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Le Purgatoire dans la religion Catholique et récit d’une mystique

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Le Purgatoire dans la religion Catholique
Le Purgatoire, les âmes du Purgatoire

Découvrez le récit d’une mystique concernant le Purgatoire dans la religion Catholique, après ça, vous aller savoir exactement ce qu’il en est.

Le Purgatoire (catéchisme de l’Eglise catholique)

1030. Ceux qui meurent dans la grâce et l’amitié de Dieu, mais imparfaitement purifiés, bien qu’assurés de leur salut éternel, souffrent après leur mort une purification, afin d’obtenir la sainteté nécessaire pour entrer dans la joie du ciel.

1031. L’Église appelle Purgatoire cette purification finale des élus qui est tout à fait distincte du châtiment des damnés.

L’Église a formulé la doctrine de la foi relative au Purgatoire surtout aux Conciles de Florence (cf. DS 1304) et de Trente (cf. DS 1820 1580).

La tradition de l’Eglise, faisant référence à certains textes de l’Ecriture (par exemple 1Co 3,15 1P 1,7), parle d’un feu purificateur:

« Pour ce qui est de certaines fautes légères, il faut croire qu’il existe avant le jugement un feu purificateur, selon ce qu’affirme Celui qui est la Vérité, en disant que si quelqu’un a prononcé un blasphème contre l’Esprit Saint, cela ne lui sera pardonné ni dans ce siècle-ci, ni dans le siècle futur (Mt 12, 31). Dans cette sentence nous pouvons comprendre que certaines fautes peuvent être remises dans ce siècle-ci, mais certaines autres dans le siècle futur ». (S. Grégoire le Grand, dial. 4,39).

1032. Cet enseignement s’appuie aussi sur la pratique de la prière pour les défunts dont parle déjà l’Écriture : 
« Voilà pourquoi il (Judas Maccabée) fit faire ce sacrifice expiatoire pour les morts, afin qu’ils fussent délivrés de leur péché » (2 M 12, 46). »

Dès les premiers temps, l’Église a honoré la mémoire des défunts et offert des suffrages en leur faveur, en particulier le sacrifice eucharistique (DS 856) afin que, purifiés, ils puissent parvenir à la vision béatifique de Dieu.

L’Église recommande aussi les aumônes, les indulgences et les œuvres de pénitence en faveur des défunts :
« Portons-leur secours et faisons leur commémoraison. Si les fils de Job ont été purifiés par le sacrifice de leur père (cf. Jb 1, 5), pourquoi douterions-nous que nos offrandes pour les morts leur apportent quelque consolation ? N’hésitons pas à porter secours à ceux qui sont partis et à offrir nos prières pour eux eux » (S. Chrysostome, hom. in 1Co 41,5).

Maria Simma et son œuvre sur les âmes du Purgatoire

Maria Simma ( 1915-2004 ) est une mystique Autrichienne Catholique connue pour ses relations avec les âmes du purgatoire.

Maintenant, dites-moi exactement, je vous prie, ce qu’est le Purgatoire.

Le Purgatoire est un lieu et un état que connaît chaque âme qui a encore besoin d’expiation et de réparation pour les péchés commis durant sa vie, avant de pouvoir rejoindre Jésus au Ciel. On enseigne très peu de choses sur le Purgatoire de nos jours et, parce qu’on en parle peu, cela conduit beaucoup plus de gens à devenir personnellement plus curieux; sans direction spirituelle, ils tombent alors facilement dans les pratiques occultes.

On dit habituellement que le Purgatoire n’est qu’une condition. Ce n’est que partiellement vrai car le Purgatoire est aussi, sans aucun doute, un lieu.

C’est également un temps d’attente durant lequel les âmes languissent après Dieu. Cet ardent désir de Dieu est leur plus grande souffrance. Toutes les Pauvres Ames vivent cela, peu importe le niveau où elles se trouvent.

