Dans une époque où la France, fille aînée de l’Église, traverse une crise des vocations sans précédent, la Providence nous envoie des missionnaires venus d’Afrique pour maintenir le culte divin. C’est le cas du « Père Camille Coli », un prêtre catholique originaire du Sénégal, venu en Charente-Maritime pour servir les âmes et offrir le Saint Sacrifice. Pourtant, loin de l’accueil dû à un oint du Seigneur, ce prêtre subit un véritable martyre moral et physique de la part de ceux qui devraient être ses brebis.
Les faits, d’une gravité exceptionnelle, se déroulent principalement dans la paroisse de Montlieu-la-Garde. Le « Père Camille Coli », animé par un zèle pastoral et le désir de se rapprocher des fidèles lors de la célébration eucharistique, a choisi de célébrer la Sainte Messe non pas sur le maître-autel, mais sur une table consacrée située plus près de l’assemblée. Ce choix liturgique, qui relève de l’autorité du célébrant et de son évêque, a servi de prétexte à une explosion de haine inqualifiable.
Il ne s’agit pas ici d’une simple dispute paroissiale, mais d’un acte que la conscience catholique doit nommer par son nom : un sacrilège. Des individus, qualifiés à juste titre de « pseudo-catholiques » et de « racailles de la foi », ont profané le lieu saint. L’un de ces paroissiens égarés a brisé la table servant d’autel, détruisant un objet consacré. Pire encore, la violence s’est déchaînée contre la personne même du ministre de Dieu : un pied de cette table brisée a été brandi pour menacer le prêtre, et ce dernier a même été la cible de jets de projectiles.
L’enquête menée auprès du presbytère confirme l’horreur de la situation. Une collaboratrice de la paroisse témoigne que ces actes sont le fait de « quelques irréductibles » connus pour leur violence habituelle, ayant « déjà été d’une extrême violence avec d’autres prêtres ». Il ne s’agit donc pas d’un incident isolé, mais d’une persécution systématique orchestrée par une poignée d’agitateurs. Ces derniers osent même vitupérer contre le prêtre en raison de ses origines, lui lançant que « si c’est de cette façon que les célébrations sont faites au Sénégal, ça n’est pas le cas en France ». Une telle arrogance, méprisant le sacerdoce reçu de Dieu pour l’éternité, est une insulte au Christ lui-même qu’il représente.
Le diocèse, alerté, a condamné fermement ces agissements, rappelant que « ce n’est pas une situation normale » et que « les menaces ne sont pas acceptables ». Le Père Monard, vicaire général, ainsi que l’Évêque, ont rencontré le Père Coli pour tenter d’apaiser la situation. Cependant, la persécution continue : le prêtre fait l’objet d’insultes quotidiennes à chaque messe.
Face à une telle impiété, la Tradition nous enseigne que le respect du caractère sacerdotal est absolu. Un fidèle ne saurait lever la main sur un prêtre sans commettre une faute gravissime. Comme le souligne Napo, ces agresseurs mériteraient une correction physique exemplaire, des « gifles dans la gueule », pour avoir osé toucher à l’homme de Dieu. Il est impératif que les véritables catholiques se mobilisent, non seulement par la prière pour ce prêtre et pour la réparation de ces offenses, mais aussi par une présence physique lors des offices pour protéger le célébrant et expulser, s’il le faut, ces fauteurs de troubles qui souillent le sanctuaire.
Le « Père Camille Coli », malgré la tristesse de voir sa paroisse ainsi déchirée, fait preuve d’une charité héroïque en affirmant : « je vais bien, ne vous inquiétez pas ». Il appartient désormais à l’évêque de prendre les sanctions nécessaires, peut-être jusqu’à se déplacer en personne pour recadrer ces rebelles. En attendant, la réparation s’impose pour ces actes de violence commis sur un autel consacré, car nul n’a le droit de faire justice soi-même dans la maison de Dieu, et encore moins par la brutalité.





