Le 13 août 2025, lors de l’audience générale du mercredi, le pape Léon XIV a rappelé avec force que l’Évangile n’invite pas à nier la réalité du mal, mais à le reconnaître comme une occasion douloureuse, certes, mais salutaire, pour revenir à Dieu.
Poursuivant sa catéchèse jubilaire sur « Jésus-Christ notre espérance », le Saint-Père a médité sur la Cène rapportée dans l’Évangile selon saint Marc. Il a souligné que, face à la trahison de Judas, Notre-Seigneur n’a ni crié ni accusé publiquement pour humilier, mais a employé des paroles fortes afin de manifester la gravité de l’acte, toujours dans l’espérance du salut du traître.
« Jésus ne dénonce pas pour condamner, mais pour sauver », a-t-il insisté, expliquant que le chemin de conversion commence par la reconnaissance sincère de ses propres fragilités.
Reconnaître la vérité pour accueillir le salut
En raison de la chaleur estivale, l’audience s’est tenue dans la salle Paul VI, tout en permettant au Pape de saluer également les pèlerins rassemblés ailleurs au Vatican.
Léon XIV a rappelé que Jésus n’annonce pas la vérité pour écraser, mais pour réveiller les consciences : le salut commence lorsque l’homme accepte de se voir tel qu’il est, aimé malgré ses failles, et reconnaît que le mal est réel.
Cependant, cette réalité n’est pas la fin de l’histoire : le mal n’a pas le dernier mot. C’est précisément dans les ténèbres les plus profondes que la lumière du Christ se met à briller plus fort.
La croix, espérance au cœur des ténèbres
En évoquant la Passion, le Saint-Père a invité chacun à ne pas s’exclure de l’amour divin. La mort et la résurrection du Seigneur sont, a-t-il dit, la preuve que l’espérance demeure, même face au poids de nos péchés.
« Au point le plus sombre, la lumière ne s’éteint pas. Au contraire, elle commence à briller », a-t-il affirmé.
Cette lumière jaillit lorsque nous acceptons d’être touchés par la souffrance du Christ et que nous nous laissons recréer par sa miséricorde. C’est alors que naît une vie nouvelle.
La fidélité inébranlable de Dieu
En conclusion de sa catéchèse, Léon XIV a encouragé les fidèles à ouvrir un espace de vérité dans leur cœur et à faire confiance à Jésus, qui n’abandonne jamais ses disciples, même lorsqu’il sait qu’il sera laissé seul pour vivre sa Passion.
« Le salut commence ici : dans la conscience que nous pouvons briser notre confiance en Dieu, mais aussi la restaurer », a-t-il déclaré.
« L’espérance, c’est savoir que même si nous faillissons, Dieu ne faillira pas ; même si nous le trahissons, Il ne cessera pas de nous aimer ».





