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Les religieuses tuées par le communisme reconnues comme martyrs

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Le pape François a approuvé, ce 14 mars, le décret reconnaissant le martyre de 15 religieuses tuées en raison de leur foi par l’Armée rouge soviétique, ainsi que celui d’un prêtre allemand qui a rédigé deux documents dénonçant explicitement Hitler pendant la Seconde Guerre mondiale.

Les religieuses de la Congrégation des Sœurs de Sainte Catherine Vierge et Martyre, d’origine allemande, sont décédées entre janvier et novembre 1945.

Selon les informations fournies par le Dicastère pour les causes des saints, il est rapporté que les sœurs ont subi une persécution de la part des Soviétiques, qui les ont ciblées spécifiquement en tant que religieuses. L’indignité subie, particulièrement en ce qui concerne leur chasteté, est décrite comme un témoignage flagrant de cette persécution. Les récits indiquent que cette atteinte à leur dignité était souvent précédée ou accompagnée d’actes de mépris envers leurs symboles de foi, tels que les voiles, les chapelets et les images saintes. Leur habit religieux, en particulier, était fréquemment l’objet de destruction, étant coupé ou déchiré.

Elles ont maintenu leur engagement envers leur mission, embrassant le danger afin de demeurer au service des patients, des jeunes et des orphelins. Ils ont persévéré dans leur rôle, s’efforçant au maximum pour le bien-être d’autrui, souligne encore le document.

Les religieux martyrs sont les suivants

  1. Maria Christophora Klomfass. Décédée le 21 janvier 1945 à l’âge de 41 ans.
  2. Maria Liberia Domnick. Tuée le 22 janvier 1945 à l’âge de 40 ans, abattue alors qu’elle était dans la rue à la recherche de nourriture pour l’hôpital où elle travaillait.
  3. Maria Leonis Müller. Capturée le 22 janvier 1945, elle a été violée à plusieurs reprises par huit soldats. Elle est arrêtée le 27 janvier. Le 9 février, elle est transférée au camp de Zichenau pour être déportée en Russie, où elle meurt le 5 juin 1945 des suites des violences subies, à l’âge de 31 ans.
  4. Maria Mauritia Margenfeld. Capturée et violée par des soldats, elle est emmenée dans des marches forcées. Elle est déportée à Tula, où elle soigne des malades atteints du typhus. Elle est morte des suites de mauvais traitements le 7 avril 1945. Il allait avoir 41 ans.
  5. Maria Tiburtia Mischke. Capturée le 21 janvier 1945, elle a été violée et maltraitée toute la nuit. Le 23 janvier, elle a été arrêtée et le 3 février, elle a été emmenée à marche forcée à Praschnitz (Przasnysz). Elle a été déportée à Toula, en Russie. Le 7 août 1945, après s’être occupée des autres sœurs et des malades, elle contracte le typhus et meurt au camp d’Osanowa, en Russie, à l’âge de 56 ans.
  6. Maria Sekundina Rautenberg est décédée le 27 janvier 1945, à l’âge de 57 ans.
  7. Maria Adelgard Bönigk. A Rastenburg, où elle aidait à l’église paroissiale et aux soins des malades, elle est tuée le 27 janvier 1945 à l’âge de 44 ans.
  8. Maria Aniceta Skibowski. Le 2 février 1945, elle est tuée à Heilsberg, où elle travaillait comme infirmière. Elle était âgée de 62 ans.
  9. Maria Gebharda Schröter. Elle est assassinée le 2 février 1945 dans la Seilergasse à Heilsberg, à l’âge de 58 ans.
  10. María Sabinella Angrick. Elle est décédée au couvent de Heilsberg le 2 février 1945. Elle était âgée de 64 ans.
  11. Maria Bona Pestka. Atteinte de tuberculose, elle est admise à l’hôpital Andreasberg de Wormditt où, le 14 février 1945, elle est sauvagement battue par des soldats de l’Armée rouge. Elle meurt le 1er mai 1945, à l’âge de 40 ans environ.
  12. Maria Gunhild Steffen. Atteinte de tuberculose, elle entre au sanatorium de Wormditt, où elle est violée, battue et torturée par des soldats le 14 février 1945. Elle a été abattue de trois balles et est morte le 30 mai 1945. Elle avait 26 ans.
  13. Maira Rolanda Abraham. Elle a contracté la tuberculose. Elle a été violée et battue par des soldats le 14 février 1945 et est morte le 2 juillet 1945 à l’âge de 31 ans.
  14. Maria Charitina Fahl. Elle tente de protéger un groupe de novices, mais est touchée par la crosse d’un fusil. Elle meurt le 5 juin 1945, à l’âge de 58 ans.
  15. Maria Xaveria Rohwedder. Elle a été battue par un soldat qui l’a laissée sans nourriture. Elle est décédée le 25 novembre 1945, à l’âge de 58 ans. Un prêtre allemand victime des nazis a également été reconnu comme martyr

Max Josef Metzger, né le 3 février 1887 à Schopfheim en Allemagne, a été consacré prêtre le 5 juillet 1911. Durant la Première Guerre mondiale, il sert comme aumônier militaire avant de démissionner en 1915 pour des raisons de santé.

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Reconnu pour son engagement envers l’unité chrétienne, il initie la confrérie Una Sancta, visant à unifier les croyants, selon les informations du Dicastère pour les causes des saints.

Arrêté le 9 novembre sous l’accusation de complicité dans une tentative d’assassinat contre Hitler, il est incarcéré à Augsbourg puis libéré le 4 décembre 1939. À Berlin, il réside au sein de la Societas Christi Regis et rédige des écrits opposés au régime nazi.

Le destin de Metzger prend un tournant tragique le 23 juin 1943 lorsqu’il est de nouveau arrêté. Transféré à la prison de Plötzensee à Berlin, il est jugé et condamné à mort le 14 octobre 1943 pour haute trahison et aide à l’ennemi.

Malgré l’adversité, sa foi reste inébranlable. Cinq jours avant son exécution, le père Peter Buchholz témoigne de sa confiance en Dieu face à la mort imminente.

Finalement, sur la base d’une dénonciation, Max Josef Metzger est exécuté par guillotine le 17 avril 1944 dans la prison de Brandenburg-Görden.

Publié par Napo

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