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Au synode mondial de l’Église catholique, les diacres manquent à l’appel

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Vous avez peut-être entendu dire que l’Église catholique organise un synode mondial sur la synodalité, qui vise à rassembler tout le monde pour parler de l’Église.

L’objectif de tous ces rassemblements, de toutes ces discussions et de toutes ces prières, est de permettre aux gens de comprendre la mission de l’Église. En d’autres termes, il s’agit de réfléchir à la manière de répandre l’Évangile de la manière la plus efficace possible pour leurs cultures respectives.

Le processus a commencé en octobre 2021 au niveau local, les diocèses et les groupes envoyant ensuite des rapports à Rome. Ensuite, Rome a envoyé un « Document pour l’étape continentale » à sept assemblées continentales (Afrique et Madagascar, Asie, Europe, Amérique latine et Caraïbes, Océanie, Moyen-Orient et Amérique du Nord) et a synthétisé leurs réponses.

En juin, le Bureau du Synode a publié ce que l’on appelle l’Instrumentum Laboris, ou document de travail pour la réunion qui se tiendra dans l’immense salle d’audience Paul VI au Vatican en octobre. Peu après, la liste des quelque 450 participants au synode a été publiée. 364 d’entre eux sont des membres votants, d’autres sont des experts ou des facilitateurs.

Outre le pape François, 273 évêques, 67 prêtres, 37 religieux et religieuses non ordonnés, 70 autres laïcs et un diacre, le Belge Geert de Cubber, seront présents parmi les votants et les non-votants.

La liste ne laisse pas deviner que M. de Cubber est en fait un diacre ordonné. Il est mentionné comme « Monsieur » et non comme « Révérend Monsieur » ou « Dcn« , comme c’est généralement le cas. Il y a quelques autres erreurs. Le nom du cardinal de San Diego, Robert McElroy, est mal orthographié. Deux prêtres, le Révérend Eloy Bueno de la Fuente (Espagne) et le Révérend Eamonn Conway (Irlande) ne sont pas mentionnés comme tels. Il peut y avoir quelques autres erreurs mineures ici et là. Il se peut même qu’il y ait un ou deux diacres de plus, mais ce n’est probablement pas le cas.

Plusieurs diacres ont participé aux divers processus synodaux, depuis les efforts paroissiaux et diocésains jusqu’aux niveaux national et continental, mais le fait qu’il n’y ait qu’un seul diacre dans l’ensemble de l’assemblée en dit long. Après tout, porter l’Évangile est une tâche diaconale majeure, au sens propre comme au sens figuré.

Pendant la messe, le diacre porte l’évangéliaire, proclame la lecture de l’Évangile et, souvent, prêche. Les diacres sont également le plus souvent associés aux services caritatifs et sociaux de l’Église.

Les ministères diaconaux sont notamment exercés par des femmes et, en 2016, l’Union internationale des supérieures générales, l’organisation des responsables d’instituts religieux féminins, a demandé à François d’envisager de restaurer la tradition abandonnée de l’ordination de femmes comme diacres.

Deux commissions pontificales ont préparé des rapports privés pour François sur cette question.

Aujourd’hui, selon l’Instrumentum Laboris, « la plupart des assemblées continentales et les synthèses de plusieurs conférences épiscopales demandent que la question de l’inclusion des femmes dans le diaconat soit examinée« .

À ce sujet, il est demandé : « Est-il possible de l’envisager, et de quelle manière ?« 

De nombreux catholiques, si ce n’est la plupart, pensent que l’ordination est nécessaire. Mais cette bataille dure depuis longtemps.

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La Commission théologique internationale, qui conseille le Dicastère pour la doctrine de la foi, a rédigé des rapports sur les femmes diacres en 1997 et en 2002. Le premier aurait déterminé qu’il n’y avait pas de doctrine s’opposant à l’ordination de femmes comme diacres, mais il n’a jamais été publié : Le préfet de l’époque, le cardinal Joseph Ratzinger (futur pape Benoît XVI), a refusé de le signer.

Le second rapport, tout en tentant de clore le débat par des passages non cités d’un livre du professeur de Munich, le père Gerhard L. Müller, concluait que l’ordination de femmes comme diacres était une question relevant du « ministère de discernement » de l’Église. Le père Müller est devenu par la suite préfet de la CDF.

Le discernement est un grand mot dans la synodalité. Mais qui discerne quoi pour qui ? Le peuple de Dieu s’accorde à dire que la mission de l’Église est de porter l’Évangile au monde. Cette tâche est le principal devoir du diacre. Et le peuple de Dieu semble penser qu’ordonner à nouveau des femmes pour cette tâche est une bonne idée.

Cet article a été publié originellement par NcrOnline (Lien de l’article).

Publié par Napo

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