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Après La Passion, Mel Gibson achève le tournage de La Résurrection du Christ, attendue pour 2027

Après La Passion, Mel Gibson achève le tournage de La Résurrection du Christ, attendue pour 2027

Plus de vingt ans après le retentissement mondial de « La Passion du Christ », les studios Lionsgate, en collaboration avec la société Icon Productions fondée par Mel Gibson et Bruce Davey, ont officiellement annoncé le calendrier de sortie de sa suite très attendue. Intitulée « La Résurrection du Christ », cette nouvelle fresque biblique sera offerte au public en deux volets distincts : la première partie arrivera dans les salles obscures le 6 mai 2027, suivie de la seconde le 25 mai 2028.

Cette annonce, formulée le jeudi 21 mai, s’accompagne d’une précision importante concernant la production : le tournage s’est achevé plus tôt que prévu. Durant 134 jours, les équipes de Mel Gibson ont investi plusieurs régions d’Italie, posant leurs caméras à Rome, Bari, Ginosa, Craco, Brindisi et Matera. Si de nombreux observateurs s’attendaient à revoir l’acteur américain Jim Caviezel reprendre les traits du Sauveur, la réalisation a finalement opté pour une distribution entièrement renouvelée. C’est le comédien finlandais Jaakko Ohtonen qui incarnera Jésus. À ses côtés, l’actrice cubaine Mariela Garriga prêtera ses traits à Marie-Madeleine, tandis que Kasia Smutniak jouera la Bienheureuse Vierge Marie et l’Italien Pier Luigi Pasino interprétera l’apôtre Simon-Pierre.

Du côté des studios, l’attente est à la hauteur de l’ambition du projet. Adam Fogelson, président du Lionsgate Motion Picture Group, n’a pas tari d’éloges sur le travail du réalisateur. Il a salué en Mel Gibson un authentique visionnaire, doté d’un œil d’artiste pour la grandeur épique et d’un instinct de conteur pour capter la vérité émotionnelle. Le dirigeant a confié que chaque image venue du plateau de tournage ressemblait à un véritable chef-d’œuvre pictural prenant vie, soulignant la rareté des cinéastes capables de conjuguer un tel sens du grand spectacle avec une profondeur et une conviction aussi palpables.

Cette œuvre succède à un premier opus qui a profondément marqué l’histoire contemporaine du cinéma chrétien. Sorti en 2004, « La Passion du Christ » retraçait avec une intensité saisissante les dernières heures de la vie terrestre de Jésus, de son agonie au jardin des Gethsémani jusqu’à sa crucifixion. Le long-métrage avait alors suscité d’intenses débats. Si certains critiques dénonçaient des scènes de flagellation jugées excessivement sanglantes, un vaste public avait au contraire salué le réalisme bouleversant et l’authenticité historique de la mise en scène des souffrances endurées par le Fils de Dieu.

Au-delà des polémiques, le film avait engrangé 370 millions de dollars de recettes sur le seul territoire nord-américain, ouvrant ainsi durablement la voie aux productions hollywoodiennes assumant une identité chrétienne. Le film avait d’ailleurs reçu un accueil attentif au plus haut sommet de l’Église. En janvier 2004, Joaquín Navarro-Valls, alors directeur du Bureau de presse du Saint-Siège, avait fait savoir que le pape saint Jean-Paul II l’avait visionné et l’avait positivement accueilli, y voyant la fidèle transcription cinématographique du fait historique de la Passion tel que le rapportent les récits évangéliques. C’est fort de cet héritage singulier que le diptyque sur la Résurrection s’apprête aujourd’hui à reprendre le fil de l’histoire sainte.

Conversation des fidèles

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