Voilà une situation qui traîne déjà depuis plusieurs années à Plougasnou, mais que Mgr Laurent Dognin a enfin décidé de dénoncer publiquement. Dans un communiqué officiel en date du 7 avril 2025, l’évêque de Quimper et Léon met en garde les fidèles catholiques du Finistère contre une communauté soi-disant religieuse, composée d’hommes et de femmes se présentant comme moines et moniales carmes venus du Brésil… alors qu’ils n’ont strictement aucune reconnaissance canonique.
Plusieurs hommes et femmes se présentant comme des « carmes brésiliens » ont été accueillis dans la commune de Plougasnou, dans le nord du Finistère. Ils se font appeler « moines » ou « moniales« , arborent des tenues religieuses, et prétendent mener une vie contemplative, voire sacerdotale. Mais tout cela n’a rien d’officiel ni de reconnu par l’Église Catholique Romaine.
Mgr Dognin a tenu à rappeler avec fermeté :
« Ils ne dépendent aucunement du diocèse de Quimper et Léon, ni d’une congrégation religieuse reconnue par l’Église. »
Pire encore, leur installation dans le diocèse s’est faite sans aucun accord préalable de l’évêque, ce qui constitue une grave infraction au droit canon. En effet, toute communauté religieuse doit obtenir l’autorisation de l’ordinaire du lieu pour s’implanter, ce qui n’a absolument pas été fait ici.
À la tête de ce groupe, un certain Christian Augusto Spinola Montandon, qui se fait appeler « père Jacques de Saint Joseph ». Là encore, ce titre n’a aucun fondement canonique. Il ne figure dans aucune liste officielle de clercs en mission dans le diocèse, ni dans aucune congrégation carmélite légitime reconnue par Rome.
Ce genre de comportements — prise de titres religieux sans reconnaissance, usurpation du sacerdoce, simulation de vie religieuse — est non seulement gravement trompeur pour les fidèles, mais peut aussi nuire à l’unité de l’Église et au respect dû aux vrais consacrés.
Mgr Dognin précise que cette pseudo-communauté n’a pas l’autorisation de célébrer dans les églises et chapelles affectées au culte catholique dans le diocèse. Cela signifie qu’aucune messe, aucun office, aucun sacrement présidé par ses membres ne peut être considéré comme légitime, ni valide.
Il est donc vivement déconseillé de participer à quelque célébration que ce soit organisée par ce groupe, sous peine de confusion spirituelle, voire de participation à un culte non autorisé.
Ce genre de dérive, malheureusement, on commence à bien le connaître. Des petits groupes qui se croient plus catholiques que le pape — sauf qu’eux, justement, ils n’y croient plus du tout au pape. Des sédévacantistes, qui rejettent purement et simplement l’Église visible, qui prétendent qu’il n’y a plus de Pape légitime depuis des décennies, et qui s’auto-proclament gardiens de la vraie foi… en dehors de l’Église.
Ils usurpent les signes extérieurs de la tradition catholique pour mieux tromper les fidèles, souvent de bonne foi, souvent en recherche de vrai. Mais sans lien avec Rome, sans reconnaissance canonique.
Mgr Dognin a donc eu toute raison de lever le voile publiquement. Cette communauté ne relève en rien de l’Église catholique, et les fidèles doivent le savoir. Il ne suffit pas de porter un habit ou de réciter l’office pour être moine ou prêtre : l’obéissance à l’Église, au pape, et à l’évêque local est une condition absolue.





















Je prends connaissance de votre communiqué concernant la communauté dite des « moines carmes brésiliens » installée à Plougasnou.
Il me semble important de souligner qu’attaquer publiquement une communauté chrétienne, dont le fondateur vit une vocation fidèle à une tradition ancienne, soulève des questions profondes sur la charité fraternelle. La destruction spirituelle d’un frère en Christ, par la négation de sa mission ou la remise en cause de sa sincérité, est un sujet grave qui mérite réflexion.
Par ailleurs, il est paradoxal de constater que dans certaines églises du diocèse, des événements profanes et parfois irrespectueux envers la foi chrétienne sont autorisés, tandis que l’utilisation d’un lieu de culte par cette communauté pour célébrer une messe avec son propre matériel, sans causer de trouble, suscite un tel rejet. Ce traitement inégal crée une confusion chez les fidèles qui cherchent une authenticité spirituelle.
Si l’obéissance à la hiérarchie est une valeur essentielle, il ne faut pas oublier que l’Esprit Saint agit parfois au-delà des structures institutionnelles. La reconnaissance canonique, bien qu’importante, ne peut être la seule mesure de la présence vivante de Dieu dans une communauté.
Je souhaite que le dialogue s’instaure avec un esprit d’écoute et de recherche sincère de la vérité, afin que tous les fidèles puissent grandir dans la paix et l’unité, plutôt que d’être divisés par des condamnations publiques.
respectueusement
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