La persécution des chrétiens ne se résume pas à quelques attaques dont nous entendons parfois parler dans les médias. Dans de nombreux pays, elle prend des formes très différentes : massacres, enlèvements, discriminations, lois contre le blasphème, emprisonnements arbitraires ou encore impossibilité, pour certaines communautés chrétiennes, de vivre simplement leur foi.
Pour parler de cette réalité, j’ai reçu Angélique Gourlay, présidente de CSI France – Solidarité Chrétienne Internationale, engagée depuis plus de vingt-cinq ans auprès des chrétiens persécutés. Au cours de cet entretien, nous avons notamment évoqué la situation dramatique du Nigeria, l’action concrète de CSI sur le terrain, les persécutions souvent ignorées en Occident ainsi que les moyens dont disposent les chrétiens français pour venir en aide à leurs frères.
L’entretien est également disponible intégralement en vidéo :
CHRÉTIENS PERSÉCUTÉS : CSI FRANCE NOUS ALERTE !
https://youtu.be/E8ppCEsK-aQ
CSI France, une association au service des chrétiens persécutés
Napo : Pouvez-vous commencer par nous présenter CSI France ?
Angélique Goulet : Solidarité Chrétienne Internationale est une ONG chrétienne. CSI France existe depuis 1979 et a été créée par un prêtre catholique alsacien. Cela explique notamment notre présence historique assez importante en Alsace, même si nous avons aujourd’hui des membres dans toute la France. Notre siège se trouve à Paris.
La maison mère de CSI est installée en Suisse. Depuis l’origine, l’organisation réunit des chrétiens de différentes confessions. La branche suisse a d’ailleurs été créée par un pasteur. Aujourd’hui encore, au conseil d’administration de CSI France, nous avons principalement des catholiques, mais également des évangéliques.
Cette organisation interconfessionnelle est liée à notre mission : nous défendons la liberté religieuse et les chrétiens persécutés. Or, malheureusement, les persécutions ne font pas la différence entre catholiques, protestants ou évangéliques.
Un reportage qui a changé sa vie
Comment avez-vous personnellement découvert CSI ?
Cela fait aujourd’hui plus de vingt-cinq ans que je suis engagée auprès de CSI et un peu plus de quinze ans que j’en suis présidente en France. J’ai découvert l’association d’une manière assez inattendue : dans la salle d’attente de mon dentiste, en lisant un numéro de Paris Match.
Il y avait un reportage consacré à l’action de CSI auprès d’esclaves chrétiens au Soudan du Sud. Ces personnes avaient été victimes de razzias menées notamment par des djihadistes et avaient subi toutes sortes de mauvais traitements. CSI participait alors à leur libération et à leur retour dans leur région.
Ce reportage m’a profondément marquée. J’ai cherché à savoir qui se trouvait derrière cette action, j’ai pris contact avec CSI et, finalement, je ne suis plus jamais partie. Je suis moi-même catholique.
De la marginalisation jusqu’aux pogroms
Y a-t-il ensuite eu des rencontres qui vous ont permis de mieux comprendre ce que vivent les chrétiens sur place ?
Oui. J’ai beaucoup appris notamment auprès de Pascale Warda, notre correspondante en Irak, qui dirige l’ONG Hammurabi Human Rights. Elle travaille depuis bien avant la guerre d’Irak afin que les chrétiens puissent simplement être considérés comme des citoyens à part entière.
À travers ces rencontres, j’ai compris qu’il existe plusieurs degrés dans la persécution. Elle ne commence pas toujours par des massacres. Cela peut commencer par de simples discriminations : ne pas pouvoir accéder à certains emplois, ne pas pouvoir devenir fonctionnaire, être considéré comme un citoyen de seconde zone ou rencontrer davantage de difficultés simplement parce que l’on est chrétien.
Puis les situations peuvent dégénérer. En Irak, pendant la guerre et surtout avec l’occupation de territoires par l’État islamique, nous sommes passés à quelque chose de beaucoup plus violent, avec de véritables pogroms. Il faut donc comprendre que les persécutions ne surgissent pas toujours du jour au lendemain. Elles peuvent s’enraciner dans une longue histoire de marginalisation.
La persécution chrétienne ne concerne pas seulement le Moyen-Orient
Votre regard a-t-il changé depuis vos débuts ?
