L’archidiocèse de Paderborn a suspendu un prêtre de son enseignement dans un lycée catholique après qu’il a osé tenir un discours clair et cohérent avec la doctrine bimillénaire de l’Église sur la sacralité de la vie humaine.
Il a affirmé, lors d’un cours de religion, qu’il n’existe aucune différence morale entre l’avortement d’un fœtus de 18 semaines et l’assassinat d’une personne de 18 ans. Il a également osé rapprocher la réalité massive de l’avortement contemporain avec l’holocauste et il a raison.
Du point de vue catholique, comme du point de vue scientifique, un être humain de 18 semaines est un être humain à part entière car il possède un ADN unique, un cœur qui bat depuis des semaines, des ongles, des empreintes digitales, et réagit aux stimuli. L’Église enseigne depuis toujours que la vie humaine est sacrée dès la conception. Tuer un innocent, qu’il soit dans l’utérus ou hors de celui-ci, constitue un homicide.
Le prêtre n’a fait que rappeler cette vérité élémentaire, sans euphémismes ni hypocrisie. Les fragiles qui s’offusquent de cette comparaison devraient se demander pourquoi la mort volontaire de plus de 200 000 enfants à naître chaque année en Allemagne (et plusieurs dizaines de millions dans le monde) suscite si peu d’émotion, tandis qu’une parole qui ose nommer cette réalité provoque un tel scandale.
L’avortement à l’échelle industrielle de notre époque est bien un holocauste, même si celui là est plus discret, plus légal et surtout plus médicalisé, mais tout aussi radical dans son refus de la dignité humaine.
Ce prêtre a fait ce que beaucoup de clercs n’osent plus faire en transmettant l’enseignement catholique sur la vie. Dans une école catholique, sous tutelle de religieuses, on est en droit d’attendre que la doctrine de l’Église soit enseignée sans être immédiatement édulcorée dès qu’elle dérange l’air du temps.
Au lieu de le soutenir, l’archidiocèse a réagi avec une rapidité suspecte pour le suspendre. On préfère apaiser les sensibilités contemporaines plutôt que de défendre la cohérence morale de la foi. Bien sûr, un enseignant doit adapter son propos à son auditoire. Mais adapter ne signifie pas trahir. Dire que l’avortement est un mal grave, comparable dans sa logique à d’autres exterminations d’innocents, est juste et c’est une mise en garde.
Les véritables victimes de cette affaire ne sont ni les élèves ni l’archevêché qui craint la mauvaise presse. Ce sont les enfants à naître tués chaque jour, et les jeunes qui reçoivent, dans trop d’établissements soi-disant catholiques, une version édulcorée, psychologisée et inoffensive du christianisme. Le prêtre de Bielefeld mérite non pas une suspension, mais le soutien de tous les catholiques et de Rome !





Conversation des fidèles
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