Le Cardinal Gerhard Müller a soulevé de profondes inquiétudes concernant les récentes législations au Royaume-Uni interdisant la prière devant les établissements d’avortement. Il a établi un parallèle frappant entre cette interdiction et la persécution des prélats catholiques sous le régime nazi qui priaient pour les Juifs. Ses déclarations, faites lors d’une allocution écrite pour la conférence Le Tavole di Assisi le 6 septembre, ont été relayées par Kath.net.
Le Cardinal Müller, ancien préfet de la Congrégation (aujourd’hui Dicastère) pour la Doctrine de la Foi, a affirmé que les idéologues nazis, malgré la connaissance intrinsèque de l’horreur de leurs actes, ont engourdi leurs consciences avec une idéologie raciale déshumanisante. Cette idéologie prétendait que les Juifs et d’autres peuples n’étaient pas pleinement humains, rendant ainsi inopérante, à leurs yeux, la loi naturelle gravée dans le cœur de chaque être rationnel : « Tu ne tueras point » (Ex 20:13 ; Deut 5:17).
De manière analogue, le Cardinal Müller a observé que les idéologues de l’avortement sont conscients que l’enfant dans le ventre de sa mère est un être humain individuel qui ne doit pas être tué. Cependant, pour dissimuler ce crime, ils soutiennent que les enfants à naître ne sont pas encore des êtres humains pleinement développés, permettant ainsi leur élimination si nécessaire. Pour apaiser leurs consciences, a-t-il ajouté, ils criminalisent ceux qui défendent le droit à la vie des enfants à naître.
Le prélat allemand a illustré son propos avec l’exemple du Royaume-Uni, où il est désormais possible d’être emprisonné pour avoir prié pour la vie des enfants à naître devant une clinique d’avortement. Il a comparé cette situation à celle de l’Allemagne nazie, où le prêtre de la cathédrale de Berlin, le Bienheureux Père Bernhard Lichtenberg, est mort en détention de la Gestapo en 1943 pour avoir simplement prié pour les Juifs persécutés.
Le Cardinal Müller a étendu sa critique à l’idéologie du genre, qu’il décrit comme un « délire de genre » qui persuade les adolescents qu’ils peuvent changer de sexe. Selon lui, cette idéologie les pousse vers une « misère physique et une souffrance mentale à vie » par le biais d’automutilations assistées.
Il a conclu en exprimant sa gratitude envers l’administration Trump, estimant qu’elle avait restauré la loi morale naturelle comme fondement de l’action gouvernementale aux États-Unis, puissance de premier plan du monde libre.
Le Royaume-Uni a effectivement mis en place des « lois sur les zones tampons » autour des installations d’avortement, interdisant tout activisme pro-vie, y compris la prière silencieuse. Isabel Vaughan-Spruce, militante pro-vie britannique, a été arrêtée et interrogée à plusieurs reprises pour avoir prié silencieusement dans ces « zones tampons ». En juin, le Parlement britannique a voté en faveur d’un projet de loi qui décriminalise complètement l’avortement, l’autorisant jusqu’au moment de la naissance.