Oui, parce qu’au commencement j’étais surtout tournée vers le Moyen-Orient et la question du djihadisme. Puis j’ai découvert d’autres réalités. Nous travaillons par exemple en Inde, où des chrétiens sont victimes de violences liées à des mouvements hindouistes radicaux. Il existe également des formes de persécution dans certains contextes bouddhistes, notamment au Sri Lanka.
Lorsque la religion est instrumentalisée par des mouvements nationalistes et que la violence contre certaines communautés est encouragée ou tolérée, des persécutions peuvent apparaître sous des formes très différentes.
Il ne faut pas non plus oublier le communisme. CSI a été créée dans les années 1970 notamment pour soutenir les chrétiens vivant derrière le rideau de fer. Aujourd’hui encore, des problèmes existent dans des pays communistes comme le Vietnam ou la Chine. Nous pouvons également citer le Nicaragua. Les situations sont différentes d’un pays à l’autre, mais la liberté religieuse reste gravement menacée dans de nombreuses régions du monde.
« Leur foi leur permet de se remettre debout »
Qu’est-ce qui vous frappe le plus chez les victimes que vous rencontrez ?
Ce qui m’a peut-être le plus étonnée, c’est la manière dont certaines personnes arrivent à se relever grâce à leur foi. Sans l’avoir vu, j’aurais eu du mal à imaginer une telle force.
Certaines ont absolument tout perdu. Elles ont été chassées de leur maison, ont perdu des proches, parfois leur village entier. Et malgré cela, elles réussissent à repartir, à reconstruire quelque chose et parfois même à rendre grâce à Dieu simplement parce qu’elles ont survécu.
On pourrait penser que de telles personnes resteraient complètement détruites jusqu’à la fin de leur vie. Pourtant, nous voyons aussi cette espérance extraordinaire que peut donner la foi chrétienne.
Quel est le rôle de CSI International ?
CSI International mène notamment un travail de plaidoyer auprès des institutions internationales. L’organisation peut intervenir auprès des Nations unies afin de faire connaître la situation de groupes chrétiens persécutés et organise également des événements à Genève avec des témoins ou des experts.
Des représentants de différents pays peuvent ainsi entendre directement ceux qui connaissent les situations sur le terrain. C’est un travail de longue haleine, mais il reste indispensable, même dans une époque où les rapports de force prennent souvent le dessus sur les questions de droits de l’homme.
CSI dispose également de salariés qui travaillent dans l’humanitaire et se rendent sur place. Nous travaillons essentiellement avec des partenaires locaux : des Églises ou des ONG chrétiennes. Ces équipes permettent de vérifier que l’argent est réellement utilisé pour les projets prévus, que les actions sont efficaces et que l’aide répond aux besoins des populations.
En France, des bénévoles, des collectes et beaucoup de prière
Et quel est précisément le rôle de CSI France ?
En France, nous sommes essentiellement des bénévoles. Notre mission consiste à faire connaître la situation des chrétiens persécutés, à collecter des fonds, à relayer certaines campagnes de plaidoyer ou des pétitions et, évidemment, à communiquer.
Mais la prière occupe également une place très importante. Nous prions pour des personnes rencontrées sur le terrain, pour des prisonniers, pour ceux qui attendent leur libération ou pour ceux qui tentent de reconstruire leur vie après avoir tout perdu.
Nous avons notamment un groupe WhatsApp consacré à la prière ainsi qu’une veillée mensuelle organisée à distance. Nous organisons également plusieurs événements dans l’année afin de sensibiliser les chrétiens français à certaines situations particulières.
Comment CSI choisit-elle les pays où intervenir ?
Avant d’ouvrir une nouvelle action dans un pays, CSI réalise ce que nous appelons un voyage d’étude. Il faut d’abord vérifier qu’il existe réellement des communautés chrétiennes en grande difficulté, mais également déterminer si les institutions locales ou la société civile sont capables de répondre elles-mêmes à leurs besoins.
Nous ne pouvons malheureusement pas être partout. Nos moyens sont limités et nous devons donc essayer d’aller là où notre présence peut véritablement faire une différence. Il faut également trouver des partenaires locaux fiables, connaissant parfaitement le terrain et capables d’agir concrètement auprès des victimes.
CSI intervient aujourd’hui dans une douzaine de pays. Lorsqu’une nouvelle implantation est envisagée, ce processus peut donc être relativement long.
CSI France reste indépendante
CSI France dépend-elle directement de CSI International ?
CSI France est juridiquement une association française indépendante. En tant que présidente, je réponds par exemple à notre assemblée générale et non au président de CSI International.