Il existe trois grands niveaux au Purgatoire, et les âmes qui me visitent sont celles à qui il manque relativement peu de chose pour accéder au Ciel. Je crois cela à cause de ce qui s’est passé lorsque j’ai été appelée par le propriétaire d’une maison où des choses étranges se produisaient la nuit.

J’ai accepté d’aller y passer une nuit pour voir si je pouvais l’aider. Il n’a pas fallu attendre longtemps pour qu’un bruit lourd et sourd se fasse entendre dans le hall. Comme je le fais d’habitude, j’ai demandé :

« Qu’est-ce que je peux faire pour vous ? »

Mais les coups sont devenus de plus en plus forts et un énorme animal que je n’avais jamais vu est apparu soudain, et juste derrière lui un grand serpent qui a rapidement dévoré le premier animal. Puis toute la scène a disparu. J’ai dû avoir un peu peur parce que j’étais en sueur lorsque tout s’est terminé.

J’en ai parlé plus tard à un homme qui connaît bien ce genre de choses et c’est lui qui a identifié le premier animal. C’était un hippopotame, qui symbolise la dureté de coeur. Cela ne veut pas dire que la femme était au Purgatoire sous la forme d’un hippopotame; c’était seulement une façon de me faire comprendre ce cas plus clairement.

Après avoir longuement parlé avec le veuf, il est bientôt devenu très clair que sa femme avait entretenu une animosité contre une autre femme durant une trentaine d’années, alors que cette dernière avait désiré faire la paix entre elles. Ce refus de pardonner lui avait valu les profondeurs du Purgatoire d’où j’avais été incapable de la délivrer.

Je crois ne rencontrer habituellement que les âmes des niveaux les plus élevés du Purgatoire grâce à ce que j’ai vu dans un journal tenu par une princesse allemande des années vingt. Elle a vu durant plusieurs années les âmes des niveaux les plus bas du Purgatoire et la plupart de ses descriptions sont absolument monstrueuses, et beaucoup plus pénibles que celles que j’ai pu voir.
(Meine Gespräche mit armen Seelen, Eugenie von Leyen, Christiana Press, CH-8260 Stein-am-Rhein, Switzerland (1979))

Quelle autre différence y aurait-il entre les niveaux du
Purgatoire?

Tout en bas, Satan peut encore attaquer les âmes alors qu’il ne peut plus le faire aux niveaux supérieurs. Il est vrai que nous sommes mis à l’épreuve ici sur terre et que les épreuves cessent à notre mort. Cependant, les âmes au troisième niveau inférieur du Purgatoire doivent expier les péchés commis avant que nos prières, nos messes et nos bonnes actions puissent leur profiter. Et une partie de la souffrance à ces niveaux est de continuer à subir les attaques de Satan.

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Les nombreux niveaux du Purgatoire diffèrent de la même manière que toutes nos maladies sur terre sont différentes. L’une peut consister en une simple irritation de l’ongle alors qu’une autre peut consumer le corps tout entier comme un feu. Ce feu n’existe qu’aux derniers étages inférieurs du Purgatoire, mais pas aux plus élevés.

Nos prières peuvent-elles empêcher Satan d’attaquer ceux qui sont tout au fond du Purgatoire ?
Oui, elles le peuvent; spécialement si on le demande à saint Michel Archange et aux anges d’un rang moins élevé.

– Et entre ces trois grands niveaux, il existe encore d’autres degrés ?
Oui, en grand nombre, parce que chaque âme est tellement différente d’une autre quand elle arrive là. Il existe des grandes et des petites souffrances, et toute une gamme de souffrances intermédiaires. Il y a probablement là autant de
niveaux qu’il y a d’âmes parce qu’il n’existe naturellement pas deux personnes ou deux âmes qui soient identiques.

– Lorsque les Pauvres Ames souffrent, peuvent-elles quand même connaître la joie et l’espérance ?
Oui. Jamais une âme ne souhaite revenir ici sur terre parce qu’elles ont une conscience de Dieu beaucoup plus claire que la nôtre. Elles ne veulent jamais revenir dans les ténèbres où nous vivons.

