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« Nous ne savons toujours pas célébrer » : l’aveu historique d’un haut responsable de la liturgie

« Nous ne savons toujours pas célébrer » : l’aveu historique d’un haut responsable de la liturgie

Plus de soixante ans après le concile Vatican II, un haut responsable de la liturgie en Italie explique très concrètement : « Nous ne savons toujours pas célébrer ». Comment l’Église en est-elle arrivée à cet aveu d’échec retentissant, et surtout, que va-t-il se passer maintenant ? Je vous explique tout ce matin sur Radio Du Clocher.

L’actualité maîtresse : Le terrible constat d’échec sur la Messe

L’aveu est historique, et le lieu où il a été prononcé lui donne tout son poids. Nous sommes à Catane, en Sicile, où vient de s’achever la 76e Semaine liturgique nationale. C’est là que l’archevêque de Catanzaro-Squillace, Monseigneur Claudio Maniago, a pris la parole. Cet homme n’est pas n’importe qui : il préside la Commission épiscopale pour la liturgie en Italie. C’est lui qui donne le cap.

Dans son discours de clôture, le prélat a lâché cette phrase choc : « Nous ne savons toujours pas célébrer de manière à faire émerger la splendeur de la liturgie ». Le constat est rude. Le président de la commission liturgique reconnaît publiquement que le but recherché par la réforme de Vatican II n’est toujours pas atteint.

La veille même, le pape Léon XIV avait consacré son audience générale à ce sujet, mettant fermement en garde contre les abus postconciliaires qui se vérifient malheureusement encore aujourd’hui. Pour Monseigneur Maniago, un simple « lifting » ne suffira pas. Il réclame une révision profonde.

Le Flash Actu

Euthanasie : Nos hôpitaux catholiques en danger

Le combat se durcit en France autour de la fin de vie. La loi autorisant l’euthanasie a été promulguée à la fin de l’été. Aujourd’hui, les opposants se mobilisent pour protéger nos établissements de santé catholiques. Le Conseil constitutionnel a émis une vague réserve pour garantir leur liberté de conscience, mais sans modifier le texte. Les militants pro-euthanasie dénoncent déjà ce droit de refus. Le risque majeur ? Suivre le sinistre modèle canadien, où des directeurs d’hôpitaux catholiques sont aujourd’hui traînés en justice pour avoir refusé l’acte létal.

Jérusalem : Paralysie pour les écoles chrétiennes

C’est le blocage total pour les écoles chrétiennes de Jérusalem. Le jour de la rentrée, plus de 8 500 élèves ont trouvé portes closes. Le motif est administratif : les autorités israéliennes n’ont pas renouvelé les permis de dizaines de professeurs palestiniens résidant en Cisjordanie. Sans eux, impossible d’assurer la sécurité et les cours. Le patriarcat latin demande une solution d’urgence pour cette minorité chrétienne déjà lourdement éprouvée.

Profanation à Saint-Marin : Le tabernacle volé

Une grave profanation a frappé le diocèse de Saint-Marin-Montefeltro. Alors que le pape visitait la région, le couvent des Servites de Marie a été saccagé. Neuf portes défoncées, des objets sacrés volés, mais surtout : le tabernacle a été arraché. Il a été retrouvé abandonné à l’extérieur, avec les hosties consacrées laissées à l’intérieur. Face à ce sacrilège glaçant, l’évêque célèbre aujourd’hui une messe de réparation.

Amsterdam : Un grand rassemblement pour Marie

Une immense procession publique s’annonce aux Pays-Bas. C’est le Rosary Rally, organisé ce samedi à Amsterdam. L’événement commencera par une messe pontificale traditionnelle célébrée par le cardinal Raymond Burke, avant une grande procession avec la statue de la Vierge jusqu’au Vondelpark pour y réciter le chapelet. Une belle initiative en réparation au Cœur Immaculé de Marie.