Nous fonctionnons davantage comme un réseau. Notre conseil d’administration et notre assemblée générale décident des actions que nous souhaitons soutenir. En revanche, pour le travail international, nous nous appuyons beaucoup sur les professionnels présents en Suisse, qui disposent de l’expérience et des contacts nécessaires sur le terrain.
Le Nigeria, l’une des plus grandes urgences actuelles
Quel pays vous inquiète particulièrement aujourd’hui ?
Le Nigeria, sans hésiter. Dans certaines régions, nous pouvons pratiquement parler d’attaques meurtrières tous les quelques jours. La situation est particulièrement inquiétante dans la ceinture centrale du pays, une région très rurale où de nombreux villages chrétiens sont régulièrement attaqués et parfois entièrement détruits.
Une partie de ces violences est notamment attribuée à des groupes armés issus de populations peules et à des réseaux djihadistes. Il faut également prendre en compte l’héritage de Boko Haram dans le nord-est du pays.
Même si Boko Haram a diminué certaines de ses activités par rapport aux années les plus terribles, les conséquences sont toujours visibles. Des milliers de personnes ont été déplacées et certaines familles vivent depuis plus de dix ans dans des camps.
CSI soutient notamment le diocèse catholique de Maiduguri, qui accueille des réfugiés. Quand on imagine que des chrétiens vivent depuis plus d’une décennie loin de chez eux, simplement parce qu’ils ont été chassés de leurs villages, on comprend que la crise n’est absolument pas terminée.
Les chrétiens du Nigeria sont-ils réellement ciblés ?
On présente parfois ces violences comme de simples conflits entre éleveurs et agriculteurs. Cette explication vous paraît-elle suffisante ?
Non, et c’est précisément une des difficultés que nous rencontrons lorsqu’il faut expliquer la situation au public français. Bien entendu, il existe des conflits liés aux terres, à l’agriculture ou à l’élevage. Personne ne nie cette dimension.
Mais cela ne permet pas d’effacer la dimension religieuse de nombreuses attaques. Dans certaines régions du nord et du centre, les chrétiens sont minoritaires. Une étude menée par deux chercheurs, que j’ai consultée, indiquait qu’ils subissaient proportionnellement environ 8,7 à 9 fois plus d’attaques que les musulmans.
Lorsque vous avez une population moins nombreuse mais qui se retrouve attaquée neuf fois plus souvent proportionnellement, il devient difficile de soutenir qu’elle n’est pas spécifiquement visée.
Il existe donc plusieurs facteurs, mais il est clair que les chrétiens sont ciblés dans un nombre important de violences et que la dimension djihadiste ne peut pas être ignorée.
Une situation très loin d’être réglée
Le Nigeria a notamment attiré l’attention internationale après certaines déclarations de Donald Trump et l’intervention américaine sur le sujet. Mais, selon Angélique Goulet, les déclarations laissant ensuite entendre que la situation aurait été maîtrisée ne correspondent pas à ce que CSI observe sur place.
« Rien que durant le mois de juillet 2026, nous avons compté environ 250 tués dans la ceinture centrale », affirme-t-elle. Pour CSI France, parler aujourd’hui d’une crise terminée serait donc totalement prématuré.
Des villages chrétiens parfois laissés sans défense
Les populations locales peuvent-elles organiser leur propre défense ?
C’est extrêmement compliqué. Dans l’un des États particulièrement touchés, un gouverneur avait demandé la possibilité de disposer de forces chargées de protéger les villages. Le gouvernement fédéral a refusé en rappelant qu’il disposait du monopole de l’armée et du maintien de l’ordre.
Le problème, c’est que les forces fédérales ne remplissent pas toujours cette mission. Nous avons eu l’exemple récent d’une attaque menée à quelques kilomètres seulement d’un camp militaire. Les coups de feu étaient nécessairement audibles, mais les militaires ne sont pas intervenus.
Il nous a également été rapporté que, dans certaines attaques, des habitants avaient reconnu parmi les assaillants des personnes appartenant aux forces militaires. Il ne s’agit évidemment pas de généraliser cela à toutes les forces nigérianes, mais cela illustre le chaos qui règne dans certaines régions.
En face, les communautés chrétiennes sont souvent simplement composées de paysans. Elles sont désarmées et extrêmement vulnérables.
Les lois contre le blasphème, une persécution beaucoup plus discrète
Quelles sont les formes de persécution dont on parle encore trop peu ?