– Alors Dieu place là les âmes pour les purifier des péchés qui n’ont pas encore été expiés et réparés ?
Non. C’est habituellement ce qu’on enseigne et c’est incorrect, et ce genre d’enseignement peut facilement faire fuir les gens. Ce n’est pas Dieu qui les place là! Les âmes se jugent et s’assignent elles-mêmes le niveau approprié. Ce sont elles qui veulent se purifier avant de rejoindre Dieu. Il est très important de prendre conscience de cette vérité particulière sur l’amour de Dieu.

C’est donc nous qui reconnaissons que nous ne sommes pas assez purs et que nous avons, par conséquent, besoin de purification au Purgatoire ?
Oui, c’est exact.

Les âmes se révoltent-elles parfois contre leur état? Sont-elles patientes ou est-ce que certaines refusent l’état dans lequel elles sont?
Non, elles sont patientes et veulent souffrir, sachant qu’elles peuvent ainsi expier et faire réparation pour tout. Elles deviennent pures pour se présenter devant Dieu dans tout leur éclat. Plus elles expient et réparent, plus elles deviennent pures.

Les souffrances du Purgatoire sont-elles plus grandes que celles que nous connaissons sur terre ?
Dans l’ensemble, elles sont plus grandes, et parfois beaucoup plus grandes, spécialement au troisième niveau. Les âmes souffrent plus spirituellement que nous. Lorsque j’ai demandé un jour à quelqu’un de quoi il souffrait, il m’a répondu que c’était une souffrance très particulière.

Par exemple, un père trop paresseux pour subvenir aux besoins de sa famille qui avait beaucoup souffert à cause de lui devait travailler beaucoup au Purgatoire. Ce genre de souffrance sera beaucoup plus grand que celui que le corps connaîtrait ici en travaillant. Mais les souffrances de la terre, bien qu’elles soient moins dures, ont beaucoup plus de valeur pour effacer nos péchés que celles du Purgatoire.

Si le Purgatoire est aussi un lieu, est-ce que les Pauvres Ames passent ce temps dans des endroits particuliers ici sur terre ?
Oui, il semble qu’elles se réunissent le plus souvent autour de l’autel ou séjournent à l’endroit où leur corps est mort. Je connais une femme au Liechtenstein qui les voyait autour de l’autel, et lorsqu’elle ne les y apercevait plus, elle savait qu’elles étaient entrées au Ciel.

Ce n’est pas du Purgatoire que les âmes viennent vers moi ou à nous, elles viennent à nous avec le Purgatoire. Le Purgatoire, c’est beaucoup d’endroits différents, ce n’est pas un endroit en particulier; et bien des états différents, et non un état particulier.

– Si le Purgatoire est un grand nombre de lieux ou un grand espace, alors est-ce que le Ciel et l’Enfer sont aussi des lieux ?
Oui. Mon directeur spirituel m’a demandé de poser la question et la réponse à été:

« Ce que beaucoup de théologiens enseignent aujourd’hui est faux lorsqu’ils disent que le Ciel, le Purgatoire et l’Enfer sont simplement des états. Ce sont également des lieux. »

Combien de temps les âmes doivent-elles rester là avant de pouvoir entrer au Ciel ?
Oh! Ça varie beaucoup. Certaines y sont simplement pour une demi-heure, d’autres jusqu’à la fin des temps, jusqu’au dernier jour. En moyenne quarante ans, me disent les âmes.

– Est-ce qu’une Pauvre Ame peut voir les autres et communiquer avec elles?
Elles sont toujours conscientes de la présence des autres et savent qu’elles n’étaient pas seules lorsque beaucoup ont collaboré pour faire quelque chose, mais elles ne communiquent que rarement entre elles.

– Maria, est-ce qu’elles peuvent lire?
Oui, elles lisent spirituellement. Je le sais parce que lorsqu’elles viennent à moi je n’ai pas à lire les noms ou les questions que je dois leur poser, elles les prennent simplement sur la feuille.

