L’archidiocèse de Quito, en Équateur, a annoncé avec une profonde douleur le décès du père Maximiliano José Estupinan Gaisbauer, retrouvé sans vie le lundi 23 mars. Selon les premiers éléments communiqués par l’Église locale, tout porte à croire que le prêtre a été assassiné à son domicile, situé dans le quartier de Chaquibamba, à proximité de la commune de Guayllabamba.
Face à ce drame, les responsables ecclésiaux s’en sont remis aux autorités équatoriennes. Sous l’égide de l’archevêque de Quito, Mgr Alfredo José Espinoza, l’archidiocèse a officiellement réclamé l’ouverture d’une enquête qu’elle souhaite sérieuse, transparente et rapide. L’objectif est de faire toute la lumière sur les circonstances de ce décès tragique, d’identifier les coupables et de rendre justice au défunt. Dans l’attente des conclusions de la police, les fidèles ont été invités à s’unir dans la prière pour le repos éternel de leur frère prêtre, et à implorer le Seigneur d’accorder force et consolation à sa famille, à ses amis et à tous ceux qui pleurent aujourd’hui sa disparition.
Surnommé affectueusement le « père Max », Maximiliano José Estupinan Gaisbauer était âgé de 64 ans. Né le 6 septembre 1961 d’une mère allemande, ce prêtre équatorien avait été ordonné le 20 mai 2000. L’archidiocèse a tenu à rendre hommage à un ministère sacerdotal caractérisé par un dévouement simple, constant et profondément humain. Ses supérieurs et ses paroissiens gardent de lui le souvenir d’un pasteur cordial, doté d’une grande capacité d’écoute et d’un esprit d’accompagnement empreint de patience et de sérénité.
Son engagement missionnaire se traduisait par un style pastoral singulier et proche des réalités du terrain : le père Max chaussait régulièrement des bottes en caoutchouc pour arpenter les zones rurales isolées, n’hésitant jamais à se salir de boue s’il le fallait pour porter l’Évangile. Au cours de sa vie sacerdotale, il avait exercé diverses responsabilités, tour à tour formateur au petit séminaire San Luis, administrateur puis curé de plusieurs paroisses de Quito. Depuis 2022, il officiait également comme aumônier du centre pour personnes âgées de Guayllabamba.
Les obsèques du prêtre s’organisent en deux temps pour permettre à la communauté de lui rendre un dernier hommage. Une veillée funèbre s’e tient ‘est tenue hier à 15 heures, dans la paroisse San Juan Bautista de Cotocollao. La dépouille sera ensuite transférée aujourd’hui vers la paroisse Sacré-Cœur de Jésus de L’Arménie, où une messe de funérailles en présence du corps sera célébrée à 15 heures, marquant le dernier adieu d’une Église locale éprouvée par la perte violente d’un de ses serviteurs.





Conversation des fidèles
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