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L’usure moderne est un abus du capital

Napo De Kergorre Par Napo De Kergorre
15/01/2022
dans CULTURE, FRANCE, INTERNATIONALE, RELIGION
Temps de lecture : 5 minutes
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L'usure moderne est un abus du capital

L'usure moderne est un abus du capital

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L'usure moderne est un abus du capital

Nous vivons sous le régime capitaliste, l’usure moderne est un abus du capital régnant en maître. Il impose sa loi aux entrepreneurs et tire des profits du travail, alors même que celui-ci n’en donne pas. Par le jeu de la spéculation, le capital devient productif par lui-même, contrairement à sa nature.

Léon XIII ne condamne pas le capital : « La concorde, dit-il, est nécessaire entre le capital et le travail ; il ne peut y avoir de travail sans capital, ni de capital sans travail. » (III, 33.)

Mais il condamne tous les abus du capital sous le nom de l’usure moderne. Le capital se présente à nous soit dans ses rapports avec les travailleurs, soit dans les contrats entre capitalistes et entrepreneurs, soit enfin dans les contrats de spéculation entre les capitalistes eux-mêmes.

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Dans le premier cas, nous avons déjà signalé, avec Léon XIII, les pratiques usuraires qui résultent soit de l’oppression de l’ouvrier et de la violation de ses droits, soit de l’injustice dans le contrat de salaire.

Dans le second cas, les principes de stricte justice exigent que le capitaliste demeure engagé et responsable dans l’opération de production dont il prétend tirer profit. Or, dans le contrat moderne de crédit, le fournisseur du capital en transmet à celui qui le reçoit le domaine complet ; il se décharge juridiquement sur celui-ci des risques, charges et obligations de toute nature que comporte la propriété, et malgré cela, il prétend tirer profit de ce capital qui n’est plus sien et qui n’affecte plus sa responsabilité.

L’injustice usuraire ne peut être éliminée de ces contrats modernes de crédit appliqué à la production, que si ces contrats sauvegardent entre les parties le lien essentiel d’association et prennent la nature d’un contrat de société au lieu de celle du prêt à intérêt. N’y a-t-il donc aucun intérêt légitime à tirer du prêt ou du placement d’argent ?

À ceci, nous répondrons que la doctrine pontificale laisse évidemment subsister les titres exceptionnels admis de tout temps par la philosophie et la théologie. Mais faut-il y ajouter un titre nouveau ? La tolérance des Congrégations romaines en face des prêts modernes est-elle une pure tolérance, comme le prétendent les rigoristes ? Est-elle la reconnaissance d’un titre nouveau, qui résulterait soit de la loi, soit des risques plus grands que courrait aujourd’hui l’argent prêté, soit de la facilité qu’on a de l’échanger contre des biens productifs ou de le placer d’une manière rémunératrice aux caisses d’épargne et dans une certaine mesure aux emprunts d’États ? Cette question subsidiaire reste pendante. On peut continuer à la discuter librement.

Dans le troisième cas, dans les contrats entre capitalistes, la spéculation s’exerce en dehors de la sphère proprement dite de production. Les gains s’obtiennent en dehors de tout travail utile, ce qui est déjà une injustice usuraire. De plus, les manœuvres de la spéculation faussent la valeur des choses, occasionnent des crises générales et entraînent des ruines particulières, désastreuses pour les intérêts de la production sociale et pour la vie des travailleurs.

Ces spéculations induisent en erreur l’appréciation du public sur la valeur des marchandises, non seulement à l’aide de tromperies et de fausses nouvelles répandues par toutes les voies de la publicité, mais aussi par la forme même des combinaisons employées, telles que les marchés fictifs, la vente au-dessous du prix de revient, etc.

Enfin, grâce à ses manœuvres, la spéculation domine le marché de vive force, par les accaparements et les monopoles.

Sous le régime du capitalisme moderne, la direction de la vie économique n’est plus confiée aux capitalistes immédiatement producteurs qui, par leur intelligence, par leur persévérance, par leur contact de tous les jours avec les classes ouvrières, forment le groupe des entrepreneurs sérieux et sont le nerf du progrès national, mais à la classe des capitalistes improductifs, qui s’imposent aux premiers par la domination de la banque et de la bourse.

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Voici d’ailleurs comment Léon XIII a stigmatisé le capitalisme contemporain :

« Le dernier siècle a détruit, sans leur rien substituer, les corporations anciennes, qui étaient pour les hommes des classes ouvrières une protection : tout principe et tout sentiment religieux ont disparu des lois et des institutions publiques, et ainsi, peu à peu, les travailleurs isolés et sans défense se sont vus, avec le temps, laissés à la merci de maîtres inhumains et à la cupidité d’une concurrence effrénée.

Une usure dévorante est venue ajouter encore au mal. Condamnée à plusieurs reprises par le jugement de l’Église, elle n’a cessé d’être pratiquée sous une autre forme par des hommes avides de gain et d’une insatiable cupidité. À tout cela, il faut ajouter le monopole du travail et des effets de commerce devenu le partage d’un petit nombre de riches et d’opulents, qui imposent ainsi un joug presque servile à l’infinie multitude des prolétaires.
»

Et plus loin :

« La violence des révolutions politiques a divisé le corps social en deux classes et a creusé entre elles un abîme immense. D’une part, la toute-puissance dans l’opulence : une faction qui, maîtresse absolue du commerce et de l’industrie, détourne le cours des richesses et en fait affluer vers elle toutes les sources ; faction, d’ailleurs, qui tient dans sa main plus d’un ressort de l’administration publique ; de l’autre, la faiblesse dans l’indigence : une multitude, l’ârne ulcérée, toujours prête au désordre. »

Le tableau est tracé de main de maître.

Source : Léon Dehon – Les Directions Pontificales – 1897

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