– Que savent-elles sur leurs familles
Je dirais presque tout. Elles nous voient tout le temps. Elles entendent chaque mot que nous prononçons sur elles et elles connaissent nos souffrances. Mais elles ne connaissent pas nos pensées. Elles regardent leurs propres funérailles et savent qui est là pour prier ou pour être vu par les autres.

Ces âmes savent-elles ce qui va se passer dans le monde ?
Oui, elles savent certaines choses, mais pas tout. Elles m’ont dit que quelque chose de grand était à nos portes, pour bientôt. Elles disaient depuis longtemps que c’était « devant nous », mais depuis mai 1993, elles utilisent l’expression « à nos portes ». Ce sera pour la conversion de l’humanité. Elles m’ont dit aussi des choses moins importantes avant qu’elles n’arrivent.

En 1954, elles m’ont prévenue durant l’été des inondations qui ont fait tant de dégâts dans la région. Elles m’ont également dit, après une avalanche, qu’il restait encore des gens en vie dans la neige; j’ai demandé aux secouristes de poursuivre les recherches deux jours de plus que prévu et ils ont bien retrouvé des personnes vivantes.

On dit que le temps n’existe plus après cette vie, mais vous dites que le Purgatoire est un temps durant lequel on languit après Dieu. Pourriez-vous vous expliquer ?
Il est juste de dire que le temps n’existe plus après cette vie, mais lorsqu’on dit qu’une âme doit souffrir un certain temps au Purgatoire, c’est une façon de traduire cela en temps pour nous. Elles peuvent aussi dire qu’elles doivent encore souffrir, qu’elles ne peuvent pas encore être délivrées ou que leurs souffrances ont diminué. Lorsqu’une période de temps est donnée, ou un certain nombre de messes, cela symbolise l’intensité et la somme des souffrances.

– Les Pauvres Ames ont-elles un corps comme le nôtre ou est-ce un corps différent, disons, spirituel?
Elles disent qu’elles ne remarquent pas qu’elles n’ont pas leur corps avec elles. Elles ont un corps transfiguré et il peut prendre la forme d’un corps humain guéri et habillé.

– Les âmes regrettent le mal qu’elles ont commis. Est-ce qu’elles regrettent aussi les choses qu’elles n’ont pas faites lorsqu’elles étaient ici-bas ?
Oui, beaucoup. Elles regrettent les occasions qu’elles ont laissé passer de faire le bien pour Dieu et leur prochain, et elles voient alors tout le bien qui en serait sorti. En mourant, nous perdons la possibilité de faire de bonnes actions. Les âmes du Purgatoire ne peuvent plus mériter comme nous le pouvons ici. On dit aussi que les anges nous envient parce que nous pouvons faire des bonnes actions pour Dieu, alors qu’eux-mêmes ne peuvent pas gagner ainsi plus de mérites.

– Qu’est-ce qui se passe lorsque ceux qui savent que le Purgatoire existe continuent quand même à pécher en pensant que ça ne sera pas si grave ?
Ils le regretteront amèrement! Beaucoup plus encore que ceux qui commettent le même péché sans connaître son existence.

– Quelle est là raison la plus profonde de tout ce que vous vivez ?
Dieu a permis tout cela pour qu’à travers mon apostolat les autres puissent clairement comprendre que la vie nous est donnée ici-bas dans le seul but de pouvoir gagner le Ciel. Notre raison d’être ici est de faire du bien à notre prochain afin d’être avec Dieu, ici, maintenant, et plus tard dans l’éternité. Par cette prise de conscience, la vie devient de plus en plus précieuse pour chacun et l’absurdité de ce qu’en font un grand nombre de personnes devient également beaucoup plus claire.

Cela nous montre l’immensité de l’amour de Dieu et la glorieuse beauté que peut être la vie lorsque nous collaborons avec Dieu. Ce qui m’a été montré peut et devrait donner aux gens une orientation claire dans la vie, s’ils veulent participer à la volonté céleste de Dieu et à sa beauté finale.

– Et si vous deviez résumer ce que vous avez vous-même appris au cours de ces nombreuses années d’une expérience fort rare ?
À aimer Dieu de toutes mes forces.