Les lois contre le blasphème représentent un problème majeur. Dans plusieurs pays musulmans, ces lois peuvent devenir des armes extrêmement faciles à utiliser contre les chrétiens.
Nous avons par exemple accompagné une infirmière chrétienne, mère de plusieurs enfants. Elle avait simplement publié sur un réseau social un message condamnant le meurtre d’une jeune étudiante chrétienne. Elle a pourtant été accusée de blasphème et a passé dix-huit mois en prison.
CSI a dû financer son assistance juridique et ses avocats pendant plusieurs années de procédure. Elle a finalement été acquittée, mais même après un acquittement, la vie ne redevient pas normale. Les personnes accusées doivent souvent déménager car elles restent menacées.
Ces lois peuvent également servir dans des conflits totalement ordinaires. Imaginons un commerçant musulman qui souhaite se débarrasser d’un concurrent chrétien : une accusation de blasphème peut suffire à déclencher un scandale. Même si la justice finit par reconnaître l’innocence du chrétien, son commerce peut être détruit et sa sécurité compromise.
Nous rencontrons notamment ce problème au Nigeria mais aussi beaucoup au Pakistan, où CSI travaille avec des avocats.
Les gouvernements occidentaux pourraient-ils faire davantage ?
L’Europe et les États-Unis disposent-ils réellement de moyens de pression ?
Les moyens existent, mais ils sont peu utilisés. Lorsque les dirigeants occidentaux se rendent dans certains pays, ils sont souvent accompagnés de chefs d’entreprise et les questions économiques ou commerciales prennent naturellement beaucoup de place.
Faire passer les droits de l’homme ou la liberté religieuse avant les contrats est beaucoup plus compliqué.
Il reste cependant possible d’agir sur certains cas particuliers. CSI relaie notamment des pétitions concernant des personnes dont la situation est particulièrement injuste et peut essayer de mobiliser des responsables politiques, notamment des députés européens.
En Syrie, par exemple, nous travaillons actuellement sur le cas de Souleiman Khalil, un maire qui avait joué un rôle important pour défendre sa ville pendant la guerre contre l’État islamique et qui se trouve aujourd’hui emprisonné depuis le changement de régime.
Ce genre d’action demande énormément de patience. Il faut parfois des années et une succession de petites pressions diplomatiques avant d’obtenir un résultat.
CSI travaille avec d’autres organisations chrétiennes
CSI France n’agit pas seule. L’association échange régulièrement avec d’autres organisations engagées auprès des chrétiens persécutés ou des populations en difficulté.
À Strasbourg, CSI a notamment participé à une rencontre consacrée au martyre avec L’Œuvre d’Orient et Portes Ouvertes. Sur le terrain, les collaborations passent souvent directement par les Églises et les partenaires locaux.
En Arménie, CSI travaille également avec Caritas. Des coalitions peuvent enfin être créées autour de dossiers particuliers, comme celui des prisonniers arméniens du Haut-Karabakh détenus à Bakou, en Azerbaïdjan.
En France aussi, les chrétiens doivent apprendre à s’affirmer
Vous avez organisé un week-end intitulé « L’audace d’être chrétien ». Les catholiques français ont-ils pris l’habitude de cacher leur foi ?
Je pense qu’on le ressent effectivement dans la vie quotidienne. Nous faisons parfois attention à ne pas trop montrer notre foi, à ne pas faire certains gestes ou à ne pas parler trop ouvertement.
Mais il faut également relativiser notre situation lorsque nous connaissons celle des chrétiens réellement persécutés dans d’autres pays. Jésus nous avait prévenus : nous ne sommes pas du monde.
Je constate aussi quelque chose d’encourageant chez les nouvelles générations de catholiques et d’évangéliques. Elles semblent davantage disposées à s’affirmer publiquement. Les Marches pour Jésus en sont par exemple une manifestation assez impressionnante.
Il existe en revanche des difficultés particulières dans le monde professionnel. Des médecins, infirmiers ou enseignants peuvent avoir le sentiment de ne pas pouvoir exercer leur métier exactement comme leur conscience chrétienne le souhaiterait.
Un infirmier peut par exemple vouloir apporter une parole chrétienne de réconfort à un malade mais être très limité dans un hôpital public. De même, un enseignant travaillant avec des jeunes en grande difficulté ne peut pas simplement leur parler de Jésus dans le cadre de l’école publique.
Le visage d’une femme nigériane qu’elle n’oubliera jamais
Parmi toutes les victimes rencontrées depuis vingt-cinq ans, y a-t-il un visage qui vous accompagne encore ?
