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Ouzbékistan : ces convertis de l’islam au christianisme vivent sous la menace de représailles

Ouzbékistan : ces convertis de l’islam au christianisme vivent sous la menace de représailles

En Ouzbékistan, choisir de devenir chrétien lorsqu’on est issu d’une famille musulmane peut entraîner de lourdes conséquences sociales et familiales. Une alerte de prière publiée par Barnabas Aid pour ce 29 juillet 2026 attire l’attention sur la situation d’un responsable d’Église ouzbek converti de l’islam au christianisme et, plus largement, sur celle de croyants d’Asie centrale exposés à des représailles après leur conversion.

L’organisation demande de prier pour que cet homme et sa famille soient protégés, mais aussi pour d’autres chrétiens de la région confrontés à des réactions hostiles de leur entourage. Par prudence et pour des raisons évidentes de sécurité, l’alerte ne fournit pas d’identité permettant d’identifier publiquement les personnes concernées.

Quitter l’islam peut provoquer une rupture avec la famille

Dans plusieurs pays d’Asie centrale à majorité musulmane, la pression exercée sur les convertis ne prend pas nécessairement la forme d’une persécution spectaculaire ou officiellement organisée. Elle peut commencer au sein même de la famille ou du voisinage : rejet, menaces, isolement et fortes pressions destinées à faire revenir le converti à la religion de son milieu d’origine.

Barnabas Aid présente précisément la protection des convertis comme une intention de prière urgente. L’organisation évoque le risque de représailles de la part de proches ou de membres de la communauté pour ceux qui quittent l’islam afin de suivre le Christ.

L’Ouzbékistan a assoupli certaines restrictions religieuses

La situation religieuse de l’Ouzbékistan doit cependant être décrite avec précision. Le pays a engagé ces dernières années plusieurs évolutions de sa politique religieuse. Des communautés ont pu obtenir un enregistrement officiel et certaines restrictions héritées d’une période de contrôle particulièrement sévère ont été assouplies.

Cela ne signifie pas que toutes les difficultés ont disparu. La pratique religieuse demeure encadrée et les chrétiens issus d’un environnement musulman peuvent rencontrer des problèmes distincts de ceux vécus par les communautés chrétiennes historiques. Leur vulnérabilité tient notamment au fait que leur conversion peut être perçue comme une rupture avec la famille, la culture et l’identité collective.

Une persécution parfois invisible

Ces situations sont difficiles à mesurer précisément. Une menace familiale ou communautaire ne donne pas nécessairement lieu à une plainte, à une décision de justice ou à un communiqué officiel. Certains convertis préfèrent également rester discrets pour protéger leurs proches et pouvoir continuer à vivre leur foi.

Il faut donc éviter deux excès : minimiser les pressions réellement subies par certains convertis, mais aussi présenter l’ensemble de la population ouzbèke ou musulmane comme responsable de ces violences. L’alerte concerne des croyants précis et un phénomène de représailles familiales ou communautaires, pas une accusation indistincte contre tout un peuple.

La liberté de changer de religion reste un enjeu essentiel

Au cœur de ces témoignages se trouve une liberté fondamentale : celle de pouvoir choisir, pratiquer et transmettre sa foi sans être menacé. Pour un chrétien, la conversion ne se réduit pas à un changement administratif d’appartenance religieuse. Elle engage la conscience et la relation personnelle au Christ.

L’intention publiée ce 29 juillet invite donc les catholiques et les autres chrétiens à ne pas oublier ces convertis dont les noms restent souvent inconnus. Leur discrétion les protège, mais elle peut aussi rendre leur situation presque invisible aux yeux du reste du monde chrétien.


Sources principales :
Barnabas Aid – Daily Prayer, 29 July 2026

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