Maria, racontez-moi ce qui s’est passé la première fois qu’une âme est venue vous visiter.

La toute première fois, je me suis réveillée parce que quelqu’un faisait les cent pas dans ma chambre. Je n’ai jamais eu peur facilement et il faudrait réellement que quelqu’un me saute dessus pour m’effrayer. Alors je me suis dit :
« Qui c’est, celui-là ? »

C’était un parfait étranger qui marchait impatiemment de long en large au pied de mon lit, et j’ai crié :
« Hé, qui êtes-vous ? »

Pas de réponse. J’ai sauté hors du lit et j’ai couru vers lui pour essayer de l’attraper en criant :
« Bon, maintenant, sortez d’ici, allez ouste! Vous n’avez rien à vous ici! »

Mais il n’y avait que du vide! Alors je me suis dit :
« Je n’ai pas rêvé. Je l’ai vu et entendu marcher. »

Aussitôt retournée dans mon lit, le voilà qui revient et recommence à faire les cent pas. Je crie à nouveau :
« Maintenant dites-moi qui vous êtes et allez-vous-en tout de suite! »

Il a continué comme s’il ne m’avait pas entendue. Je l’ai observé pendant un moment en me disant :
« Tant qu’il ne s’approche pas de moi… »

Puis je me suis encore levée pour m’approcher de lui sur la pointe des pieds en pensant :
« Je vais voir si je peux l’attraper. »

À nouveau, il n’y avait rien à saisir ! Je ne comprenais rien. J’étais troublée. Je me demandais si j’avais toujours ma tête à moi. Je suis retournée me coucher, mais impossible de trouver le sommeil! Le lendemain, j’ai couru voir mon curé pour lui raconter ce qui m’était arrivé.
« Je ne sais pas ce qui s’est passé la nuit dernière; est-ce que je deviens folle ? »

Il a répondu:
« Pourquoi est-ce que vous seriez folle ? »

Si ça devait se reproduire, ne demandez pas,
« Qui êtes-vous ? »

Mais plutôt :
« Qu’est-ce que vous me voulez ? C’est peut-être une Pauvre Ame. »

La nuit d’après, il était encore là! Cette fois j’ai bien demandé,
« Qu’est-ce que vous me voulez ? »

L’homme s’est arrêté, s’est tourné vers moi et m’a dit :
« Faites célébrer trois messes pour moi et je serai délivré ».

Et il a disparu instantanément. Je savais alors que c’était une Pauvre Âme. Je suis allée en reparler à mon curé et il a dit:
« Bien. Si ça devait se reproduire, venez m’en parler ».

– Avez-vous eu peur?
Non, pas du tout. Même bien avant ces événements; même à l’école je n’avais pas peur. Maman disait souvent:
« Tu n’es pas une enfant ordinaire. Les autres ont souvent peur. »

Lorsque Maman disait qu’il y avait quelqu’un dehors dans le noir, je lui disais
« Donne-moi une lampe, je vais aller voir qui c’est. »

– Et quand vous voyez les Pauvres Ames, à quoi ressemblent elles ?
Elles viennent exactement comme elles étaient ici sur terre, et je peux le confirmer parce que beaucoup sont venues que j’avais bien connues moi-même. Oui, avec les mêmes habits, leurs vêtements de travail. C’est parce que notre travail ici-bas est ce qui est le plus important. Elles viennent toujours dans leurs vêtements de travail, jamais en robes de chambre ou en habits du dimanche. C’est notre tâche quotidienne qui est notre mission.

– Quel âge ont-elles lorsqu’elles vous apparaissent ? C’est-à-dire, si quelqu’un meurt à vingt ans et vous apparaît dix ans plus tard, est-ce qu’il a l’air d’avoir trente ans ou est-ce qu’il en paraît encore vingt ?
Il a encore l’air d’avoir vingt ans. Ils sont toujours comme ils étaient à leur mort.

