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Le Vatican dit oui aux baptêmes d’enfants ou d’adultes transsexuels

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Monseigneur Negri a posé quelques questions au Dicastère pour la doctrine de la foi, concernant le baptême, le témoignage, le fait d’être parrain / marraine lorsque nous sommes transsexuels.

Le texte a été signé par le pape François lors de l’audience du 31 octobre, ainsi que par le nouveau préfet « gardien du dogme » du DDF, le cardinal Víctor Manuel Fernández.

Le DDF a déclaré avoir reçu le 14 juillet une lettre de l’évêque brésilien José Negri posant des questions « sur la possible participation aux sacrements du baptême et du mariage des personnes transgenres et homosexuelles« .

Le DDF a résumé ainsi les questions de l’évêque :

  1. Une personne transgenre peut-elle être baptisée ?
  2. Une personne transgenre peut-elle être parrain ou marraine au baptême ? 
  3. Une personne transgenre peut-elle être témoin lors d’un mariage ?
  4. Peut-on compter deux personnes « homosexuels » comme parents d’un enfant qui doit être baptisé et qui a été adopté ou obtenu par d’autres méthodes comme la maternité de substitution ?
  5. Une personne homosexuelle et en cohabitation peut-elle être parrain d’un baptisé ?
  6. Une personne homosexuelle et en cohabitation peut-elle être témoin à un mariage ?

1 . À la question de savoir si un transgenre peut être baptisé ? Le Dicastère répond :

« Un transsexuel, même s’il a subi un traitement hormonal et une intervention chirurgicale de réattribution sexuelle, peut recevoir le baptême aux mêmes conditions que les autres fidèles, à moins qu’il n’y ait des situations où il y a un risque de causer un scandale public ou de désorientation parmi les fidèles.

Dans le cas d’enfants ou d’adolescents ayant des problèmes de nature transsexuelle, s’ils sont bien préparés et disposés, ils peuvent recevoir le baptême. Cependant, il faut tenir compte du fait que, en cas de doutes sur la situation morale objective d’une personne ou sur ses dispositions subjectives envers la grâce, la recevoir sans repentir pour des péchés graves ne confère pas la grâce sanctifiante, bien que le caractère sacramentel soit reçu.

Le Catéchisme affirme : « Cette configuration au Christ et à l’Église, réalisée par l’Esprit, est indélébile ; elle demeure pour toujours en tant que disposition positive à la grâce, comme promesse et garantie de la protection divine et comme vocation au culte divin et au service de l’Église.« 

Puis, le document s’appuie ensuite sur Saint Thomas D’Aquin et Saint Augustin et explique que :

« Saint Thomas d’Aquin enseignait en effet que lorsque l’obstacle à la grâce disparaît chez quelqu’un qui a reçu le baptême sans les dispositions appropriées, le caractère lui-même « est une cause immédiate qui dispose à recevoir la grâce.

Saint Augustin d’Hippone rappelait cette situation en disant que même si l’homme tombe dans le péché, le Christ ne détruit pas le caractère reçu par lui dans le baptême et cherche le pécheur, en qui ce caractère est imprimé l’identifiant comme sa propriété. « 

Puis rappel pourquoi le Pape François avait souligné que le baptême était « la porte qui permet au Seigneur Jésus de s’établir en nous et à nous de nous plonger dans son Mystère« .

Et le texte ajoute que « cela implique concrètement que même les portes des sacrements ne devraient pas être fermées pour une raison quelconque. Cela vaut surtout pour ce sacrement qui est ‘la porte’, le baptême… l’Église n’est pas une douane, c’est la maison paternelle où il y a de la place pour chacun avec sa vie difficile.« 

2 . A la seconde question de savoir si « un transsexuel peut être parrain ou marraine de baptême le DDF réponds que » :

« Dans certaines conditions, un transsexuel adulte ayant subi un traitement hormonal et une intervention chirurgicale de réattribution sexuelle peut être admis à la fonction de parrain ou marraine. Cependant, étant donné que cette fonction n’est pas un droit, la prudence pastorale exige qu’elle ne soit pas autorisée en cas de risque de scandale, de légitimations indues ou de désorientation éducative au sein de la communauté ecclésiale. »

3 . Un transsexuel peut-il être témoin d’un mariage ?

« Il n’y a rien dans la législation canonique universelle en vigueur qui interdise à une personne transsexuelle d’être témoin d’un mariage.« 

4 . A la question de savoir si deux homosexuelles peuvent-être considérées comme parents d’un enfant à baptiser, qui a été adopté ou obtenu par d’autres moyens tels que la gestation pour autrui, le DDF réplique par le catéchisme :

« Pour que l’enfant soit baptisé, il doit y avoir l’espoir fondé qu’il sera éduqué dans la religion catholique (cf. can. 868 § 1, 2 ou CIC ; can. 681, § 1, 1o CCEO).« 

5 . Une personne homosexuelle vivant en concubinage peut-elle être parrain d’un baptisé ?

« Conformément au can. 874 § 1, 1o et 3o CIC, peut être parrain ou marraine celui qui possède l’aptitude (cf. 1o) et « mène une vie conforme à la foi et à la charge qu’il assume » (3o ; cf. can. 685, § 2 CCEO). Il en va autrement si la cohabitation de deux personnes homosexuelles ne consiste pas en une simple cohabitation, mais en une relation stable et déclarée more uxorio, bien connue de la communauté.

Dans tous les cas, la prudence pastorale appropriée exige que chaque situation soit judicieusement pesée pour sauvegarder le sacrement du baptême et surtout sa réception, qui est un bien précieux à protéger, car nécessaire au salut.

En même temps, il faut considérer la valeur réelle que la communauté ecclésiale accorde aux fonctions de parrain et marraine, le rôle qu’ils jouent dans la communauté et l’égard qu’ils témoignent à l’égard de l’enseignement de l’Église. Enfin, il faut également prendre en compte la possibilité qu’une autre personne de la famille se porte garante de la transmission correcte de la foi catholique au baptisé, sachant qu’il est possible d’assister au baptême non seulement en tant que parrain ou marraine, mais aussi en tant que témoins de l’acte baptismal.« 

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6 . Puis, la note conclue par la question de savoir si une personne homosexuelle vivant en concubinage peut-elle être témoin d’un mariage ?

Le DDF réplique « qu’il n’y a rien dans la législation canonique universelle en vigueur qui interdise à une personne homosexuelle vivant en concubinage d’être témoin d’un mariage.« 

Publié par Napo

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Un commentaire

  1. Attention au titre car les réponses sont plus nuancées

    Ça peut être dangereux pour les âmes fragiles

    Un transsexuel qui s’est fait opérer et qui décide de devenir chrétien, si il a pour ferme résolution de rester chaste et continent peut recevoir le baptême, et d’un autre côté voir un travesti à la messe peut être perturbant et cause de scandale

    Il est évident que ces gens doivent être accompagnés, avec charité

    Pour ma part j’ai tendance à penser que un trans qui veut quitter sa vie de libertinage, doit faire une detransition et voir ça comme une expiation

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