Alors que le mois de novembre approche, une nouvelle directive du gouvernement canadien vient menacer une fois de plus la place de Dieu dans l’espace public. Des documents internes, révélés par LifeSiteNews, montrent que l’armée canadienne prépare ses aumôniers militaires à restreindre, voire à supprimer, toute prière chrétienne lors des commémorations du Jour du Souvenir (Le jour du Souvenir aussi connu comme jour de l’Armistice ou encore le 11 novembre en France, est une journée de commémoration annuelle observée en Europe et dans les pays du Commonwealth pour commémorer les sacrifices de la Première Guerre mondiale ainsi que d’autres guerres.)
Dans un aide-mémoire transmis aux aumôniers, la ligne est claire : le langage utilisé lors des cérémonies doit être « inclusif, accessible et respectueux ». Derrière ces mots d’apparence neutre se cache une véritable exclusion de Dieu, puisque les aumôniers sont sommés d’« éviter les mots, actions et symboles propres à une tradition spirituelle », y compris toute référence métaphysique. En clair, plus de prières, plus d’invocations du Seigneur, mais un discours strictement « neutre » où l’homme se remplace lui-même à la place de Dieu.
Le document demande aux aumôniers d’« adopter un langage sans connotation religieuse explicite », afin de respecter la « pluralité des convictions ». Mais dans ce contexte militaire, cette prétendue neutralité signifie une négation de la vérité, car on efface Celui qui est la source même de nos droits et libertés. Comme l’a rappelé un militaire canadien à LifeSiteNews, « si vous regardez notre Charte, il est clair que nos droits et libertés viennent de Dieu, non de l’État. » Pour imposer une nouvelle société technocratique, il faut donc effacer Dieu de la mémoire collective.
Cette dérive ne date pas d’hier. Déjà en 2023, le commandement militaire avait tenté d’imposer de sévères restrictions aux prières publiques. Face à la révolte de nombreux Canadiens et de membres des forces armées, l’ordre avait dû être annulé. Mais l’année suivante, en 2024, le couperet est tombé : toutes les prières ont été interdites lors du Jour du Souvenir, suscitant un tollé dans le pays. Le chef du Parti conservateur, Pierre Poilievre, avait alors dénoncé cette décision, affirmant que « les Canadiens devraient être libres de pratiquer leur foi avec leurs compatriotes lorsque nous commémorons ceux qui ont fait le sacrifice ultime pour nos libertés. Du bon sens, pas de la folie woke. »
Aujourd’hui, le gouvernement reprend sa marche forcée vers la même issue : effacer la prière, effacer Dieu, et réduire les cérémonies du 11 novembre à de simples rites civiques sans âme. Pourtant, comme le rappelle le militaire à l’origine de la fuite, « quand j’étais enfant, nous disions le Notre Père à l’école publique… regardez jusqu’où nous sommes tombés ! » Pour comprendre la gravité de cette politique, il faut saisir l’enjeu profond : ce n’est pas seulement une affaire de protocole militaire, c’est un combat contre la foi, contre l’humanité, contre ce qui nous définit devant Dieu.
Le 11 novembre, les Canadiens honorent leurs morts tombés au combat. Mais comment se souvenir véritablement de leur sacrifice, si l’on refuse de le replacer sous le regard de Celui qui est le Seigneur de l’Histoire ? La mémoire sans Dieu devient une mémoire mutilée. C’est à nous, catholiques, de rappeler que toute liberté vient du Christ, et que commémorer nos soldats sans prière, c’est trahir le sens même de leur sacrifice.





