À l’ONU, le représentant chinois Sun Lei s’est récemment livré à une violente attaque contre les États-Unis, accusant l’administration américaine de « brutalement refuser aux femmes l’accès aux soins de santé reproductive ». Derrière ces mots, il faut entendre la promotion ouverte de l’avortement, présenté comme un « droit ». Pékin s’est ainsi permis d’accuser l’Amérique de violations « systématiques » des droits des femmes et des enfants.
Face à ces accusations, la délégation américaine a rappelé la vérité : la Chine reste marquée par un héritage dramatique de coercition, de politiques familiales barbares et de violences imposées aux familles. Pendant des décennies, l’empire communiste a imposé la politique de l’enfant unique, allant jusqu’aux avortements forcés et aux stérilisations imposées, avec pour objectif de réduire la population à moins de 1,2 milliard d’habitants à la fin du XXe siècle.
Les États-Unis ont souligné que « les politiques coercitives de planification familiale de la Chine sont antithétiques à la liberté individuelle », rappelant que des millions de familles ont souffert de cette politique destructrice. Des générations entières de femmes portent encore les cicatrices de cette violence, dans leur corps comme dans leur âme.
Washington a également rappelé que, selon la loi américaine, aucun financement public ne peut être dirigé vers une organisation qui soutient ou participe à des programmes de coercition liés à l’avortement ou à la stérilisation. De plus, les États-Unis ont dénoncé l’hypocrisie consistant à voir l’ONU subventionner un pays qui n’en a nul besoin : « La Chine est la deuxième économie mondiale. Un pays qui finance son programme spatial et construit des porte-avions doit financer son propre développement. Chaque dollar dépensé par le PNUD en Chine est un dollar de moins pour les nations qui en dépendent réellement. L’ONU a été créée pour soutenir les vulnérables, pas pour servir les ambitions géopolitiques d’une grande puissance. »
Malgré l’abandon progressif de la politique de l’enfant unique, remplacée par l’autorisation de deux enfants en 2016, puis de trois en 2021, la crise démographique reste profonde. La brève hausse des naissances en 2016 n’a pas duré, et la société chinoise continue de subir les conséquences de décennies de contrôle brutal.
Derrière cette controverse, se dessine aussi le rôle de l’ONU, qui affiche depuis longtemps un biais en faveur de l’avortement. Sous couvert de « droits humains », l’organisation critique les pays qui interdisent l’avortement, tout en fermant les yeux sur les violations les plus graves des droits fondamentaux dans des pays comme la Chine, l’Arabie Saoudite ou le Venezuela. En mai dernier, l’administration Trump avait ainsi retiré 300 millions de dollars de financement à l’UNFPA, dénonçant l’usage de ces fonds pour des programmes favorisant l’avortement.
Ce face-à-face révèle deux visions irréconciliables : d’un côté, la défense de la vie et de la liberté véritable ; de l’autre, la justification des crimes contre les innocents au nom d’un prétendu progrès.