– Quelle différence y a-t-il exactement entre votre expérience et celles des spirites ou des soi-disant médiums ou channelers ?
S’il est une seule chose que je voudrais que le public croie dans ce que je dis, je voudrais que ce soit celle-ci. La différence est très simple et très claire, et nous devons la prendre très au sérieux.

Ce qui se passe avec les spirites, c’est qu’ils croient appeler les âmes des disparus; mais quelle que soit la réaction à leur appel, c’est toujours et sans exception Satan et ses agents qui répondent.

Les spirites et les « channelers » font quelque chose d’extrêmement dangereux pour eux-mêmes comme pour les gens qui vont leur demander conseil. Ils vivent dans un énorme mensonge. Il n’est pas permis d’invoquer les morts! C’est strictement interdit! Personnellement, je ne les ai jamais appelés, jamais je ne le fais et jamais je ne le ferai.

C’est Jésus qui l’a permis à travers sa Mère. Mais Satan peut naturellement copier et simuler tout ce qui vient de Dieu, et il le fait. Il est le singe de Dieu et imite tout ce que Dieu fait. Il peut imiter la voix des âmes et prendre l’apparence de leur corps, mais quelle que soit la réaction, elle vient toujours du Malin. N’oubliez pas que Satan peut même guérir, mais ces guérisons ne durent jamais.

– Maria, lorsque vous rencontrez quelqu’un, comment pouvez-vous distinguer si c’est une Pauvre Ame ou une personne qui vit ici maintenant sur terre?
Lorsqu’une Pauvre Ame vient la nuit, je la reconnais immédiatement à cause de sa lumière. Elles sont aussi brillantes que des personnes que je verrais durant le jour. Elles n’irradient pas de lumière de sorte que tout reste noir autour d’elles, mais elles-mêmes sont lumineuses de sorte que je reconnais immédiatement une Pauvre Âme.

-Est-ce qu’elles viennent aussi durant le jour?
Oui, mais lorsqu’elles viennent le jour je dois attendre qu’elles disparaissent pour être certaine que c’était une Pauvre Âme. Avant ça, je ne peux pas en être sûre. De toute façon, si je voulais les attraper, il n’y aurait rien à saisir.

– Si une Pauvre Ame venait ici chez vous durant la journée, comment feriez-vous pour le savoir ?
Eh bien, elles ne frappent pas à la porte comme vous l’avez fait et, naturellement, elles ne serrent pas la main. Ces deux signes m’indiqueraient que c’est une Pauvre Âme.

– Est-ce qu’une Pauvre Ame est venue ici récemment durant la journée ?
Oui, et il s’est passé quelque chose d’inhabituel. J’étais assise ici en train d’écrire et j’ai levé les yeux; il y en avait une assise là sur cette chaise. Ça ne s’était jamais produit avant et je dois dire que ça m’a un peu surprise.

– Combien de Pauvres Ames viennent vous visiter la nuit en comparaison de celles qui viennent le jour ?
Au début, elles ne venaient que la nuit, mais à partir de l’Année Mariale 1954, elles ont commencé à venir également le jour. Ces jours-ci, je dirais qu’il en vient autant le jour que la nuit.

– Maria, y a-t-il un autre cas, en dehors du vôtre, où des âmes de personnes disparues ont été vues en plein jour ?
Oui, cela arrive souvent. Il y a deux hommes ici dans notre vallée qui conduisaient un chariot chargé de bois et, par accident, les chevaux ont fait un écart et une bonne partie du chargement est tombée sur le chemin. En commençant à replacer le bois sur le chariot, un des hommes a dit:
« Bonté, je voudrais que quelqu’un vienne nous aider pour qu’on ne finisse pas par bloquer la circulation! »

Soudain, deux hommes sont apparus et ont commencé à les aider et après quelques minutes, tout était replacé sur le chariot et bien attaché. Quand tout fut terminé, les deux premiers ont dit
« Merci » et les deux autres sont partis.

Peu de temps après, l’un d’eux m’est apparu et m’a expliqué que si les charretiers avaient dit « Que Dieu soit loué » plutôt que « Merci », le deuxième serait entré immédiatement au Ciel.

