Un nouveau scandale liturgique et doctrinal vient d’éclater en Italie, illustrant la crise profonde que traversent certaines paroisses gagnées par l’esprit du siècle. Le Père Vitaliano Della Sala, curé de la paroisse Saints Pierre et Paul à Capocastello, dans la province d’Avellino, a provoqué une vive indignation en suggérant de placer un « Enfant Jésus fille » dans les crèches de la Nativité. Cette initiative, loin d’être un acte de piété, est revendiquée par le prêtre comme une provocation politique visant à contester la doctrine immuable de l’Église sur le sacerdoce exclusivement masculin.
Une attaque contre la tradition de la Nativité
C’est lors d’une interview accordée à une station de télévision locale le 3 décembre dernier que le Père Della Sala a exposé sa théorie. Il affirme que Dieu aurait pu s’incarner en femme et propose cette modification substantielle de la représentation de Notre Seigneur pour dénoncer ce qu’il qualifie d’injustice. « Si je dois envoyer un message au sein de l’Église, il y a une grande injustice, à savoir que les femmes ne peuvent pas accéder au sacerdoce », a déclaré le prêtre.
Poursuivant son raisonnement, il a ajouté : « Je pensais faire naître un enfant Jésus fille, pour dire que si Jésus est né homme, cela ne signifie pas qu’Il nous a privilégiés, nous les hommes, et exclu la possibilité pour les femmes de devenir diacres, prêtres et – pourquoi pas ? – même évêques ». Cette déclaration remet directement en cause la compréhension théologique traditionnelle de l’Incarnation, transformant le mystère de la Nativité en un outil de revendication sociale.
Le prêtre italien admet volontiers le caractère provocateur de son geste, qu’il décrit comme un moyen de « ré-interpréter » le message chrétien. Il a même précisé que cette figure féminine de l’Enfant Jésus pourrait être « mise en pièces » pour symboliser la proximité avec les enfants victimes de violences et de massacres, notamment à Gaza et en Ukraine.
La récidive d’un clergé progressiste
Ce n’est malheureusement pas la première fois que le Père Vitaliano Della Sala utilise la crèche à des fins idéologiques. Déjà en 2023, il avait présenté une scène de la Nativité incluant deux mères, dont l’une portait un voile aux couleurs de l’arc-en-ciel. À l’époque, il avait déclaré à la presse vouloir montrer que « les familles ne sont plus seulement les traditionnelles », citant les « couples homosexuels » et les « mères célibataires ».
Face aux critiques de ses confrères, qu’il accuse d’envie, le Père Della Sala persiste, comparant son initiative à d’autres dérives européennes, telle que la crèche « sans visage » de Bruxelles destinée à une interprétation « multiculturelle ».
La fermeté du Magistère et du Pape Léon XIV
Cette agitation médiatique survient alors que le Magistère a récemment réaffirmé la discipline de l’Église. Le 4 décembre, le « Pape Léon XIV » a publié le Résumé de la Commission d’étude sur le rôle des femmes dans l’Église. Ce document confirme la règle actuelle : le diaconat est réservé aux hommes seuls.
Malgré les pressions de certains mouvements ecclésiaux et initiatives symboliques locales pour une reconnaissance des femmes dans les ordres sacrés, le Saint-Siège maintient le cap de la Tradition. Le texte rappelle que deux interprétations du diaconat s’opposent, mais que la voie menant au sacerdoce sacramentel reste, selon la doctrine, réservée aux hommes. Cette position s’inscrit dans la continuité de la Lettre apostolique « Ordinatio Sacerdotalis » du 22 mai 1994 du Pape Jean-Paul II, qui constitue le dernier prononcé infaillible sur l’impossibilité de l’ordination sacerdotale pour les femmes.
Tandis que le débat continue d’être alimenté par des provocations telles que celle de l’« Enfant Jésus fille » ou par d’autres prêtres laïcisés comme Luca Favarin prônant le mariage des prêtres, la réponse de Rome et du « Pape Léon XIV » demeure claire : la fidélité à l’institution divine du sacerdoce ne saurait être modifiée par les modes sociétales.





















