Face aux bouleversements sociaux et culturels, les évêques catholiques du Ghana ont réitéré leur soutien à une loi destinée à promouvoir les valeurs familiales traditionnelles. Lors d’une rencontre avec le nouveau président John Dramani Mahama, le 14 janvier 2025, ils ont exhorté les autorités à prendre des mesures concrètes pour préserver la famille, qu’ils considèrent comme le pilier fondamental de la société.
La législation en question, connue sous le nom de Loi sur les droits sexuels humains et les valeurs familiales, ou « loi anti-LGBTQ+ », vise à renforcer les normes morales et sociales traditionnelles, notamment par le biais de l’éducation. Elle prévoit des peines allant jusqu’à trois ans d’emprisonnement pour ceux qui s’identifient comme LGBTQ+ et jusqu’à cinq ans pour ceux qui soutiennent, financent ou promeuvent des activités ou groupes LGBTQ+.
L’évêque Matthew Kwasi Gyamfi, président de la Conférence épiscopale du Ghana, a souligné l’importance de cette loi :
« Nous voulons qu’elle devienne réalité, car elle reflète nos valeurs et traditions. »
Malgré son adoption par le Parlement le 28 février 2024, la mise en œuvre de la loi a été suspendue. L’ancien président Nana Akufo-Addo avait retardé sa promulgation, en attendant des décisions de la Cour suprême concernant sa conformité avec la Constitution.
Avec l’arrivée de John Dramani Mahama à la présidence le 7 janvier 2025, l’avenir de ce projet législatif est devenu incertain. Le président a déclaré que la loi était « effectivement caduque », puisqu’elle n’avait pas été validée avant la fin du mandat parlementaire précédent. Il a cependant laissé la porte ouverte à un éventuel retour du débat, à condition de rechercher un large consensus national.
Lors de son entretien avec les évêques, le président Mahama a suggéré que l’éducation pourrait constituer un moyen plus efficace de promouvoir les valeurs familiales. « Si nous enseignons ces valeurs dans nos écoles, nous n’aurons pas besoin d’une loi pour les faire respecter », a-t-il affirmé. Il a également proposé que toute initiative législative future soit portée par le gouvernement, afin de lui conférer une plus grande légitimité.
Le président a profité de cette rencontre pour saluer la contribution de l’Église catholique au développement du Ghana. Il a notamment souligné son rôle dans les domaines de l’éducation, de la santé et de la formation morale des jeunes.
Cette collaboration entre l’Église et l’État rappelle l’importance de préserver les valeurs fondamentales dans une société confrontée à des défis culturels et moraux croissants. Que cette volonté commune serve à guider le peuple ghanéen sur le chemin de la foi et de la droiture.
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