Il fallait maintenant que je prie un peu pour eux pour qu’ils soient délivrés. Comme vous le savez, l’amour entre nous ici sur terre se manifeste le plus souvent par de petits gestes, des paroles ou des actes sans grande importance. C’est aussi vrai pour les Pauvres Ames. Même laver le plancher de la cuisine quand on n’en a pas réellement envie, mais qu’on le fait par amour pour les Pauvres Ames en général ou pour une Pauvre Ame en particulier leur sera d’un grand secours. Dans le cas du plancher de cuisine, cela aidera quelqu’un qui, durant sa vie, a négligé de bien entretenir la maison pour la famille.

-Lorsqu’une Pauvre Ame vous rend visite, est-elle consciente de ce qui l’entoure, ou est-elle uniquement consciente de vous ? Peut-on voir qu’elle a conscience de la pièce et des objets qui l’entourent ?

Oui, elles doivent l’être, parce que lorsqu’elles marchent dans la pièce elles ne passent pas à travers une table. Et elles doivent avoir conscience de l’existence d’une chaise puisque, comme je l’ai dit, j’en ai récemment vu une assise dessus.

– Lorsqu’elles apparaissent, est-ce qu’elles traversent le mur pour se diriger vers vous ?
Non, elles apparaissent, tout simplement, ou elles viennent par la porte en la refermant derrière elles. Ça varie, mais
généralement elles me réveillent en cognant ou en m’appelant; et lorsque je me réveille, elles sont là au pied de mon lit. C’est généralement comme ça.

– Combien de temps dure la visite lorsqu’elles sont avec vous ?
C’est normalement très rapide, juste quelques secondes et puis elles s’en vont. Alors d’habitude quand il y en a une, je demande simplement,
« Qu’est-ce que je peux faire pour vous? »

Et elle dit, par exemple : « J’ai besoin de cinq messes», puis elle disparaît.

Mais si elles restent là debout je sais que je peux poser des questions ou faire passer les noms des personnes sur lesquelles on demande des renseignements. Ça peut prendre deux ou trois minutes et il est rare qu’elles répondent immédiatement. Habituellement, cette âme s’en va et je dois attendre des semaines et parfois des mois pour qu’une autre vienne répondre à ces questions. Mais il est déjà arrivé qu’elles répondent immédiatement.

-Avez-vous déjà permis à quelqu’un d’être présent les soirs où vous avez la visite des Pauvres Ames ?
Beaucoup me l’ont demandé mais les Pauvres Ames ont dit que nous ne devrions pas être curieux de ces choses, et elles ne veulent pas réellement que ça se produise.

Mais une fois j’étais en ville avec une femme qui avait une maison pleine de touristes et elle m’a demandé s’ils pouvaient être là pendant une visite, soit pour voir, soit pour entendre. J’ai répondu :
« Il se pourrait que vous entendiez quelque chose, mais je doute fort que quelqu’un pourra voir quoi que ce soit ».

J’ai pris la précaution de demander s’il y avait des cardiaques parmi eux. Il y en avait, alors j’ai dit non. J’ai posé la question parce que si une personne qui n’a pas le coeur solide voit ou entend quelque chose et pense simplement que c’est une Pauvre Ame, elle pourrait bien faire une crise cardiaque.

Alors mon amie m’a demandé si je voulais dormir dans la chambre voisine de la sienne et laisser la porte ouverte. J’ai dit oui en pensant que si les Pauvres Ames n’étaient pas d’accord, elles ne viendraient tout simplement pas. Mais une Pauvre Ame est venue quand même et m’a demandé de prier le Notre Père avec elle.

