Aux États-Unis, le vent tourne. Là où le mois de juin était autrefois tapissé de drapeaux arc-en-ciel, avec une armée de multinationales prêtes à déverser des millions pour « célébrer la diversité« , les organisateurs des marches LGBT se retrouvent aujourd’hui à sec. Plusieurs événements prévus en 2025 ont été annulés ou réduits à leur plus simple expression, en particulier dans des États comme l’Oklahoma ou le Texas.
Le groupe pro-LGBT Bartlesville Equality, basé en périphérie de Tulsa (Oklahoma), a annoncé le 31 juillet dernier le report de leur Pride 2025. Dans un message posté sur Facebook, l’association exprime son « profond regret » et reconnaît que ses efforts de financement « n’ont pas atteint les besoins financiers de l’événement ». Comme beaucoup d’autres associations LGBT aux États-Unis, le groupe admet traverser « un climat financier difficile », avec une chute drastique des dons et un manque cruel de bénévoles.
Mais ce n’est pas tout. Ils invoquent aussi « un climat de plus en plus hostile » et, surtout, l’impossibilité de garantir « la sécurité de base des participants » après une décision de justice autorisant le port d’armes dissimulées. Traduction : les militants LGBT craignent une résistance grandissante dans la population, et redoutent désormais d’être confrontés à une opposition ouverte dans l’espace public.
Bartlesville n’est pas un cas isolé. À Austin, au Texas, les organisateurs ont prévenu que le festival « ne ressemblera pas à ce que vous connaissez ». En cause ? Là encore, une baisse significative du financement, attribuée au « climat politique actuel ». Même si les organisateurs tentent de garder la tête haute en affirmant que leur « cœur, leur communauté et leur fierté » ne changeront pas, la réalité est implacable : la fête est finie.
Austin Pride, pourtant connu pour ses parades exubérantes et ses spectacles de drag queens devant des enfants (entrée gratuite pour les moins de 6 ans !), ne fait plus recette. L’enthousiasme des grandes entreprises semble lui aussi se tarir.
Même à New York, bastion historique du militantisme LGBT, la tendance est à la baisse. Selon NBC News, l’édition 2025 aurait perdu jusqu’à 750 000 dollars de sponsoring. Et d’après les chiffres relayés, ce sont jusqu’à 350 000 dollars qui disparaissent aussi sur d’autres événements similaires.
Pourquoi ce retrait soudain des entreprises ? La peur du backlash. Fabrice Houdart, directeur exécutif de l’Association des directeurs d’entreprises LGBT+, reconnaît lui-même que de nombreuses entreprises n’osent plus s’engager sur les sujets LGBT, de crainte d’être prises pour cibles. La fameuse « diversité » n’est plus aussi rentable qu’avant.
Pour comprendre ce changement d’attitude, il faut remonter à l’affaire Bud Light, symbole d’un basculement. En 2023, la marque de bière avait choisi de s’associer à l’influenceur trans Dylan Mulvaney dans une campagne marketing qui a choqué l’Amérique conservatrice. Résultat : un boycott massif, une chute de 20 % de la valeur boursière d’Anheuser-Busch, et un désaveu spectaculaire du marketing LGBT en entreprise.
Matt Skallerud, président de Pink Media (une société pro-LGBT), y voit un point de bascule. Désormais, les marques hésitent. L’idéologie ne fait plus vendre. Le peuple commence à se réveiller. Ce que révèle cette série d’annulations et de désengagements, c’est la fragilité d’un système fondé sur la surenchère, la victimisation, et le chantage moral. Tant que l’idéologie LGBT était portée par des milliards de sponsoring et la complaisance médiatique, elle semblait invincible. Mais dès que les chrétiens se lèvent, dès que les entreprises sentent que le vent tourne, dès que la population refuse les excès imposés aux enfants, la façade s’effondre.
Ce n’est pas une simple pause dans l’agenda LGBT. C’est un effondrement programmé. Et le réveil des consciences catholiques et conservatrices n’en est qu’à ses débuts. Que cela nous serve d’exemple ici en France : la tiédeur ne fait que retarder l’invasion. Le courage, lui, fait reculer l’ennemi.






