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Les fleurs et les épines de la Croix – Trois désirs impérieux

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Les fleurs et les épines de la croix - Trois désirs impérieux

Il fut montré une grande Croix à Sainte Marguerite Marie Alacoque dont elle ne pouvait voir le bout, mais elle était toute couverte de jolies fleurs.

 » Voilà le lit de mes chastes épouses, où je te ferai consommer les délices de mon pur amour, peu à peu ces fleurs tomberont, et ne te restera que les épines qu’elles cachent à cause de ta faiblesse ; mais elles te feront si vivement sentir leurs piqûres, que tu auras besoin de toute la force de mon amour pour en supporter la douleur. « 

Ces paroles me réjouirent beaucoup, pensant qu’il n’y aurait jamais assez de souffrance, d’humiliation ni de mépris pour désaltérer l’ardente soif que j’en avais, et que je ne pourrais jamais trouver de plus grande souffrance que celle que je sentais de ne pas assez souffrir, car son amour ne me laissait point de repos ni jour ni nuit.

Mais ces douceurs m’affligeaient. Je voulais la croix toute pure, et j’aurais voulu pour cela toujours voir mon corps accablé d’austérités ou de travail, duquel je prenais autant que mes forces pouvaient porter, car je ne pouvais vivre un moment sans souffrance, et plus je souffrais, et plus je contentais cette sainteté d’amour qui avait allumé trois désirs dans mon cœur, qui me tourmentaient incessamment :

– l’un de souffrir,
– l’autre de l’aimer et de communier
– et le troisième de mourir pour m’unir à lui

Saint François de Sales la fait méditer sur l’humilité et la charité.

Au troisième mois après ma profession, un peu avant la fête de notre saint Fondateur, il me fit voir, pendant mon oraison, que les vertus qu’il avait toujours souhaitées à ses filles c’étaient celles qui l’avaient toujours tenu uni avec Dieu, qui est la charité et l’humilité ; et que l’on était déchu de l’une et de l’autre : de la charité envers Dieu, lorsque nous ne regardons que les créatures en nos actions, ne cherchant que leur approbation, sans nous soucier que nous nous rendons de très mauvaises odeurs devant Dieu, qui détourne sa face de peur de voir ces actions. Et à l’égard du prochain, les amitiés particulières détruisent la charité commune et le silence.

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Quant à l’humilité, c’était faute de se tenir en soi-même sur la vue de ses propres défauts que 1’on jugeait mal des intentions du prochain au moindre signe de l’action que l’on voyait… Et comme c’était la trop grande douceur qui, s’étant glissée à la complaisance des créatures, c’était la cause de ces manquements et de beaucoup d’autres, et qu’il fallait que ce fût par l’esprit d’une aimable rigueur et vigilance continuelle que tous ces défauts fussent réparés

Source : Vie et révélations de Sainte Marguerite-Marie Alacoque – Ecrites par elle-même – XVIIe siècle

Publié par Napo

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