Oui. Celui d’une femme nigériane qui avait tout perdu : son mari et ses enfants. Elle était la seule survivante de sa famille.
Lors d’une veillée organisée à Strasbourg, j’ai projeté sa photographie. Nous sommes simplement restés en silence devant son visage. Il n’y avait finalement pas grand-chose à ajouter.
Parfois, être solidaire des chrétiens persécutés consiste déjà à accepter de regarder leur souffrance sans détourner les yeux. Cette femme avait perdu toute sa famille et devait malgré tout essayer de retrouver la foi, l’espérance et la force de continuer à vivre.
Je n’ai jamais oublié cette photographie. Les personnes présentes ce soir-là non plus.
« Il faut beaucoup prier »
Comment supporte-t-on humainement autant de témoignages dramatiques ?
Il faut beaucoup de foi et il faut énormément prier. La prière est vraiment au cœur de notre fonctionnement.
Toutes les réunions de CSI commencent d’ailleurs par une prière, y compris lorsque nous devons simplement discuter de questions pratiques ou administratives.
Nous ne pouvons pas nous confronter constamment à ces situations uniquement avec nos propres forces.
Comment aider concrètement les chrétiens persécutés ?
Pour Angélique Goulet, la première réponse reste donc la prière. Les catholiques français peuvent prier personnellement pour les chrétiens persécutés, offrir leur messe à leur intention ou faire célébrer des messes pour ceux qui souffrent.
Il est également possible de soutenir financièrement les organisations présentes sur le terrain. CSI a évidemment besoin de dons pour financer ses actions, les partenaires locaux, l’assistance juridique ou l’aide aux populations déplacées.
Enfin, l’association recherche des bénévoles, et il n’est pas nécessaire d’habiter Paris. Une grande partie du travail peut être réalisée à distance. CSI recherche notamment des personnes capables d’aider à organiser des événements, de présenter l’association dans les paroisses ou de travailler sur la communication.
Les jeunes connaissant bien YouTube, Facebook, Instagram, TikTok ou les autres réseaux sociaux peuvent notamment apporter une aide très concrète. La communication prend aujourd’hui énormément de temps et représente un enjeu majeur pour faire connaître la situation des chrétiens persécutés.
Le bénévolat peut également ouvrir des portes
CSI accueille également des jeunes souhaitant découvrir le monde associatif et humanitaire. Cette expérience peut parfois devenir un premier pas vers un engagement professionnel.
Angélique Goulet raconte ainsi le cas récent d’un jeune bénévole ayant travaillé avec CSI France avant d’être recruté chez Portes Ouvertes. En participant à des événements, il avait acquis de l’expérience, davantage de confiance en lui et surtout rencontré directement des personnes travaillant dans le milieu.
L’engagement auprès de CSI peut donc également permettre de découvrir tout un réseau d’associations chrétiennes engagées dans la défense des chrétiens persécutés.
Où retrouver et soutenir CSI France ?
Toutes les informations concernant l’association sont disponibles sur : csi-france.fr
CSI France est également présente sur plusieurs réseaux sociaux, notamment Facebook, Instagram, X et YouTube. Chacun peut aider selon ses possibilités : financièrement, en donnant de son temps, en parlant de la persécution des chrétiens autour de lui ou simplement en priant.
Catholiques, protestants et évangéliques conservent évidemment leurs différences théologiques. Mais lorsqu’un chrétien voit son village détruit, lorsqu’une mère perd ses enfants, lorsqu’un homme est emprisonné à cause de sa foi ou lorsqu’une famille est contrainte de quitter sa terre, il existe également un devoir évident de solidarité entre chrétiens.
Nous avons donc terminé cet entretien avec Angélique Goulay par un Je vous salue Marie, offert pour les chrétiens persécutés, pour CSI France et pour toutes les personnes qui donnent de leur temps afin de venir en aide aux victimes.
Je vous salue Marie, pleine de grâce, le Seigneur est avec vous. Vous êtes bénie entre toutes les femmes et Jésus, le fruit de vos entrailles, est béni. Sainte Marie, Mère de Dieu, priez pour nous pauvres pécheurs, maintenant et à l’heure de notre mort. Amen.
Que le Seigneur protège nos frères chrétiens persécutés, console ceux qui ont perdu leurs proches et soutienne ceux qui, sur le terrain, refusent de les abandonner.
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CHRÉTIENS PERSÉCUTÉS : CSI FRANCE NOUS ALERTE !





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