La justice britannique a prononcé une peine de prison ferme à l’encontre d’un jeune homme de 21 ans, auteur de menaces de mort à caractère idéologique contre trois établissements scolaires pour filles. Le 1er juin dernier, Darren Rigby a été condamné à deux ans et quatre mois de détention pour avoir envoyé des courriels d’une extrême violence à des institutions scolaires du nord-ouest de l’Angleterre, provoquant la panique et le confinement des élèves en janvier dernier.
Les faits reprochés se sont déroulés sur une période d’une semaine. Le 19 janvier, le jeune homme a ciblé le Holly Lodge Girls College à Liverpool, affirmant être dissimulé à l’intérieur des locaux, armé et prêt à l’action si les élèves et le personnel ne présentaient pas d’excuses publiques aux « femmes transgenres ». L’alerte a contraint l’établissement à se confiner puis à fermer ses portes pour la journée. Quelques jours plus tard, le 23 janvier, le Greenbank High School de Southport a reçu un message similaire où l’auteur menaçait de s’en prendre physiquement aux élèves à l’aide d’un revolver et d’une machette pour punir ce qu’il qualifiait de manque de respect envers son identité de genre. Enfin, le 26 janvier, la Belvedere Academy de Liverpool a fait l’objet d’une ultime menace d’intrusion armée d’une arbalète et d’une épée, entraînant à nouveau des mesures de sécurité d’urgence.
Davina Aspinall, directrice de l’école de Greenbank, a témoigné de l’angoisse des enfants, décrivant des scènes de pleurs et de tremblements chez des élèves terrifiées à l’idée d’être blessées. Arrêté par les forces de l’ordre quelques jours seulement après le dernier incident, Darren Rigby a plaidé coupable devant le tribunal. Outre la peine d’emprisonnement, il s’est vu signifier une interdiction formelle d’entrer en contact avec les trois établissements ainsi qu’une condamnation pour possession d’arme et de stupéfiants.
Lors du procès, la défense a tenté de contextualiser les actes du jeune homme en évoquant ses troubles identitaires internes et un sentiment d’injustice personnelle, exacerbés par une forte consommation d’alcool et de cannabis. Bien que l’accusé se soit présenté dans ses messages comme une « femme transgenre » pour justifier ses menaces de représailles contre celles qu’il qualifiait de féministes radicales, la Cour l’a formellement identifié comme étant de sexe masculin.





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