Le 16 mars dernier, un drame d’une violence inouïe a frappé la communauté catholique de Salamanca, dans l’État de Guanajuato, au Mexique. À la sortie de la messe de 19h30, alors que plusieurs jeunes du groupe de la pastorale paroissiale échangeaient paisiblement devant l’église Saint-Joseph de Mendoza, un commando armé a surgi et ouvert le feu sur eux. Huit d’entre eux ont été froidement abattus et cinq autres grièvement blessés.
Cet acte barbare a immédiatement suscité une vague d’émotion et de colère au sein de l’Église mexicaine. La Conférence de l’épiscopat mexicain (CEM), par la voix de Mgr Ramon Castro, a exprimé son indignation face à cette tragédie insupportable. Il a également adressé un message de réconfort aux familles des victimes et appelé les fidèles à s’engager avec détermination dans la construction de la paix.
Mgr Enrique Diaz, évêque d’Irapuato, a condamné avec force ce massacre et exhorté les autorités à faire toute la lumière sur ces crimes odieux. Il a plaidé pour une justice rapide et efficace afin que les familles puissent obtenir réparation. « C’est un drame qui bouleverse notre diocèse et secoue notre foi, mais rien ni personne ne pourra nous arracher l’espérance qui est en Christ« , a-t-il déclaré avec gravité.
La douleur des familles est immense, et l’évêque a assuré qu’il les accompagnerait personnellement à travers les structures diocésaines mises en place. Il a également tenu à soutenir le prêtre de la paroisse, le Père Jorge Iacobus, en demandant au Bon Pasteur de lui donner la force nécessaire pour consoler et guider ses fidèles en ces temps de grande détresse.
En hommage aux victimes, la messe d’obsèques a été célébrée le 19 mars, en la solennité de saint Joseph. L’événement a été retransmis sur les canaux officiels du diocèse afin que toute la communauté puisse s’unir dans la prière. Un novenaire a également été lancé, en particulier pour les jeunes assassinés, mais aussi pour tous ceux qui, au Mexique, ont perdu la vie à cause de la violence endémique qui gangrène le pays. Chaque soir, le chapelet est récité en ligne, réunissant des fidèles de toute la nation autour de cette intention cruciale.
Les évêques du Mexique ont profité de cette tragédie pour alerter une fois de plus sur la situation catastrophique que traverse leur pays. Ils dénoncent l’impunité avec laquelle la criminalité s’impose, mettant en péril la vie de milliers de jeunes. « La violence est devenue un véritable cancer pour notre société. Il est temps de nous unir et de prendre nos responsabilités pour rétablir la paix dans notre nation« , ont-ils martelé dans un communiqué commun.
L’appel est solennel et s’adresse à tous : citoyens, autorités locales et nationales, magistrats, élus, entrepreneurs et médias. « Il est urgent de dépasser les intérêts partisans et de former un front commun contre cette spirale infernale de la délinquance et de l’injustice qui saigne notre patrie et brise l’avenir de tant de jeunes« , insistent-ils.
Le 29 mars, à la fin du novenaire, une grande caravane pour la paix traversera Salamanca, unissant dans un même élan de foi et d’espérance ceux qui refusent de voir leur pays sombrer dans la terreur.
Parmi les victimes de ce carnage, les autorités ont confirmé l’identité de plusieurs jeunes : Bruno Jesus, Miguel Angel, Daniel, Juan Flavio, Fernando, ainsi que deux adolescents connus sous les initiales A.R.H. et E.Y.V.R. Leur souvenir restera gravé dans la mémoire de la communauté catholique de Salamanca, qui refuse de se laisser écraser par la peur et qui place son espérance en Celui qui a vaincu la mort.
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