Selon une communication de l’ordinariat archiépiscopal, le père Matthias Koffler, prêtre de la paroisse de Baden-Baden, ne poursuivra pas son ministère dans cette communauté. La raison principale de cette décision serait liée à sa prédication traditionnelle lors du carnaval, qui a suscité des réactions contrastées. Dans son homélie, le père Koffler s’était appuyé sur l’Évangile du dimanche, tout en évoquant des événements marquants de l’Église, du monde et des relations humaines.
Son discours avait profondément touché les fidèles, comme en témoignent les applaudissements nourris qui ont suivi les deux messes dominicales. Cependant, une minorité de paroissiens s’est sentie visée par ses propos et a porté plainte auprès de l’ordinariat. Ces mêmes personnes avaient déjà adressé, ces derniers mois, plusieurs lettres critiques à l’encontre du prêtre, sans que le conseil paroissial n’en soit informé.
Le conseil paroissial de l’unité pastorale de Baden-Baden tient à exprimer son soutien au père Koffler, qu’il décrit comme un théologien compétent et un pasteur proche des fidèles. « Nous avons vu en lui un prêtre dévoué, dont l’engagement a redynamisé notre communauté », peut-on lire dans leur déclaration. Sous son ministère, la fréquentation des messes a augmenté, tout comme les demandes de réadmission dans l’Église. Ses initiatives culturelles ont également attiré des personnes éloignées de la foi, témoignant de son charisme et de sa capacité à toucher les cœurs.
« Ses célébrations vivantes et inspirantes nous manqueront profondément », ajoutent-ils.
La décision de l’ordinariat a été un choc pour les membres du conseil paroissial, qui n’ont pas été consultés dans ce processus. « Nous nous sentons ignorés et blessés par cette manière d’agir », déplorent-ils. La déception est grande, et une majorité des membres du conseil a choisi de démissionner en signe de protestation.
Les relations entre la communauté et les instances diocésaines semblent gravement affectées. « Nous nous sentons méprisés par les responsables du diocèse et du doyenné. Notre confiance en l’Église institutionnelle est ébranlée, et il sera difficile d’envisager un nouveau départ dans ces conditions », concluent-ils.





