Une récente étude menée par l’Institut de recherche national Demopolis révèle que le Pape François est perçu comme la figure publique la plus digne de confiance en Italie. Ce sondage, réalisé en janvier dernier auprès de plus de 3 000 Italiens, explore les défis auxquels l’Église catholique est confrontée dans le pays, tout en analysant la perception du Jubilé de l’Espérance et l’opinion des citoyens sur le pontificat du Saint-Père.
Les résultats de cette enquête ont été présentés au Pape François lors d’une audience au Palais apostolique du Vatican par le directeur de l’institut, Pietro Vento, accompagné des chercheurs Giusy Montalbano et Maria Sabrina Titone. Selon Vento, le Souverain Pontife est aujourd’hui une figure de confiance pour 76 % des Italiens, un chiffre qui transcende les questions de foi ou de pratique religieuse. « Depuis la première année de son pontificat, il est la personnalité publique en qui les Italiens ont le plus confiance. Ils apprécient sa proximité avec les réalités des familles, ainsi que la clarté et la spontanéité de ses paroles », a expliqué le directeur de Demopolis.
Les Italiens reconnaissent également dans le magistère du Pape François un appel incessant à la paix et à la fraternité, ainsi qu’une ferme opposition à la guerre. Pour 60 % des personnes interrogées, son attention particulière envers les plus faibles et son invitation constante à revenir à l’Évangile sont des aspects marquants de son pontificat. Par ailleurs, 40 % des répondants soulignent l’importance qu’il accorde aux jeunes et son engagement en faveur d’une Église accueillante, capable de se renouveler en écoutant les signes des temps. La crise climatique, à laquelle le Pape consacre une attention particulière, est également mentionnée par 40 % des participants.
Confiance dans l’Église et défis actuels
Si 72 % des Italiens s’identifient comme catholiques, seulement 17 % d’entre eux pratiquent régulièrement leur foi en assistant à la messe. Malgré cela, 45 % des personnes interrogées expriment leur confiance en l’institution ecclésiale. Cependant, l’étude met en lumière les défis auxquels l’Église catholique est confrontée en Italie. Pour les Italiens, la principale difficulté réside dans la capacité de l’Église à concilier la foi et l’histoire avec les défis du monde contemporain.
Parmi les préoccupations mentionnées, moins d’un quart des répondants évoquent le scandale des abus sexuels, tandis que la crise des vocations religieuses retient davantage l’attention. Les conflits mondiaux constituent également une source d’inquiétude, 70 % des Italiens espérant que d’ici 2025, les efforts en faveur de la paix s’intensifieront, tout comme la lutte contre la faim et les inégalités.
Le Jubilé de l’Espérance : une réponse à la crise de l’espérance
Dans le contexte du Jubilé ordinaire de l’Espérance, 75 % des Italiens estiment que la société traverse une crise de l’espérance. Ils espèrent que cette année sainte permettra de répondre aux besoins sociaux, au-delà de sa dimension spirituelle. Cette attente reflète un désir profond de voir l’Église jouer un rôle concret dans la résolution des problèmes actuels.
L’enquête a été menée auprès de 3 008 Italiens âgés de plus de 18 ans, sélectionnés selon des critères de sexe, d’âge et de région de résidence. Elle confirme ainsi que le Pape François, par son engagement en faveur des plus démunis, son appel à la paix et sa proximité avec les réalités quotidiennes, continue d’inspirer confiance et admiration, bien au-delà des frontières de la pratique religieuse.





