Dans un retour nécessaire à l’ordre et à la fidélité doctrinale, l’évêque de Clifton a confirmé une modification majeure de la politique diocésaine. À la suite d’une enquête menée par « The Catholic Herald », il a été acté que le « Diocèse de Clifton » cessera tout soutien à l’agence CCS Adoption. Dès 2027, le diocèse mettra fin à l’inclusion de cette organisation, qui promeut l’idéologie du genre et l’adoption par des couples de même sexe, dans le calendrier officiel des quêtes.
Cette décision marque une clarification indispensable. Mgr Bosco MacDonald, dans un échange du 22 décembre, a admis que la présence de CCS Adoption dans l’agenda liturgique diocésain de 2026 en tant que quête optionnelle était une erreur. Il a assuré que cet oubli ne se reproduirait plus. Le prélat a déclaré que la question serait examinée par les administrateurs diocésains et que la collecte serait purement et simplement supprimée à partir de 2027. S’adressant directement au média, l’évêque a tenu à préciser la nature actuelle des rapports avec l’organisme : « Le diocèse de Clifton n’a aucune relation formelle avec CCS Adoption aujourd’hui, au-delà des liens historiques. CCS n’est pas une agence diocésaine, n’agit pas au nom du diocèse et n’est approuvé par aucun partenariat diocésain ».
Si l’évêque reconnaît que des familles ont pu bénéficier des services de CCS par le passé, lorsque l’entité était encore une agence catholique, il insiste sur le fait que « la position aujourd’hui est différente ». L’erreur d’inclure cet organisme dans l’agenda liturgique 2026 sera corrigée, car « compte tenu de l’absence de toute relation diocésaine actuelle au-delà des liens historiques, il est juste que nous y mettions fin maintenant ». Mgr MacDonald a souligné que le maintien de cette apparence dans le calendrier était un oubli qui sera revu lors de la préparation du programme des quêtes pour l’année prochaine.
Au cœur de cette rectificative se trouve la défense de la vérité immuable sur la famille. Dans le même échange, l’évêque a réaffirmé l’enseignement de l’Église : « L’enseignement catholique sur le mariage et la vie de famille commence par la dignité de chaque personne humaine ». Il a poursuivi en rappelant avec fermeté que « l’Église soutient, avec confiance et compassion, que le mariage est une alliance fidèle et permanente entre un homme et une femme, ouverte au don d’une nouvelle vie ». Les priorités pastorales du « Diocèse de Clifton » restent donc le renforcement du mariage, le soutien aux parents et la sauvegarde du bien-être des enfants.
Cette rupture fait suite aux révélations sur la relation prolongée entre le diocèse et CCS Adoption, anciennement connu sous le nom de Catholic Children’s Society of Clifton. Cet organisme a cessé d’être catholique après le retrait de l’Église des services d’adoption en Angleterre et au Pays de Galles. Ce retrait fut causé par l’introduction des Règlements sur l’Orientation Sexuelle, qui exigeaient que les agences recevant des fonds publics placent des enfants chez des couples de même sexe. L’Église catholique, s’opposant à cette législation, a cherché une exemption pour des motifs de conscience et de doctrine, mais face au refus du gouvernement, les agences catholiques ont dû fermer ou rompre leurs liens formels avec l’Église.
À Clifton, l’agence a changé de nom en 2008 pour devenir la Clifton Children’s Society, tout en conservant l’acronyme CCS. Bien que n’étant plus catholique, elle a continué pendant des années à figurer dans les publications diocésaines et à bénéficier de levées de fonds. Dans son rapport annuel le plus récent, CCS affirmait même que « les dons du diocèse catholique de Clifton contribuent de manière significative aux revenus de collecte de fonds communautaires de l’organisation », mentionnant une « longue relation » soutenue par des appels annuels. Or, les politiques actuelles de l’organisme, publiées sur son site web, déclarent explicitement qu’il promeut l’adoption par des couples de même sexe et d’autres personnes s’identifiant comme LGBTQ+, citant la loi sur l’adoption et les enfants de 2002. Face à cette réalité, la décision de l’évêque rétablit la cohérence nécessaire entre la foi professée et les œuvres soutenues.





















