Une nouvelle polémique éclate à Saint-Quentin, dans l'Aisne. Selon une enquête publiée ce vendredi 6 novembre par Boulevard Voltaire, l'association « Fier.e.s et Queer » prévoit d'installer, samedi 7 novembre, un stand contre Vincent Bolloré à l'intérieur de l'ancienne église Sainte-Thérèse. Un choix qui provoque déjà des réactions parmi certains responsables politiques locaux, alors que ce bâtiment conserve ses vitraux, son architecture religieuse et la croix du Christ.
L'église Sainte-Thérèse n'est toutefois plus affectée au culte depuis 2010. Depuis 2023, elle accueille les activités de la compagnie de cirque Isis, ainsi que plusieurs associations culturelles et solidaires. Une campagne de financement a été lancée cette année pour permettre son acquisition au prix de 90 000 euros. Le bâtiment, inscrit aux monuments historiques, nécessite également d'importants travaux de restauration.
Cette nouvelle annonce intervient quelques mois après une première controverse impliquant la même association. En juin dernier, lors d'un spectacle de drag-queens organisé à proximité de la basilique de Saint-Quentin, une chanson contenant une référence sexuelle à un enfant avait suscité de nombreuses protestations. Plusieurs élus et habitants avaient alors dénoncé le contenu de cette représentation. Il s'agit cependant d'un événement distinct de celui qui est annoncé pour samedi.
Interrogé par Boulevard Voltaire, Romain Durand, délégué départemental de Reconquête dans l'Aisne, considère que le choix de l'ancienne église Sainte-Thérèse est une provocation envers les catholiques. Il rappelle que ce bâtiment a accueilli pendant des décennies les baptêmes, les communions, les mariages et les funérailles des habitants. Selon lui, même si le lieu n'est plus consacré au culte, son histoire religieuse mérite d'être respectée.
De son côté, Claire Géronimi, conseillère municipale RN-UDR de Saint-Quentin, s'interroge sur cette soirée militante. Elle annonce vouloir demander à la municipalité un bilan des subventions déjà accordées à l'association et un examen des futurs financements. La question de l'utilisation de l'argent public est donc également soulevée, sans que l'article établisse que des subventions financent directement cet événement.
À ce stade, il s'agit d'une manifestation annoncée pour le 7 novembre, et non d'un événement déjà réalisé. Aucun commentaire de l'association ou des responsables du bâtiment sur cette polémique précise n'a pu être confirmé. Cette affaire soulève néanmoins une question bien réelle : quelle place doit conserver l'histoire chrétienne d'un édifice religieux lorsque celui-ci cesse d'être affecté au culte et devient un lieu culturel ?
Source : Boulevard Voltaire (https://www.bvoltaire.fr/info-bv-fier-e-s-et-queer-apres-tripoter-mon-fils-un-stand-anti-bollore-dans-une-eglise/)







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