Dans un entretien récent accordé au New York Times, le milliardaire Pierre-Édouard Stérin a levé le voile sur ses ambitions pour la France. Entre financement massif du Rassemblement National (projet Périclès) et volonté de transformer le pays en une puissance « capitaliste et chrétienne », ses déclarations font grand bruit. Mais derrière les mots, sa vision résiste-t-elle à une analyse catholique rigoureuse ?
Un catholicisme « mathématique » loin du cœur
Stérin affirme une foi rationnelle, presque technique. Si son investissement dans des œuvres comme le Puy du Fou ou l’application de prière Hosanna est louable, son programme politique soulève de profondes interrogations. Se revendiquer « plus à droite que l’extrême droite » tout en prétendant viser la sainteté est un paradoxe qui mérite d’être souligné : les plus grands saints n’ont jamais fait étalage de leur propre vertu.
Le mirage du capitalisme à outrance
Le véritable point de rupture réside dans son adhésion farouche au libéralisme « trumpien ». Stérin prône la privatisation de l’éducation et de la santé, le démantèlement de la protection sociale et une compétition effrénée. Or, l’Église, par la voix de Léon XIII dans l’encyclique Rerum Novarum, condamne fermement cette cupidité qui livre les travailleurs à des « maîtres inhumains ». Une France où les plus pauvres « crèvent la gueule ouverte » dans leur voiture au nom du libre marché n’a rien de catholique. L’État a le devoir sacré de protéger les classes inférieures et de veiller au Bien Commun.
Immigration et Souveraineté : Les vraies causes occultées
Si Stérin se place sur une ligne anti-immigration radicale, il semble ignorer les causes profondes du mal. Dénoncer l’Islam sans s’attaquer à ceux qui tiennent réellement les commandes — les loges maçonniques et les réseaux d’influence qui favorisent ce déracinement — c’est s’attaquer aux conséquences plutôt qu’aux principes. De plus, si l’Église prône la prudence politique, elle n’a jamais soutenu une hostilité totale à l’accueil de l’autre, comme le rappellent Saint Thomas d’Aquin ou Pie XII.
Conclusion : Vers un véritable média catholique
Ce qui manque aujourd’hui, ce ne sont pas des financiers pour une « droite sioniste » ou des révolutionnaires socialistes de façade, mais un véritable média qui ose défendre la loi naturelle et le règne social de Notre Seigneur Jésus-Christ.
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