J’ai prié en silence et il était donc impossible d’entendre quelque chose. Mais la Pauvre Ame a prié normalement à voix haute avant de disparaître. Le lendemain, la femme avait un air bizarre et je me demandais ce qui n’allait pas. Je lui ai demandé:
« Est-ce que ça va? »
« Euh, oui, mais dites-moi, est-ce qu’une Pauvre Ame a récité le Notre Père avec vous la nuit dernière ?»
« Pourquoi ? »
« Eh bien, il faut que je vous dise, j’ai entendu réciter le Notre Père hier soir et la voix semblait venir du fond d’une profonde caverne. J’ai eu peur, j’étais en sueur. »

Et j’ai dû alors lui dire que c’était la première fois que quelqu’un entendait quelque chose

– Quelqu’un a-t-il jamais enregistré vos conversations avec les Pauvres Ames ?
Une fois, à Vienne, quelqu’un avait caché un magnétophone dans ma chambre. Mais en écoutant la cassette, tout ce qu’on entendait c’était mes questions et les coups cognés pour me réveiller. Mais les réponses données, et il y en avait cette nuit là, n’étaient pas sur le ruban.

– Maria, vous semblez maintenant être bien connue par les croyants qui prient, mais dans les premières années on vous tenait à l’écart. Comment les gens en sont-ils venus à reconnaître ces faits comme authentiques ?

D’abord lorsque des choses que j’avais dites se sont réellement produites, et aussi lorsque j’ai dit des choses que
seuls les membres d’une famille connaissaient. C’était donc une confirmation.

– Pardonnez-moi, la question est peut-être délicate, mais avez-vous été examinée par des médecins et des psychologues ?

Oui. Il y a bien des années un professeur de théologie me l’a demandé, alors je l’ai fait. Cela a donné six pages d’un rapport rédigé par un docteur en psychologie d’Innsbruck. Un exemplaire est allé dans les archives d’un éditeur qui a publié un petit livre sur mes expériences, il y a environ vingt-cinq ans. Ce livre a été écrit par mon vieil ami et directeur spirituel, le père Alfons Matt.
(Meine Erlebnisse mit armen Seelen, Maria Simma und Pf. Alfons Matt, Christiana Press, CH-8260 Stein-am-Rhein, Switzerland (1968).)

– Y a-t-il eu reconnaissance officielle de l’Église concernant vos expériences ?
Je suis obéissante envers mon curé et mon évêque qui m’ont dit de poursuivre mon apostolat pour autant que tout soit théologiquement conforme, et c’est le cas jusqu’à présent. Au début, l’évêque Wechner avait quelques problèmes avec le fait que j’obtenais des réponses pour les autres personnes.

Il m’a fait venir pour me demander d’où me venaient ces réponses; j’ai répondu exactement comme je l’avais découvert moi-même quand tout a commencé. Au tout début j’ai demandé à une âme d’où elle obtenait ses informations. Je pensais que peut-être elle allait dans le Purgatoire trouver l’autre âme pour lui demander ce qu’il lui fallait pour être délivrée. Mais l’âme devant moi a répondu:
« Non, toute l’information que nous vous apportons vient avec la permission de la Mère de Miséricorde. »

Lorsque le bon évêque a entendu cela, il a dit:
« Eh bien, dans ce cas, je ne peux et ne veux rien dire contre ça. »

– Que voulez-vous dire par la Mère de Miséricorde ?
Oh! Mère de Miséricorde est un des nombreux titres donnés à la Sainte Vierge Marie, Mère de Jésus, et par conséquent notre Mère à tous. Elle devrait être notre modèle et notre guide. Et comme elle est la Mère de Jésus, elle est aussi notre Mère.

– Vous avez connu combien d’évêques et vous ont-ils tous accordé le même soutien? Et quel était leur nom?
Il y a eu trois évêques jusqu’à présent, Mgr Tschann, Mgr Wechner et Mgr Küng. Mgr Tschann m’a soutenue simplement, en disant qu’il savait que le père Matt n’était pas un rêveur et que par conséquent tout devait être bien. Mgr Wechner m’a soutenue activement et j’en remercie le Seigneur. Mon évêque actuel, Mgr Küng, a choisi pour le moment de n’être ni pour ni contre.

Source : Dernières révélations extraordinaires de Maria Simma 2002


Publié par Napo

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