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Jordanie : après le massacre de neuf chrétiens dans une église, l’armée bombarde la Syrie ! damas dénonce huit civils tués et ferme sa frontière

Illustration de la brève Facebook

Voilà un rebondissement particulièrement important dans l’affaire de l’attentat contre l’église Saint-Georges de Hammoud, en Jordanie ! Trois jours après l’attaque qui a coûté la vie à neuf chrétiens orthodoxes réunis pour des funérailles, l’armée jordanienne a lancé, lundi 26 octobre, plusieurs frappes aériennes dans le sud de la Syrie. Amman affirme avoir visé des organisations terroristes liées aux auteurs du massacre, tandis que les autorités syriennes dénoncent la mort de huit civils, dont trois enfants. La situation a rapidement provoqué une crise entre les deux pays, Damas ayant décidé de fermer son principal poste-frontière avec le royaume jordanien.

Vendredi 23 octobre, des hommes armés avaient ouvert le feu contre les fidèles rassemblés dans l’église grecque-orthodoxe Saint-Georges, située dans le village de Hammoud, dans le gouvernorat de Karak. Neuf personnes avaient été tuées et plusieurs dizaines blessées. Dès le lendemain, le roi Abdallah II avait promis une réponse particulièrement ferme contre les responsables de cet attentat. Lundi matin, les autorités ont finalement annoncé l’arrestation de trois suspects, deux frères et leur beau-frère, retrouvés dans une maison abandonnée de la région. Les hommes auraient refusé de se rendre et ouvert le feu sur les forces de sécurité avant d’être blessés et interpellés. Des armes et une importante quantité de munitions ont également été saisies.

Mais l’affaire ne s’est pas arrêtée à ces arrestations ! Dans la soirée du lundi 26 octobre, l’armée jordanienne a annoncé avoir mené une opération baptisée « Jordanian Deterrence – Hmoud », en représailles au massacre des fidèles orthodoxes. Selon son communiqué officiel, des avions de combat ont frappé plusieurs positions appartenant à des organisations terroristes dans le sud de la Syrie. L’armée assure avoir détruit des installations et des véhicules, tout en tuant ou blessant plusieurs membres de ces groupes. Elle affirme également que les auteurs de l’attentat de Hammoud entretenaient des liens avec les organisations visées, sans toutefois préciser publiquement leur identité ni détailler les preuves recueillies.

Mais cette opération a immédiatement provoqué la colère des autorités syriennes ! Selon Damas, les bombardements jordaniens ont tué huit civils, parmi lesquels un homme âgé et trois enfants. Les frappes auraient notamment touché les provinces de Deraa et de Soueïda, dans le sud du pays. Le gouvernement syrien conteste également la version jordanienne concernant la préparation de l’opération. Alors qu’Amman affirme avoir agi en coordination avec Damas, les autorités syriennes assurent n’avoir reçu aucune notification préalable. Une enquête a été ouverte pour établir les circonstances des bombardements et déterminer les responsabilités.

En réaction, la Syrie a annoncé la fermeture du poste-frontière de Nassib, appelé Jaber du côté jordanien. Cette décision entraîne la suspension du passage des voyageurs et du transport commercial dans les deux sens. Il s’agit d’un axe important pour les échanges entre les deux pays. Les autorités syriennes expliquent cette fermeture par les circonstances actuelles, tandis que des contacts diplomatiques ont été engagés avec la Jordanie pour examiner les conséquences de l’opération militaire. Ce qui était initialement une attaque meurtrière contre une communauté chrétienne jordanienne provoque donc désormais des répercussions militaires et diplomatiques au-delà des frontières du royaume.

Concernant les trois suspects arrêtés, les autorités jordaniennes ont apporté de nouvelles précisions. Le directeur de la sécurité publique, Abdallah Maaytah, a indiqué qu’ils appartenaient à une même famille et adhéraient à l’idéologie takfiriste, un courant islamiste extrémiste qui considère d’autres croyants comme des apostats. Toutefois, le ministre de l’Intérieur Mazen Al-Faraya a précisé qu’aucun élément ne démontrait, à ce stade, une collaboration des trois hommes avec une organisation étrangère. Cette déclaration soulève donc une question importante concernant les liens avancés quelques heures plus tard par l’armée jordanienne pour justifier ses frappes en Syrie. L’enquête devra notamment permettre de comprendre comment les autorités ont établi ces connexions.

À ce stade, neuf personnes ont perdu la vie dans l’église de Hammoud et les autorités syriennes annoncent huit autres morts après les représailles jordaniennes. Deux bilans distincts qui rappellent que cette affaire est désormais entrée dans une nouvelle phase. Le roi Abdallah II assure que son pays continuera de combattre les organisations terroristes, tandis que Damas réclame le respect de sa souveraineté et dénonce les victimes civiles. Les investigations se poursuivent, aucune organisation n’ayant officiellement revendiqué le massacre du 23 octobre. Pour les familles des chrétiens assassinés, les arrestations représentent une avancée importante, mais les circonstances exactes de l’attentat et de ses éventuelles ramifications restent encore à éclaircir.

Sources : AFP / Reuters et Associated Press

Source : publication originale de Napo sur Facebook.

Conversation des fidèles

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