Le 14 juin 2026, la fureur de la guerre a de nouveau frappé le cœur spirituel de la capitale ukrainienne. La cathédrale de la Dormition, joyau orthodoxe du XIe siècle situé dans l’enceinte historique de la laure des Grottes de Kiev et classé au patrimoine mondial de l’Unesco, a été la proie des flammes à la suite d’une offensive aérienne d’une ampleur particulièrement meurtrière. Ce raid russe, qui a combiné l’envoi de soixante-dix missiles et de six cent onze drones sur plusieurs centres urbains du pays, a coûté la vie à quatre personnes et fait vingt-huit blessés. Au-delà du drame humain immédiat, c’est l’héritage religieux de la nation qui se trouve directement visé, suscitant une vive indignation face à ce que le président ukrainien, Volodymyr Zelensky, a qualifié de crime parmi les plus graves perpétrés par la Russie contre la culture chrétienne.
La destruction de ce lieu de culte intimement lié à l’histoire monastique de la région a provoqué une onde de choc au-delà des frontières. Comparant ce sinistre à une éventuelle destruction de la cathédrale Notre-Dame de Paris, le ministre français des Affaires étrangères, Jean-Noël Barrot, a fermement condamné cette frappe. De son côté, le ministère russe de la Défense a rapidement nié toute responsabilité intentionnelle. Dans un communiqué publié le 15 juin, le Kremlin a affirmé que ses forces armées ne ciblaient aucune infrastructure civile, attribuant la destruction de l’édifice religieux à la défaillance d’un missile du système de défense antiaérienne américain Patriot, qui aurait été fourni à Kiev avec une date de péremption dépassée.
Cette rhétorique de l’accident est catégoriquement balayée par les acteurs de terrain, à l’instar de Steven Moore, fondateur de l’organisation Ukraine Freedom Project. S’exprimant sur les ondes du réseau catholique américain EWTN, ce dernier a dénoncé une stratégie délibérée qu’il assimile à une véritable guerre menée contre le christianisme en Ukraine. Soulignant que le président Vladimir Poutine ne commet aucune erreur de cible, il rappelle le lourd tribut payé par les communautés religieuses depuis le début du conflit : près de sept cent cinquante églises ont été réduites en ruines et pas moins de quatre-vingts pasteurs et prêtres ont perdu la vie. Face à la régularité de ces prétendus dommages collatéraux, qui frappent des édifices sacrés presque chaque semaine, il se montre particulièrement sceptique quant aux discussions diplomatiques censées ramener la paix, estimant que l’offensive ne cessera que sous la contrainte.





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