in , , , , , ,

L’invitation du Christ depuis la croix : Les sept dernières paroles

IMPRIMER CET ARTICLE / Faire un don à Lecatho.fr

La Semaine Sainte intensifie nos exercices spirituels de Carême, en nous concentrant particulièrement sur la Passion du Christ. Depuis la Croix, il nous invite à partager son sacrifice, afin que nous puissions à notre tour partager sa gloire.

Les sept dernières paroles du Christ sur la Croix nous offrent une invitation particulièrement directe et peuvent guider notre méditation pendant ces jours saints.

1) « Père, pardonne-leur, car ils ne savent pas ce qu’ils font » (Luc 23,34).

Ces mots pourraient exprimer la totalité de l’action salvatrice de Jésus. Nous l’avons tous crucifié par nos péchés, et pourtant il prie pour nous et offre sa vie pour notre pardon. Sa vie elle-même est un salut, une mission d’amour et de sauvetage dans laquelle il se laisse rejeter par les siens pour les arracher à l’esclavage. Aimer et prier pour ses ennemis prouve notre amour et manifeste l’amour de Dieu aux autres, en leur transmettant le pardon que nous avons reçu.

2) « En vérité, je vous le dis, aujourd’hui vous serez avec moi dans le Paradis » (Luc 23:43).
Jésus ne se contente pas d’offrir le pardon par son œuvre de rédemption ; il nous entraîne dans une nouvelle création, « née non du sang, ni de la volonté de la chair, ni de la volonté de l’homme, mais de Dieu » (Jean 1:13). Par le don de sa vie, il a créé un nouveau jardin, un paradis éternel, arrosé par le sang qui coule de son côté. C’est un « aujourd’hui » éternel dans la vie éternelle de Dieu. Nous sommes tous à la place du voleur, et Jésus nous parle personnellement depuis la Croix, nous appelant à entrer avec lui dans cet aujourd’hui éternel.

3) « Femme, voici ton fils ! … Voici ta mère !« . (Jean 19,26-27).

Jésus nous donne tout, il nous offre sa chair et son sang à manger. Il nous envoie son propre Esprit divin pour qu’il habite en nous comme un Temple, nous conduisant au Père dans la prière. Il nous donne également sa Mère comme notre propre mère, puisque nous sommes membres du Corps auquel elle a donné naissance, nous demandant de la prendre chez nous comme Jean, le disciple bien-aimé. Dans cet acte d’amour, il nous fait savoir qu’il ne retient rien, et son abandon de tout est aussi un don et une invitation pour nous.

4) « Mon Dieu, mon Dieu, pourquoi m’as-tu abandonné ? » (Matthieu 27:46 ; Marc 15:34).

Jésus est abandonné par le Père en ce qu’il a suivi la volonté du Père en étant livré aux pécheurs. Il est abandonné à la mort, alors même qu’il assume volontairement tous les péchés et toutes les souffrances de l’humanité déchue, en portant ce poids et en s’offrant comme victime sacrificielle, comme agneau pascal, afin que nous puissions être épargnés de la mort éternelle. En cet instant, il n’a jamais été aussi proche du Père. De même, il appelle ses disciples à prendre leur croix et à mourir à eux-mêmes, en joignant leur propre souffrance à son abandon sur la Croix.

5) « J’ai soif » (Jean 19,28).

Dans son abandon, Jésus révèle sa soif. Il a dit à ses disciples, lors de la dernière Cène, qu’il « ne boirait plus de ce fruit de la vigne jusqu’au jour où je le boirai nouveau avec vous dans le royaume de mon Père » (Mt 26,29). Il a soif de cette boisson avec nous, de cette nouvelle coupe du salut qui jaillit de son côté. Il a soif que nous nous joignions à lui pour recevoir son don, que nous désirions ce don plus que tout. C’est peut-être l’invitation la plus forte qu’il nous ait faite depuis la Croix, nous invitant à boire le vin nouveau qu’il nous offre en son heure et qui nous transformera (voir Jean 2).

6) « Tout est achevé » (Jean 19,30).

En latin, cette phrase est « consummatum est« , ce qui est riche de sens. Elle fait référence à la dette entièrement payée, à l’accomplissement de l’ancienne alliance, à l’achèvement du sacrifice, au don complet de soi à l’épouse. En retour, Jésus demande l’acceptation totale de ce don. Il veut notre vie entière en retour, et pas seulement une partie de nos pensées, de nos affections, de notre temps et de notre travail. Il nous invite à dire en retour : je t’ai tout donné, toute ma vie, pour que nous puissions lui dire à la fin de notre vie :  » c’est consommé « .

À lire aussi | Les Évêques votent pour la cause de sainteté d’Henri de Lubac

7) « Père, je remets mon esprit entre tes mains« . (Luc 23, 46).

Jésus a tout donné au Père, y compris nous tous. Il nous amènera à lui, nous réconciliant avec lui et nous donnant l’adoption comme fils en lui, le Fils. Tout ce que Jésus a dit et fait, il l’a dit, lui a été donné par le Père. Dans cette dernière parole au moment de sa mort, il nous montre une fois de plus : tout vient du Père et tout est pour le Père. Tel est le but de sa mission et son ultime invitation pour nous : venez au Père avec moi, partagez la vie du Père avec moi, réjouissez-vous de l’amour du Père pour toujours.

Cet article a été publié originellement et en anglais par le Catholic World Report (Lien de l’article). Il est republié et traduit avec la permission de l’auteur.

Publié par Napo

💻Administrateur ▪️
✝ Catholique Royaliste et Social ▪️
✝ Diocèse de Léon 〓〓 ▪️
✝ Adepte de la pensée Déhonienne ▪️
🔗 Liens : https://linkr.bio/lecatho

Qu'est-ce que tu penses de l'article ?

Laisser un commentaire

Un commentaire

Les Évêques votent pour la cause de sainteté d'Henri de Lubac

Les Évêques votent pour la cause de sainteté d’Henri de Lubac

À Berlin, capitale de l'athéisme, le catholicisme sauvage

À Berlin, capitale de l’athéisme et du catholicisme sauvage