Il y a 2000 ans, c’est sur le chemin de Damas que le Seigneur saisit Saul, le fit tomber à terre, et le transforma pour toujours en apôtre Paul. Aujourd’hui, aux États-Unis, un camp catholique portant le même nom écrit, à son tour, des pages de conversion brûlantes dans le cœur des jeunes générations.
Ce camp, Damascus, situé dans l’Ohio, n’est pas un simple centre de vacances avec des jeux et des chants au coin du feu. C’est un haut-lieu de mission où les jeunes rencontrent le Christ vivant dans l’Eucharistie, apprennent à prier, à vivre dans la grâce, et repartent enflammés par la foi catholique. Et cette année, le camp fête ses 25 ans de vie et de croissance exceptionnelle, passée de 63 jeunes en 1999 à près de 7 000 aujourd’hui.
À première vue, le programme peut surprendre : tyrolienne, escalade, paintball, archerie… Mais tout est ordonné à une seule finalité : la rencontre personnelle avec le Christ.
Comme le dit Dan DeMatte, cofondateur du projet :
« Une foi d’aventure passe par des activités d’aventure. »
Loin d’un enseignement abstrait ou tiède, Damascus propose une expérience totale, où le corps, l’intelligence et l’âme sont mobilisés ensemble. Chaque journée est rythmée par la messe, l’adoration, la confession, la prière silencieuse, mais aussi par le dépassement physique, l’entraide, la joie communautaire. Et c’est là que le miracle opère : les jeunes découvrent la puissance de l’Esprit Saint. Ils n’apprennent pas la foi comme une leçon de catéchisme, ils la vivent, la goûtent, ils en sont transformés.

Contrairement à d’autres expériences spirituelles éphémères, Damascus laisse une trace durable. Ce n’est pas une parenthèse d’été, c’est le point de départ d’un feu qui ne s’éteint pas. Beaucoup de jeunes repartent avec un cœur renouvelé, un goût profond pour la prière, une fidélité à la messe et à l’adoration. Certains montent des groupes de prière, organisent des adorations paroissiales, deviennent missionnaires dans leurs lycées, dans leurs familles, voire plus tard dans leur diocèse. « Nos jeunes ne connaissent pas seulement le Saint-Esprit, ils deviennent ses amis intimes », explique DeMatte.
Et les chiffres sont là pour le prouver :
Avant leur venue, seulement 27 % des jeunes priaient chaque jour. Après leur séjour, 82 % déclarent vouloir prier quotidiennement. Et surtout, 98 % d’entre eux croient en la Présence réelle du Christ dans l’Eucharistie — contre 27 % seulement dans la moyenne nationale américaine. Un fruit inestimable.
Fort de ce succès spirituel, Damascus s’est étoffé : 250 jeunes adultes donnent leur vie à l’évangélisation à plein temps dans les écoles, les paroisses, les diocèses.
Le camp propose désormais des retraites pour adultes, des missions itinérantes, des conférences, et des accompagnements spirituels sur l’année entière. Et la demande explose. Chaque été, plus de 2 000 jeunes sont sur liste d’attente, faute de place. C’est pourquoi, après l’Ohio et le Michigan, un nouveau site ouvrira bientôt à Emmitsburg, dans le Maryland.
Dan DeMatte rêve à présent d’implanter un camp catholique de ce type à moins de 8 heures de route de chaque jeune américain. Un rêve qu’on ne peut que souhaiter voir se réaliser.






