Scandale à Marseille : un Christ en plastique rouge armé de mitraillettes

Scandale à Marseille : un Christ en plastique rouge armé de mitraillettes

Un Christ rouge vif. Deux mètres de haut. Et dans ses mains… deux pistolets-mitrailleurs Uzi. Voilà la statue actuellement exposée à Marseille. Jusqu’où ira la profanation de nos figures sacrées sous couvert d’art contemporain ? Je vous décrypte cette affaire ce matin, ainsi que le reste de l’actualité de l’Église et du monde.

L’art contemporain s’attaque encore au sacré

L’exposition se tient en ce moment à L’Aérosol de la Tulipe, à Marseille. L’artiste James Colomina y a installé sa sculpture intitulée « Tu ne tueras point ». Son objectif affiché ? Dénoncer la violence de nos sociétés. Sauf que pour dénoncer cette violence contemporaine, l’artiste n’a rien trouvé de mieux que de placer des armes de guerre dans les mains de Jésus.

Le problème, c’est que pour nous chrétiens, le Christ n’est pas un logo disponible. Il est le Verbe fait chair. L’image chrétienne possède une dimension sacrée. L’art contemporain se plaît à proclamer la mort du sacré, mais il a constamment besoin de s’y attaquer pour exister. Si le Christ ne représentait plus rien, cette statue ne choquerait personne. Un catholique est parfaitement en droit de considérer qu’ici, la ligne du blasphème a été franchie. Dénoncer la violence du monde est noble. Profaner le sacré pour y parvenir est injustifiable.

Victoire contre la culture de mort au Royaume-Uni

Le Parlement britannique vient de rejeter un projet de loi qui visait à légaliser le suicide assisté pour les personnes en phase terminale. Le vote a été serré : 286 voix contre, 270 pour. C’est un grand coup d’arrêt pour les partisans de l’euthanasie. Les opposants ont réussi à faire barrage en rappelant une vérité essentielle : avant de proposer la mort, il faut d’abord garantir à tous un véritable accès aux soins palliatifs. La Grande-Bretagne résiste et reste, pour le moment, en dehors des pays ayant cédé à la culture de mort.

Lourdes accusations dans le diocèse de Lyon

Une affaire extrêmement grave secoue l’enseignement catholique lyonnais. Le père Jean-Bernard Plessy, ancien directeur de la très prestigieuse Institution des Chartreux, est visé par une plainte pour viols et agressions sexuelles aggravés. La plaignante est une ancienne étudiante majeure qui était placée sous son autorité. Âgé de 63 ans, le prêtre avait annoncé sa démission au début de l’été et conteste pour l’heure les accusations. La justice civile et une enquête canonique vont devoir faire toute la lumière.

Fin de la discrimination pour les élèves du hors-contrat

C’est une bonne nouvelle pour de nombreuses familles. Le ministère des Armées a enfin diffusé une directive concernant l’accès aux classes préparatoires des lycées de la Défense. Jusqu’à présent, des établissements comme le Prytanée de La Flèche utilisaient la scolarité dans le privé hors-contrat comme un critère éliminatoire. Une pratique totalement abusive. Le ministère a tranché : désormais, seuls les mérites des candidats devront être pris en compte pour évaluer les dossiers.

Joyeux anniversaire au Pape Léon XIV

Nous partons à Rome pour fêter les 71 ans du pape Léon XIV, célébrés hier, le 14 septembre. Né Robert Francis Prevost en 1955 à Chicago, il est devenu l’an dernier le tout premier pape américain de l’histoire. C’est une belle occasion pour nous de prier tout particulièrement pour le Saint-Père et pour la très lourde charge qui pèse sur ses épaules.

Le Saint du Jour : Notre-Dame des Douleurs

Revenons maintenant en plein cœur de Jérusalem, il y a deux mille ans. Une colline, un ciel assombri, une croix de bois. Au pied de cette croix, une femme se tient debout. Elle regarde son Fils unique suffoquer et mourir dans des souffrances atroces.

Aujourd’hui, 15 septembre, l’Église ne célèbre pas un martyr ou un pape. Elle honore Notre-Dame des Douleurs. Cette dévotion magnifique nous plonge dans le cœur meurtri de la Vierge Marie. Les évangiles nous rapportent sept moments précis de douleur extrême. Sept glaives qui ont transpercé son âme. Cela commence dès la présentation au Temple avec la prophétie de Syméon. Puis c’est la fuite en Égypte, la disparition de Jésus pendant trois jours, la rencontre sur le chemin du Calvaire, la crucifixion, la descente de croix, et enfin la mise au tombeau.

La tradition nous enseigne que Marie est la Reine des martyrs. Si les autres martyrs ont souffert dans leur chair, Marie a subi un martyre spirituel absolu. Son âme a été broyée. Mais elle a tout accepté, librement, par amour, pour s’associer à la Rédemption. En contemplant ses douleurs aujourd’hui, nous apprenons que nos propres souffrances, unies à celles du Christ, ne sont jamais inutiles.

L’Évangile du jour (Jean 19, 25-27)

Voici maintenant l’Évangile selon saint Jean, au chapitre 19, versets 25 à 27 :

« Près de la croix de Jésus se tenaient sa mère et la sœur de sa mère, Marie, femme de Cléophas, et Marie Madeleine. Jésus, voyant sa mère, et près d’elle le disciple qu’il aimait, dit à sa mère : « Femme, voici ton fils. » Puis il dit au disciple : « Voici ta mère. » Et à partir de cette heure-là, le disciple la prit chez lui. »

Le commentaire spirituel :
Dans ce passage, Jésus vit ses derniers instants. Mais au lieu de se replier sur Sa propre douleur, Il regarde Celle qui Lui a donné la vie. Les grands commentateurs catholiques soulignent ici l’immense leçon de piété filiale du Christ. Mais la portée de ces mots va bien au-delà de la famille terrestre. Depuis la croix, Jésus institue Marie comme Mère de tous les croyants, représentés par saint Jean.

Le disciple ne se contente pas d’écouter, il agit : il la prend chez lui. Notre époque est traversée par la confusion, les attaques contre la famille, les profanations et une déchristianisation agressive. L’Évangile d’aujourd’hui nous donne cette consigne : nous devons faire comme saint Jean. Prendre la Vierge Marie chez nous. Lui faire une place absolue dans notre cœur et dans nos maisons. Car c’est en tenant la main de la Mère que l’on trouve le courage de rester debout au pied de la croix.

Prions ensemble

Prions maintenant tous ensemble, si vous le voulez bien.

Seigneur Jésus, nous Te demandons pardon pour les blasphèmes et les profanations qui outragent Ton Saint Nom et Ton image dans notre société. Nous Te confions aujourd’hui notre Pape Léon XIV : donne-lui la force et la sagesse de guider Ton troupeau. Nous Te rendons grâce aussi pour chaque victoire qui protège la vie humaine jusqu’à son terme naturel. Par l’intercession de Notre-Dame des Douleurs, accorde-nous le courage de ne jamais déserter le pied de Ta Croix. Garde nos familles dans la fidélité, et donne-nous de prendre Marie chez nous, tous les jours de notre vie.
Amen.

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