Dans son homélie pour la fête du Christ Roi de l’univers, le prêtre Jean-Michel Moysan nous invite à méditer sur ce paradoxe apparent de l’Évangile : « Si tu es le Roi des juifs, sauve-toi, toi-même et nous avec… » (Luc 23, 37). Alors que la liturgie nous présente la crucifixion, l’enseignement de l’abbé nous éclaire sur la manière dont Jésus exerce sa royauté précisément au moment où la puissance humaine semble l’abandonner.
La Royauté dans l’épreuve et la souffrance
Le prêtre Moysan souligne que lorsque Jésus est en croix, on ne fait plus de miracles et l’on ne peut plus aider personne physiquement. Cette impuissance apparente résonne particulièrement chez les âmes souffrantes, les personnes malades ou âgées et alitées qui confient souvent : « je me sens inutile, je ne peux plus rien faire… tout le monde me commande ». Pourtant, c’est à cet instant que Jésus continue d’avoir une autorité suprême. L’inscription de Pilate, « celui-ci est le Roi des juifs », énonce une vérité profonde : être roi, c’est posséder une autorité reconnue, propre à faire s’agenouiller le monde, même lorsque le Roi est crucifié.
L’exemple de Saint Louis rapporté par Joinville
Pour nous faire comprendre la nature de cette autorité chrétienne, l’homélie cite un modèle de roi de France, Saint Louis. Le père Moysan rapporte les écrits de Joinville, chroniqueur et ami du monarque, qui témoigne de la haute spiritualité de Louis IX. Le saint roi disait : « Les hommes sont étranges ; on me fait un crime de mon assiduité à la prière, et on ne dirait rien si j’employais des heures plus longues à jouer aux jeux de hasard ou à courir les bêtes ».
L’enseignement met en lumière le sens chrétien de la royauté selon Saint Louis, puisée dans le jeûne et la prière plutôt que dans les frivolités : « Si je dépense beaucoup d’argent quelquefois, j’aime mieux le faire en aumônes faites pour l’amour de Dieu que pour frivolités et choses mondaines. Dieu m’a tout donné ce que j’ai. Ce que je dépense ainsi est bien dépensé. ». Voilà l’image d’une autorité humaine qui préfigure celle du Christ par son sens de la justice et du don de soi.
Une autorité divine qui traverse la mort
L’abbé Moysan rappelle que, selon les Évangiles, Jésus a toujours agi avec une grande autorité, provoquant cette interrogation des témoins en Palestine : « Qu’est-ce que cela ? Voilà un enseignement nouveau, donné d’autorité ».
Cette souveraineté ne disparaît pas sur la Croix ; au contraire, elle s’y révèle pleinement. Contrairement aux bourreaux qui pensaient le réduire au silence, l’exemple du Christ force l’admiration. Le prêtre cite le soldat romain qui, après la mort du Sauveur, s’écrie : « vraiment celui-là était fils de Dieu ». Cette force mêlée de douceur obtient la conversion du bon larron qui implore : « Jésus souviens-toi de moi quand tu viendras dans ton royaume ». Ainsi, à sa mort, Il sera le premier accueilli dans le Royaume.
En conclusion, l’homélie nous enseigne que Jésus est Roi sur la Croix car son impuissance humaine révèle la puissance divine d’amour. Dans sa prière ultime, « entre tes mains, je remets mon Esprit », Il se montre le vrai Roi pour nous, humains. Le père Moysan nous exhorte donc à nous mettre à genoux devant ce Maître et Seigneur qui est puissant pour nous.
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