in , ,

L’académie catholique française critique le rapport CIASE

IMPRIMER CET ARTICLE / Faire un don à Lecatho.fr
Des membres de l'académie catholique française ont critiqué la méthodologie du rapport CIASE sur les abus historique, provoquant des démissions du groupe.
Des membres de l'académie catholique française ont critiqué la méthodologie du rapport CIASE sur les abus historique, provoquant des démissions du groupe.

Des membres de l’académie catholique française ont critiqué la méthodologie du rapport CIASE sur les abus historique, provoquant des démissions du groupe.

Huit représentants de la prestigieuse Académie catholique de France, qui compte environ 250 membres, ont remis en cause les conclusions du rapport final publié par la Commission indépendante sur les abus sexuels dans l’Église ( CIASE ) le 5 octobre.

Les membres de l’académie ont écrit un document de 15 pages qui reconnaissait la nécessité d’une étude indépendante sur les abus de bureau. Mais ils ont fait valoir que le CIASE s’était écarté « d’une manière troublante » de son mandat et mettait en doute ses chiffres phares.

Le rapport CIASE de près de 2 500 pages indique que le nombre d’enfants qui ont été maltraités par des prêtres, des diacres, des moines ou des nonnes de 1950 à 2020 était estimé à environ 216 000 .

Il a ajouté que lorsque les abus commis par d’autres employés de l’Église étaient également pris en compte, « le nombre estimé d’enfants victimes s’élève à 330 000 pour l’ensemble de la période ».

Les auteurs de la critique écrivent qu’« on est en droit de s’interroger sur la méthodologie de l’enquête quantitative qui a conduit au chiffre de 330 000 victimes, seul chiffre utilisé par les médias ».

À lire aussi | Vatican s’insurge contre la censure de l’UE du mot “Noël”

Le rapport du CIASE suggérait qu’il y avait « entre 2 900 et 3 200 » agresseurs sur 115 000 membres du clergé et des moines, ce qui, a-t-il noté, « impliquerait un nombre très élevé de victimes par agresseur ».

Les huit membres de l’académie ont fait valoir que le rapport manquait de « rigueur scientifique ».

« L’évaluation disproportionnée de ce fléau alimente le récit d’un caractère « systémique » et jette les bases de propositions visant à faire tomber l’Église-institution », ont-ils déclaré.

Les signataires de la critique comprenaient le président de l’académie Hugues Portelli, le philosophe Pierre Manent, et les prêtres Père Jean-Robert Armogathe et Père Philippe Capelle-Dumont.

La critique a provoqué une réaction violente, avec la démission de plusieurs membres de l’académie, fondée en 2008.

Le quotidien La Croix a rapporté que parmi ceux qui ont remis leur démission figuraient Mgr Éric de Moulins-Beaufort, président de la conférence des évêques de France, et sœur Véronique Margron, présidente de la Conférence des religieux de France, qui ont tous deux assisté à la présentation du rapport du CIASE.

Jean-Marc Sauvé, président du CIASE, a répondu à la critique en défendant le travail de son équipe.

« La critique de notre rapport est bien sûr légitime. J’en ai parlé dans l’avant-propos. Mais dans ce cas, je ressens de la tristesse, voire du chagrin, car je suis moi-même membre de cette académie », a déclaré le haut fonctionnaire à La Croix.

Le rapport du CIASE a fait 45 recommandations , y compris une demande pour que l’Église reconsidère le sceau de la confession en relation avec les abus ainsi que des changements à la loi de l’Église.

Les auteurs de la critique ont noté que le rapport reconnaissait qu’il n’y avait aucun lien de causalité entre le célibat et les abus sexuels.

En conclusion, les membres de l’académie ont souligné qu’une étude indépendante sur les abus commis par le bureau était nécessaire.

Mais ils écrivaient : « Les recommandations d’une commission sans autorité ecclésiale ou civile ne peuvent qu’être indicatives pour guider l’action de l’Église et de ses fidèles. »

« Certains d’entre eux pourraient s’avérer ruineux pour l’Église. Ils portent en germe une multiplication des procédures initiées par de fausses victimes, au détriment de celles qui ont vraiment été victimes de prédateurs. »

La critique aurait été envoyée au Vatican. Selon les médias français, le pape François devait rencontrer des membres du CIASE le 9 décembre. Mais IMedia, une agence de presse française à Rome, a déclaré le 25 novembre que la réunion avait été reportée.

CNA

Publié par Napo

💻Administrateur ▪️
✝ Catholique Royaliste et Social ▪️
✝ Diocèse de Léon 〓〓 ▪️
✝ Adepte de la pensée Déhonienne ▪️
🔗 Liens : https://linkr.bio/lecatho

Qu'est-ce que tu penses de l'article ?

Laisser un commentaire

Vatican s'insurge contre la censure de l'UE du mot Noël

Vatican s’insurge contre la censure de l’UE du mot « Noël »

L’académie catholique française critique le rapport CIASE

Relations entre catholiques et chrétiens orthodoxes serbes