L’engagement de l’Église dans le domaine de la santé et de la recherche scientifique franchit une nouvelle étape décisive en Asie. La faculté de médecine de l’Université catholique de Corée du Sud a officiellement cédé à l’entreprise de biotechnologie Celltrion une technologie novatrice d’anticorps, destinée à combattre des maladies auto-immunes particulièrement invalidantes telles que la sclérose en plaques et la polyarthrite rhumatoïde. Cet accord stratégique a été scellé le 13 juillet 2026 au sein de l’Omnibus Park de l’établissement d’enseignement catholique, situé dans l’arrondissement de Seocho à Séoul.
La cérémonie de signature a réuni des figures de premier plan, témoignant du poids de ce partenariat pour le monde médical et académique. Autour du professeur Kim Wan-wook, directeur de l’équipe de recherche, et de Seo Jung-jin, président de Celltrion, se trouvaient notamment Mgr Lee Kyung-sang, administrateur permanent de la fondation scolaire catholique, ainsi que la direction de l’hôpital Sainte-Marie de Séoul. Si le montant exact de la transaction demeure confidentiel, l’université précise qu’il s’agit du plus important transfert technologique unique jamais conclu entre une faculté de médecine sud-coréenne et un fleuron de la biotechnologie. Fait remarquable, cette cession a été négociée directement par la fondation de coopération de l’université, sans l’entremise de courtiers ou d’agences externes.
Au cœur de cette transaction se trouve une percée scientifique majeure réalisée par l’équipe du professeur Kim. Les chercheurs de l’institution catholique ont mis au point un anticorps monoclonal ciblant spécifiquement le facteur de croissance placentaire (PlGF). Cette protéine, contrairement à ce que sa dénomination pourrait laisser supposer, n’agit pas uniquement durant la gestation. Elle joue en réalité un rôle déterminant dans la prolifération des vaisseaux sanguins au sein des tissus enflammés et dans l’activation des cellules immunitaires du corps humain.
Dès 2019, les travaux de l’équipe universitaire, publiés dans la revue de référence internationale Nature Immunology, avaient démontré que cette substance constituait un pont entre la réponse auto-immune et la formation des vaisseaux sanguins, favorisant la production de cellules inflammatoires. En développant un anticorps capable de bloquer ce signal, les chercheurs ont pu constater, sur des modèles animaux, une réduction significative des réactions immunitaires anormales et une nette amélioration des symptômes de la polyarthrite et de la sclérose en plaques. Cette approche se distingue radicalement des traitements biologiques actuels, qui ciblent généralement d’autres cytokines pro-inflammatoires.
Pour l’heure, la molécule se trouve encore à un stade de développement précoce, défini comme celui de la « substance active ». La validation initiale de son efficacité ayant été menée à bien par le monde académique de manière rigoureuse, il appartiendra désormais au laboratoire Celltrion de prendre le relais. L’entreprise de biotechnologie aura pour mission d’optimiser le candidat médicament et de mener à bien les indispensables essais précliniques de toxicité, avant de pouvoir envisager les premiers essais cliniques sur l’homme.
Cette alliance illustre la volonté de l’institution catholique de mettre l’excellence scientifique au service direct du soulagement de la souffrance humaine. Lee Soo-young, vice-président de la recherche sur les nouveaux médicaments chez Celltrion, a expliqué que ce contrat reposait sur l’immense potentiel de la technologie fondamentale sécurisée par les chercheurs de l’université. Il a assuré que son entreprise déploierait les investissements et les efforts de recherche nécessaires pour transformer cette découverte en un médicament accessible à l’échelle mondiale.
De son côté, le professeur Kim Wan-wook a réaffirmé l’ambition de la faculté d’intensifier les ponts entre la recherche fondamentale, l’application clinique et la viabilité commerciale. Une synergie indispensable pour que le fruit du travail des laboratoires universitaires ne demeure pas théorique, mais puisse aboutir à des traitements concrets et innovants, offrant ainsi une perspective de guérison et de dignité aux millions de patients éprouvés par les maladies auto-immunes à travers le monde.





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