lundi 26 octobre 2026·Saint Chély (Hilaire de Mende)—Lc 13, 10-17
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Elle perd son mari et ses deux fils dans un séisme, mais sa foi en dieu devient encore plus forte

Illustration de la brève Facebook

Maria Elena Rocha, 49 ans, a perdu son mari et ses deux fils lors du terrible séisme du 24 juin 2026. Wilson, son époux, Ricardo, 25 ans, et Enrique, 22 ans, se trouvaient dans leur appartement de La Guaira lorsque leur immeuble s'est effondré. Ce jour-là, María Elena avait quitté son domicile pour accomplir un pèlerinage à Caracas, sur les traces de sainte Carmen Rendiles et de saint José Gregorio Hernandez.

À son retour, elle découvre un spectacle effroyable. Son immeuble n'est plus qu'un amas de gravats. Au milieu des décombres, elle apprend que son plus jeune fils, Enrique, est encore vivant. Grièvement blessé et prisonnier des ruines, il peut néanmoins parler à sa mère. Pendant de longues heures, Maria Elena reste à ses côtés. « Ne t'inquiète pas, mon fils, je ne te laisserai jamais seul », lui promet-elle. Mais les secours, privés des équipements nécessaires, ne parviennent pas à le dégager à temps. Le jeune homme finit par mourir sous les yeux de sa mère, après avoir passé la nuit et une partie de la journée suivante prisonnier des décombres.

Son mari et son fils aîné ont également péri dans la catastrophe. Il faudra plusieurs jours pour retrouver leurs corps et permettre à Maria Elena de leur offrir une sépulture chrétienne. Cette femme, qui a perdu toute sa famille en quelques heures, reconnaît avoir traversé des moments terribles, jusqu'à éprouver de la colère contre Dieu. Elle raconte lui avoir demandé pourquoi Il l'avait laissée seule, tout en offrant ses souffrances pour la sanctification des âmes de son mari et de ses enfants.

Pourtant, quatre mois après le drame, elle affirme que sa foi est devenue encore plus forte. Elle participe régulièrement à un groupe de prière dans une paroisse de Caracas et cherche à obtenir des indulgences pour ses défunts. Elle explique également avoir demandé à Dieu de ne pas lui retirer sa joie, car son mari et ses enfants lui disaient toujours qu'elle était la joie de leur foyer.

Maria Elena confie notamment combien elle remercie Dieu d'avoir pu parler une dernière fois à son fils Enrique. Elle souhaite désormais accomplir la mission que la Providence lui réserve, dans l'espérance de retrouver les siens au Ciel. Elle témoigne aussi de son attachement à la Sainte Vierge, particulièrement dans cette épreuve : « Je ne suis pas seule, car j'ai Dieu ; j'ai la Très Sainte Vierge Marie, qui a toujours été avec moi et dont j'ai senti la présence. Et qui mieux qu'elle connaît cette douleur ? »

Un témoignage de foi particulièrement saisissant, dans lequel cette mère raconte sans cacher ni ses larmes ni ses moments de révolte comment elle continue de s'en remettre à Dieu après avoir perdu les trois personnes qui partageaient sa vie.

Source : EWTN

Source : publication originale de Napo sur Facebook.

Conversation des fidèles

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