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Kidnappés après une première messe au Cameroun, trois religieux retrouvent la liberté

Kidnappés après une première messe au Cameroun, trois religieux retrouvent la liberté

Le diocèse catholique de Nkongsamba, au Cameroun, a annoncé avec un immense soulagement la libération d’un prêtre et de deux religieux appartenant à la Fraternité des Franciscains de l’Emmanuel (FFE). Séquestrés durant quelques jours dans la région du Nord-Ouest, les trois hommes ont été retrouvés sains et saufs, mettant fin à l’angoisse de la communauté locale, rudement éprouvée par le climat de violence qui règne dans la zone anglophone du pays.

Le drame s’est noué au lendemain d’un événement pourtant profondément joyeux pour l’Église. Le vendredi 26 juin, le père John Bosco Bihkong s’était rendu dans son village natal de Melim, situé près de Ndop, pour y célébrer sa toute première messe. Il était accompagné pour l’occasion par deux confrères de sa fraternité : le frère Sylvester Sewong, gardien du couvent franciscain de Kékem, et le frère Marie Rodrigue Sop, un religieux se préparant actuellement à prononcer ses vœux perpétuels. C’est le lendemain de cette liturgie d’action de grâce, dans la nuit du samedi 27 juin, que le petit groupe a été kidnappé.

L’alerte officielle de leur disparition avait été donnée le 30 juin par le vicaire général du diocèse, le père Joseph Tchinda Dountio. Si les autorités ecclésiales n’ont fourni aucun détail concernant l’identité des ravisseurs, leurs motivations exactes ou l’existence d’éventuelles tractations, cet enlèvement s’inscrit dans un schéma tristement familier pour les habitants de la région. Le Nord-Ouest du Cameroun, l’une des deux provinces anglophones du pays, est en effet le théâtre d’un conflit séparatiste persistant depuis plusieurs années. Dans ce climat d’insécurité chronique, les civils, mais également les membres du clergé et les communautés religieuses, constituent des cibles régulières pour des groupes armés pratiquant l’industrie du rapt.

L’issue heureuse de cette épreuve a finalement été communiquée le 1er juillet par le chancelier diocésain, l’abbé Luc Roger Dodo. Dans une lettre adressée aux fidèles, il a tenu à exprimer la profonde gratitude de l’Église pour la vaste mobilisation spirituelle qui a soutenu les otages durant leur captivité. Remerciant chaleureusement tous ceux dont les prières et les marques de soutien ont porté du fruit, le chancelier a emprunté les paroles des psaumes pour illustrer ce dénouement providentiel : « Dans ma détresse, j’ai crié vers le Seigneur ; le Seigneur m’a répondu et m’a mis au large ». Une libération vécue comme une authentique bénédiction, qui rappelle néanmoins la grande vulnérabilité de ceux qui font le choix de maintenir une présence pastorale dans les zones les plus troublées d’Afrique.

Conversation des fidèles

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