L’Espagne, qui est un pays historiquement catholique, connaît actuellement des relations de plus en plus tendues entre l’Église et le gouvernement. Durant l’assemblée plénière des évêques espagnols ce mois-ci, plusieurs dossiers explosifs sont apparus. Notamment celui de la gestion des abus sexuels et de la création d’un organisme conjoint avec l’État pour une indemnisation, mais aussi des menaces contre l’enseignement catholique dans les écoles espagnoles. Le gouvernement Sánchez est un danger pour l’Église catholique.
Depuis plusieurs mois, l’Église catholique espagnole fait face à des révélations concernant des abus sexuels qu’auraient commis des prêtres catholiques. Suite à cela, le gouvernement exige que l’Église fonde un organisme conjoint avec l’État pour indemniser toutes les victimes. Cependant, les évêques voient cela comme une ingérence inacceptable.
Mgr Argüello, président de la Conférence Épiscopale Espagnole, a déclaré qu’un « Tel organisme représenterait une atteinte à la liberté de l’Église et une intrusion dans ses affaires internes. »
L’Église en Espagne a pourtant déjà pris des mesures significatives, comme avec la mise en place du Plan PRIVA (Plan de Réparation Intégrale des Victimes), afin d’accompagner et de permettre que les victimes d’une minorité de prêtres obtiennent justice. Malgré tout, le gouvernement et les médias continuent de critiquer cette initiative en la qualifiant d’insuffisante.
L’autre point concerne les accords Église-État sur l’éducation. Le gouvernement Sánchez envisage de remettre en cause ces accords, ce qui pourrait supprimer l’enseignement religieux des écoles et fragiliser les établissements catholiques sous contrat. Selon le journal El País, les socialistes souhaitent « dénoncer les accords en matière d’éducation, » ce qui nuirait gravement au système éducatif actuel.
Les évêques ont donc réagi fermement face à cette annonce, en rappelant que ces accords sont là pour garantir non seulement une diversité éducative, une liberté des familles dans le choix de l’éducation de leurs enfants, mais aussi une liberté de religion conforme aux enseignements catholiques.
“Toucher à ces accords, c’est attaquer la liberté fondamentale des familles et l’identité catholique de notre société,” a affirmé le cardinal José Cobo.
Lors de l’assemblée, Mgr Argüello a donc présenté un discours clair sur les engagements de l’Église catholique face à la gestion des abus et pour la défense de l’éducation catholique dans les écoles, face aux socialistes du gouvernement espagnol qui veulent, encore une fois, détruire le catholicisme.
« Nous devons être aux côtés des victimes avec humilité et transparence, tout en défendant l’indépendance et la mission de l’Église, » a conclu Mgr Argüello.