Le Saint du Jour : Sainte Rosalie de Palerme

Revenons maintenant en 1624, dans les rues de Palerme. La peste noire ravage la ville et les cadavres s’entassent. C’est alors qu’une jeune femme apparaît au chevet d’une malade à l’agonie. Elle la guérit et lui révèle l’endroit où reposent ses os. Cette apparition, c’est sainte Rosalie.

Née vers 1125 dans la haute noblesse sicilienne, Rosalie est promise à un brillant mariage. Mais la veille de ses noces, en se regardant dans un miroir, c’est le visage du Christ qu’elle aperçoit. À seulement 14 ans, elle abandonne la cour, ses richesses, et s’enfuit dans les montagnes. Elle y mène une vie d’ascèse absolue, gravant sur la pierre : « Moi, Rosalie, pour l’amour de mon Seigneur Jésus-Christ, j’ai décidé de vivre dans cette grotte. » Morte dans l’anonymat en 1160, Dieu ne l’a pas oubliée. Lorsque ses reliques sont retrouvées et portées en procession en 1624, la peste disparaît totalement de Palerme.

L’Évangile du Jour : Le vin nouveau et les vieilles outres

Voici maintenant l’Évangile selon saint Luc, au chapitre 5, versets 33 à 39.

En ce temps-là, les pharisiens et les scribes dirent à Jésus : « Les disciples de Jean le Baptiste jeûnent souvent et font des prières ; de même ceux des pharisiens. Au contraire, les tiens mangent et boivent ! »
Jésus leur dit : « Pouvez-vous faire jeûner les invités de la noce, pendant que l’Époux est avec eux ? Mais des jours viendront où l’Époux leur sera enlevé ; alors, en ces jours-là, ils jeûneront. »
Il leur dit aussi en parabole : « Personne ne déchire un morceau à un vêtement neuf pour le coudre sur un vieux vêtement. Autrement, on aura déchiré le neuf, et le morceau qui vient du neuf ne s’accordera pas avec le vieux. Et personne ne met du vin nouveau dans de vieilles outres ; autrement, le vin nouveau fera éclater les outres, il se répandra et les outres seront perdues. Mais on doit mettre le vin nouveau dans des outres neuves. Jamais celui qui a bu du vin vieux ne désire du nouveau. Car il dit : “C’est le vieux qui est bon.” »

Commentaire

Place maintenant au commentaire. Saint Augustin nous explique qu’il y a deux sortes de jeûnes : celui de l’affliction pour nos péchés, et celui de la joie spirituelle. Ici, Jésus se présente comme l’Époux. Sa présence sur terre est une noce divine. Mais Jésus annonce déjà sa Passion. Aujourd’hui, dans le temps de l’Église militante, l’Époux nous est enlevé physiquement. C’est notre temps, où nous devons lutter par le jeûne.

Le Christ utilise ensuite l’image des vieilles outres. Le vin nouveau, c’est la grâce brûlante de l’Évangile. Les vieilles outres représentent notre nature abîmée par le péché. On ne peut pas verser la grâce dans un cœur qui s’accroche obstinément à ses mondanités. Nous essayons souvent de coudre l’Évangile sur nos mauvaises habitudes. Résultat : la déchirure s’agrandit, l’outre éclate, et la foi se perd. Pour recevoir vraiment le Christ, nous devons accepter de devenir des outres neuves par une véritable conversion.

Prière et Appel au soutien

Prions maintenant tous ensemble, si vous le voulez bien.

Seigneur Jésus, Toi l’Époux de l’Église, donne-nous la grâce de devenir des outres neuves, capables de conserver le vin de Ton Évangile. Ne permets pas que nous nous habituions à la médiocrité. Nous Te confions aujourd’hui Ta sainte liturgie. Donne à Tes prêtres l’amour du sacré, pour que chaque messe soit célébrée avec noblesse. Nous Te prions pour les soignants catholiques menacés, et pour les chrétiens de Terre Sainte. Pardonne, Seigneur, les terribles profanations commises contre Ton Saint Sacrement. Par l’intercession de sainte Rosalie, donne-nous le courage de Te suivre.

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À demain sur Radio Du Clocher et que la Grâce du Seigneur vous garde dans sa PAIX !

Conversation des fidèles

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