphone, sur les réseaux sociaux ou sur des plateformes de jeux en ligne, tandis que d'autres rapportent la diffusion de messages ou de photographies les concernant sans leur consentement.

Cette enquête nationale constitue donc un signal d'alerte important pour les familles, les enseignants et les autorités éducatives. Elle concerne directement la protection des enfants, le respect de leur intimité, la surveillance des lieux sensibles comme les toilettes et la capacité des établissements à recueillir leur parole. Les chiffres publiés par le ministère montrent qu'une partie importante des violences déclarées ne parvient pas jusqu'aux adultes. La question est désormais de savoir quelles mesures concrètes seront prises pour améliorer la prévention, le signalement et la protection des élèves.

Sources : ministère de l'Éducation nationale, / Le Parisien, 27 octobre 2026.

Source : publication originale de Napo sur Facebook.

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